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    Consulter un psy est entré dans les mœurs.

    Bien sûr, les préjugés sur les thérapeutes et leurs patients, (tous fous)

    demeurent comme les résistances à se confronter à soi même et à demander de l'aide.

    Mais on éprouve moins de gêne qu'autrefois à confier que l'on "voit quelqu'un".

      

    Consulter un psy.... 

     

    Bien que la démarche soit dédramatisée, entamer une psychothérapie est rarement une promenade de santé.

    On le fait en général en désespoir de cause, quand on a tout essayé

    et que l'on ne voit plus d'autre issue pour surmonter une douleur psychique,

    rarement pour être en meilleure forme ou pour se connaître mieux.

    Entamer une thérapie, c'est partir à la rencontre de soi-même

    et c'est souvent une découverte passionnante, surprenante, de choses que nous nous étions cachées,

    de faits que l'on avait oubliés et qui, pourtant, nous ont conduits dans la vie.

    Les blessures psychologiques ne se traitent pas comme les angines ou les entorses,

    avec des prescriptions valables pour tous.

    Il y a aussi le feeling, la confiance que nous inspire le praticien :

    un regard qui nous porte, un mot qui fait mouche, la sensation réconfortante d'être enfin compris...

     

    SOURCE : PSYCHOLOGIE MAGAZINE

     

     

     

     

     

     

     

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    Lorsqu'un patient m'apporte un objet,

    je fais le choix de penser que c'est dans le but de m'aider à mieux symboliser sa vie psychique :

    s'il m'envoie une carte postale pendant son absence, je le remercie à son retour

    et s'il m'apporte un petit cadeau, je le prends, le regarde et le remercie.

    Il me semble que dès qu'un objet est introduit explicitement en cure,

    il devient un support de discours et donc d'introjection, et qu'il convient d'en donner acte au patient.

     

     

    Certains psychanalystes font malheureusement le raisonnement opposé.

    Pas question pour eux de montrer quelque intérêt à recevoir un cadeau,

    ce serait courir le risque de lui faire oublier qu'il fait ce cadeau pour son propre plaisir,

    et que celui-ci consiste à se berner dans le transfert.

    Le psychanalyste qui ne lève pas la main pour accepter le bouquet qu'on lui offre

    souhaite ne rien faire ou dire qui puisse laisser croire qu'il est celui pour lequel le patient le prend.

    Hélas, il ne peut alors que lui opposer un regard absent et légèrement hébété

    pour tenter de lui faire comprendre qu'il y a erreur sur la personne.

    Il désire bien sûr plonger le patient dans un questionnement sur lui-même.

    Il ne réussit le plus souvent qu'à l'humilier.

     

     

     

    "Fragments d'une psychanalyse empathique"

    SERGE TISSERON

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    C'est une question que j'ai souvent rencontrée sur les forums

    et que je me suis moi-même posée ces dernières années....

     

    Noël, offrir un cadeau à son psy....

     

    Pour le psy, le plus simple est de refuser avec grâce

    en demandant au patient ce que signifie le cadeau pour lui.

    Mais un refus systématique peut faire manquer des occasions.

    Pour certains patients, il est crucial de pouvoir exprimer sa gratitude,

    par exemple si il a été maintenu "petit" ou s'il a été dévalorisé.

    Un cadeau peut alors enrichir une relation, s'il signe l'accès du patient au pouvoir de donner

    ou s'il lui donne le sentiment de laisser une trace chez le psy et de ne pas être oublié.

     

    Le patient doit se demander : "à qui vais je offrir ce cadeau ? A l'humain ou au psy ?"

    Car si c'est l'humain, il est important que le patient réalise

    qu'il ne sait rien de son thérapeute, de ses goûts, de ses choix, et de ses désirs.

     

    En revanche, si c'est au psy qui nous fait du bien,

    alors c'est à la thérapie menée par lui que nous cherchons à faire plaisir.

    La rencontre thérapeutique est avant tout une aventure humaine avec toutes ses possibilités,

    mais c'est indéniablement une relation de travail

    où les désirs se croisent dans les actes et dans les mots,

    sans jamais se confondre.

