•  

    Lorsqu'un patient m'apporte un objet,

    je fais le choix de penser que c'est dans le but de m'aider à mieux symboliser sa vie psychique :

    s'il m'envoie une carte postale pendant son absence, je le remercie à son retour

    et s'il m'apporte un petit cadeau, je le prends, le regarde et le remercie.

    Il me semble que dès qu'un objet est introduit explicitement en cure,

    il devient un support de discours et donc d'introjection, et qu'il convient d'en donner acte au patient.

     

     

    Certains psychanalystes font malheureusement le raisonnement opposé.

    Pas question pour eux de montrer quelque intérêt à recevoir un cadeau,

    ce serait courir le risque de lui faire oublier qu'il fait ce cadeau pour son propre plaisir,

    et que celui-ci consiste à se berner dans le transfert.

    Le psychanalyste qui ne lève pas la main pour accepter le bouquet qu'on lui offre

    souhaite ne rien faire ou dire qui puisse laisser croire qu'il est celui pour lequel le patient le prend.

    Hélas, il ne peut alors que lui opposer un regard absent et légèrement hébété

    pour tenter de lui faire comprendre qu'il y a erreur sur la personne.

    Il désire bien sûr plonger le patient dans un questionnement sur lui-même.

    Il ne réussit le plus souvent qu'à l'humilier.

     

     

     

    "Fragments d'une psychanalyse empathique"

    SERGE TISSERON

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Bénéfices primaires

    et gratifications secondaires en psychothérapie.

     

    Le patient entre en psychothérapie pour soulager ses souffrances.

    Ce soulagement ainsi que le nécessaire changement de personnalité qui l'accompagne,

    constitue le bénéfice primaire, la raison d'être de la psychothérapie.

     

     

    Il est fréquent pourtant que le patient tire une forte gratification du fait même d'être en thérapie ;

    Il peut aimer la sollicitude incessante, sans fin,

    l'attention qu'on prête à chacune de ses pensées,

    la présence rassurante du thérapeute omniscient et protecteur.

    Il est assez fréquent que les gratifications secondaires soient si précieuses

    que le souhait de rester en thérapie devient plus puissant que le souhait d'être guéri.

     

    IRVIN YALOM (Dans le secret des miroirs).

    ---------------

     

    L'avis de Faustine....

     

     

    Si ce souhait de rester en thérapie devient plus fort que le souhait d'être guéri,

    c'est que tous les problèmes, qu'ils soient conscients ou inconscients, ne sont pas réglés.

    Quand on parvient à un équilibre psychique complet,

    je pense et j'espère, que le fait de quitter son thérapeute ne pose plus de problèmes....

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Petit Larousse de la Psychologie

     

    Le livre de référence qui donne tous les repères sur la vie psychologique.

     

    Un ouvrage organisé en trois parties :

     

    1) les bases indispensables :

    une présentation claire et synthétique de la psychologie, de la psychanalyse et de la psychiatrie ;

    l'histoire, les théories, les maîtres fondateurs.

     

    2) Les grandes questions de la vie psychologique personnelle et familiale :

    l'adolescence, l'amour , l'enfance, la dépression, l'éducation, le comportement du nouveau né

    mais aussi le sommeil ou le vieillissement. Au total 60 grands dossiers classés alphabétiquement

    qui présentent aussi toutes les thérapies (cure analytique, thérapie familiale, hypnose médicale)

    et les pathologies graves (anorexie, autisme, psychose...).

     

    3) Les notions essentielles :

    de abandon à zézaiement, en passant par complexe, dyslexie ou fétichisme,

    1 500 définitions pour comprendre le sens de mots de plus en plus utilisés.

     

     

     

    Très clair et très complet, le Petit Larousse de la psychologie a été rédigé par un collectif d'auteurs,

    médecins, psychologues, professeurs qui font bénéficier l'ouvrage des derniers travaux scientifiques

    et des dernières approches dans ce domaine.

     

     

     

     

     

     

     

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    - 2017 -

     

    Le 6/10/2017 : La vie intérieure et la sérénité : Christophe ANDRE

    Le 9/10/2017 : L'estime de Soi : Bruno D.

    - Le 28/11/2017 : Les violences et les femmes en situation de handicap. Bruno D.