     _________

     

    Noël, offrir un cadeau à son psy....

     (Deux ans déjà...)

    Cette année, et parce que je ne travaille plus avec lui,

    je me suis enfin accordée ce droit et ce plaisir, d'offrir un cadeau à mon ancien thérapeute....

    Et c'est ce cadeau que j'ai eu le plus de plaisir à préparer...

     

    FAUSTINE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Bénéfices primaires

    et gratifications secondaires en psychothérapie.

     

    Le patient entre en psychothérapie pour soulager ses souffrances.

    Ce soulagement ainsi que le nécessaire changement de personnalité qui l'accompagne,

    constitue le bénéfice primaire, la raison d'être de la psychothérapie.

     

     

    Il est fréquent pourtant que le patient tire une forte gratification du fait même d'être en thérapie ;

    Il peut aimer la sollicitude incessante, sans fin,

    l'attention qu'on prête à chacune de ses pensées,

    la présence rassurante du thérapeute omniscient et protecteur.

    Il est assez fréquent que les gratifications secondaires soient si précieuses

    que le souhait de rester en thérapie devient plus puissant que le souhait d'être guéri.

     

    IRVIN YALOM (Dans le secret des miroirs).

    ---------------

     

    L'avis de Faustine....

     

     

    Si ce souhait de rester en thérapie devient plus fort que le souhait d'être guéri,

    c'est que tous les problèmes, qu'ils soient conscients ou inconscients, ne sont pas réglés.

    Quand on parvient à un équilibre psychique complet,

    je pense et j'espère, que le fait de quitter son thérapeute ne pose plus de problèmes....

     

     

     

     

     

     

     

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    Je vais scruter les photos de famille....

     


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    Témoignage d'une patiente relevé sur un forum.

    (Rassurant, je ne suis pas la seule)

     

    Thérapie

     

    "La thérapie a beaucoup d'effets secondaires.

    Personne ne nous en prévient au début. J'espère qu'au moins ça vaut le coup !

    Ne faudrait-il pas prévenir les patients au début de la thérapie ? Ca serait plus honnête, je pense.

    Je n'aurais jamais cru qu'au bout de deux ans de thérapie

    je ne pourrais plus me passer de ma psy

    que je ne  penserais qu'à elle, que je la verrais partout,

    que je m'occuperais tout le temps de moi,

    que je lirais des livres sur la psychothérapie,

    que je passerais des heures sur les forums.

    J'ai parfois l'impression que la psychothérapie aide dans certaines choses mais en créant d'autres problèmes...."

     

     

     

     

     

     

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    "Quand on a été au bout de sa cure,
    on sait que l'analyse est un pari qui vaut le coup d'être tenté,
    un voyage qui vaut la peine d'être accompli,
    même si l'on y rencontre en son cours des déserts et des gouffres ;
    au point que si une machine à remonter le temps nous offrait de recommencer notre vie,
    il est évident que nous referions ce parcours analytique bien qu'il soit ardu et laborieux,
    parce que ses résultats sont d'une valeur inestimable !

     

     

     

     

     

    Vous vous demanderez un peu moins lors des mille et une décisions du quotidien,
    les petites et les grandes, ce qu'attendent de vous votre conjoint,
    votre père, votre mère, vos enfants, vos amis, votre voisin...
    Autant d'attentes supposées qui finissent par complètement vous désorienter.
    Vous trouverez en vous un nouveau référent que vous apprendrez à écouter un peu plus :
    votre désir.
    Le désir c'est cette force qui vous anime, qui vous donne vie, qui vous pousse,
    qui vous fait avancer, qui vous met dans le mouvement du monde,
    dans la course de la vie".

     

     

    L'EFFET DIVAN

    Valérie BLANCO

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Quel thérapeuthe pour quelle thérapie ?

     

    Choisir un psy.... un parcours du combattant.

     

     

    Il n'y a que deux titres qui garantissent d'une formation solide et sérieuse : psychologue et psychiatre. A noter aussi que tout professionnel doit être en mesure de vous fournir un numéro ADELI.