    - Le 30/11/2017 : "Psychoses dans la cité" Bernard Dufossez, psychiatre.

     

    Faustine au fil des conférences....

     

     

    - 2016 -

     

    Le 11/10/2016 : Le mal être de l'adolescent - Comment restaurer la communication

    Le 28/10/2016 : Addictions, contradictions avec Paul Belvèze, psychiatre.

    Le 15/11/2016 : Hygiène et alimentation - 2 piliers de l'éducation

    Le 6/12/2016 : Autorité et règles de vie : comment concilier les 2 ?

    Le 12/12/2016 : Face à la maladie de l'aidé, qu'apprend on sur soi ?

     

     

    Faustine au fil des conférences....

     

    Si les sujets vous intéressent, synthèse de ces conférences bientôt sur ce blog....

     

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    Courage....

     

    "TOUTE VERITABLE TRANSFORMATION

    SERA PRECEDEE D'UN GRAND MOMENT D'INCONFORT,

    C'EST LA LE SIGNE QUE VOUS ETES SUR LE BON CHEMIN."

     

    AJAHN CHAH

     

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    Pour savoir se faire exister, il faut d'abord avoir reçu de l'amour à la naissance

    et avoir été reconnu, essentiellement par sa famille.

     

    Ce capital inestimable fournit une sécurité de base.

     

     

     

     

     

    Et plus tard, il faut avoir su s'investir dans des relations et des appartenances.

    Le sentiment d'exister est fragile, car il repose sur une construction

    qui dépend étroitement des relations avec d'autres qui nous l'accordent ou pas.

     

     Si un enfant n'est pas le bienvenu dans la vie

    (enfant surnuméraire, non souhaité, naissance à un moment inopportun,

    mère déprimée, isolement maternel, absence de contexte familial),

    on reconnaît ces êtres qui leur vie durant vont tenter d'obtenir une reconnaissance

    dont ils savent pourtant qu'ils ne la recevront jamais.

    Le fait de ne pas avoir bénéficié de cette reconnaissance

    est une souffrance qui ne quitte pas ceux ou celles qui se trouvent dans cette position de mal-aimés,

    au point qu'ils renoncent difficilement, contre toute évidence,

    à tenter d'obtenir ce qu'ils n'obtiendront manifestement jamais.

    Il est particulièrement difficile, voire impossible,

    de renoncer à ce que l'on n'a jamais obtenu.

     

     

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    "Nul n'a jamais écrit, peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l'enfer !"

    ANTONIN ARTAUD.

     

    Sublimer sa souffrance

     

    Le sublime est une échappée par le haut,

    se redonner le sentiment d'exister au travers d'une création,

    d'une œuvre qui est une façon d'échapper à la souffrance de la réalité.

     

    Selon le talent et les ressources de chacun, cela peut se traduire par le fait de créer une œuvre d'art,

    de se plonger dans une ambiance mystique,

    mais cela peut aussi engendrer la folie qui est une autre façon de sublimer sa souffrance ;

    la conviction d'être promis à un destin particulier,

    ainsi se croire marqué par un destin divin, politique ou autre qui peut aller jusqu'au délire.

     

    Le sublime peut être atteint par délégation :

    une façon de se faire exister en cas de difficulté est de se réfugier dans la rêverie,

    une vie fantasmatique, une vie par délégation au travers de destin de vedettes,

    d'altesses, d'héroïnes, de sportifs célèbres.

     

    ROBERT NEUBURGER - EXISTER

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    "Beaucoup évoluent , dans le monde qu'il pense réel, en perpétuel conflit,

    où la méfiance de l'autre est règle d'or

    Chacun se doit d’être armé, ou au pire protégé d'une carapace opaque et solide ...

    Ils avancent péniblement dans le sombre,

    cachant à tout prix leurs faiblesses, persuadés d’éviter les drames de la vie" ..

     

     

    "Et puis, certains sont en paix,

    désarmés, sans artifice, qu'importe leurs soucis, leurs sentiments inférieurs ou supérieurs,

    Ils avancent légèrement, sans fatigue, libres et sereins,

    disponibles en totalité pour connaître, comprendre et avant tout accepter leur entourage" ..

     

    "Ils savent que la paix de l’âme est la plus puissante des armes"..

     

    Lolo

     

     

     

     

     

     

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    EXISTER - Le plus intime et fragile des sentiments.

     

    Robert Neuburger - EXISTER

     

    "A vous dont le sentiment d'exister a été attaqué, ébranlé ou détruit, la société ne propose plus qu'une issue :

    la "dépression".

    Il y a pourtant des alternatives. Elles sont libératrices. Elles redonnent une dignité.

    Je vous les présente dans ce livre."

     

    ROBERT NEUBURGER.

     

    Robert Neuburger - EXISTER

     

    Psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille,

    Robert Neuburger exerce à Paris et en Suisse.

     

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    La proie se sent investie par le désir de "sauver" le manipulateur,

    (non encore révélé comme tel) de la souffrance qu'il exprime.

     

    La proie devient "sauveur"

    d'un manipulateur qui se positionne en tant que victime

    ou personne en demande, dans le besoin.

    En effet, le manipulateur sait brillamment parler de son enfance douloureuse,

    de ses blessures, de ses espoirs et de ses désespoirs

    qui vont immanquablement attendrir la proie en demande de jouer les Saint Bernard.

    En laissant son hyper empathie brouiller sa conscience,

    elle pensera peut être agir de manière humaine, aimante, généreuse ou altruiste

    alors même qu'elle ne fera que répondre à son besoin inconscient,

    bien que déjà très marqué,

    de retenir à elle l'individu dont elle est devenue dépendante sans le savoir.

    En le "sauvant", elle créée un lien puissant et inconscient

    qui est censé la protéger du sentiment d'abandon.

    En effet, à travers le prisme de ses propres valeurs,

    elle ne peut imaginer que la personne qu'elle aide et soutient à cœur joie puisse un jour l'abandonner.

     

     

     

     

     

     

     

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    N'importe qui peut t'aimer lorsque le soleil brille.

    C'est dans les tempêtes

    que tu apprends qui tient vraiment à toi.

     

     

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    Un livre d'Irvin Yalom et Ginny Elkin

     

     

    Dans le secret des miroirs

     

     

    Récit coécrit avec un patient dans lequel ils racontent tous deux,

    successivement leur expérience et leur relation au cours de la thérapie.

    Chacun y rassemble et y décrit alternativement ses points de vue et ses sentiments....

     

    "J'étais Pygmalion, elle était ma Galatée."

     

    "Elle ne s'appartient pas, rien ne va avec rien - ses cheveux, son sourire, sa voix, sa démarche, son pull, ses chaussures... Tout a été assemblé au hasard, et je sens la possibilité immédiate que tout - cheveux, démarche, membres, jean déchiré, chaussettes militaires- oui, tout s'envole. Laissant quoi ? Peut-être juste le sourire.     Pas jolie, quelle que soit la manière dont on arrange les parties. Curieusement attirante, cependant.

    En quelques minutes, elle réussit à me faire savoir que je peux décider de tout, qu'elle s'en remet totalement     à moi. Ca m'est égal. A ce stade, ça ne me paraît pas un fardeau trop lourd".

     

    Ecrivain prometteur, Ginny a tout pour être heureuse mais elle ne l'est pas.

    De thérapies en thérapies, à peine débarquée de New York,

    la voilà dans le cabinet du très spécial docteur Yalom.

    Quel stratagème inventera-t-il pour échapper à l'engrenage de l'échec ?

     

    Irvin Yalom, psychothérapeute américain, nous offre ici un livre unique.

    Nouveau pacte audacieux entre le patient et son médecin, "Dans le secret des miroirs"

    est l'aboutissement littéraire d'une relation inédite :

    l'histoire de deux êtres qui se rencontrent dans l'intimité d'un tête-à-tête thérapeutique

    et qui nous invitent à les connaître comme ils se sont connus.

     

     

    MON AVIS

    Dans le secret des miroirs

    L'idée était bonne de décrire cette thérapie à deux, le patient et le psy....

    Mais ce livre m'a semblé d'une longueur inouïe, poussif, sans vraiment rien de  concret ou d'histoire à faire ressortir,

    et je m'y suis vraiment ennuyée... Mais j'ai lu les 473 pages....

     

     

     

     

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