     

    Le psychologue : Cinq années de formation universitaire minimum lui permettent de proposer des psychothérapies de soutien, psychothérapies analytiques ou comportementales. Il ne délivre pas de médicaments. Les séances ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale,  sauf dispensées dans un CMPP.

     

    Le psychiatre est un médecin qui s'est spécialisé dans les troubles psychiatriques. Il peut prescrire des médicaments ou une hospitalisation. Les séances sont prises en charge par la sécurité sociale.

     

    Le psychothérapeute : Ce titre est non protégé en France et peut donc être exercé sans diplôme. Il convient donc de rester prudent.

     

    Le psychanalyste : C'est une personne qui utilise comme théorie et comme technique, la psychanalyse de Sigmund Freud. Là encore, il convient d'être  vigilant sur la qualité de la personne.

     

    La Mission Interministérielle met en garde contre les nombreuses dérives sectaires des psychothérapies nouvelles.

    En ne consultant qu'un psychologue ou un psychiatre vous limitez les risques de vous retrouver pris dans des thérapies parfois douteuses et vous vous assurez les services d'une personne compétente. 

     

    Quel thérapeuthe pour quelle thérapie ?

     

    Bonne route à toutes celles et ceux qui entreprendront ce beau voyage....

     

     

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  • L'histoire de chaque personne est toujours singulière.

     

     

    Mais le travail thérapeutique, lui, présente une constante :

    chaque souffrance individuelle s'accompagne d'une demande de changement,

    et mon rôle consiste à aider chacun (e) à identifier les directions dans lesquelles il (elle) souhaite aller,

    et à trouver "comment" agir en vue d'accomplir ses aspirations.

    Si le contenu des thérapies est variable à l'infini,

    le processus thérapeutique demeure le même.

     

    SOPHIE CHEVAL

    Les psys se confient.

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    Notre souffrance est ignorance :

    j'ignore une dimension de vie en moi,

    une dimension de sens qui est emmurée dans une pièce perdue de mon palais intérieur,

    une chambre oubliée.

     

     

     

    Et c'est la souffrance qui vient fissurer le mur,

    ouvrir la brèche ou tourner la clé de la porte secrète,

    de sorte que je puisse accéder à un nouvel espace en moi,

    profond et inattendu.

    Un lieu où je gouterais davantage d'aisance et de bien-être intérieur,

    davantage de solidité et de sécurité intérieures

    et d'où je pourrai me regarder et regarder les autres et le monde

    avec plus de bienveillance et de tendresse.

    Et la chambre oubliée s'ouvre alors comme une terrasse sur le monde.

     

     

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    Avant, pendant et après une psychothérapie

    par Jacques Salomé - psychosociologue et écrivain.

     

    Avant, Pendant et après une psychothérapie....

     

    C'est le plus souvent, poussé par un mal-être,

    une souffrance intime difficile à dire,

    un disfonctionnement psychique ou relationnel

    qui se répète ou encore

    par la résurgence d'une blessure

    inscrite dans l'enfance

    et qui s'est brutalement réveillée,

    ou par des tensions dans notre couple

    ou avec la famille d'origine

    que nous envisageons l'aventure d'une psychothérapie.

    Demander de l'aide n'est pas facile.

    Cela suppose à la fois

    une pression intérieure liée à l'urgence

    (en période de crise)

    et une humilité que nous n'avons pas toujours,

    pour accepter de se dire à une ou un inconnu.

     

     

     

    Demander de l'aide, oui mais à qui ?

     

    Un vrai thérapeute dans l'éthique que j'en ai, ne propose pas son aide,

    il attend (et le bouche à oreille fonctionne bien en ce sens) que l'on fasse appel à lui.

    Et puis, nous avons des doutes, des inquiétudes sur l'efficacité de la démarche, sur le sérieux de l'aidant,

    que nous tentons de dépasser par des lectures,

    par la recherche de témoignages de "ceux qui sont passés par là !" et qui ont survécu

    (la plupart du temps de façon satisfaisante) à la traversée de la thérapie !

     

    Nous questionnons, cherchons un conseil de façon indirecte oh pas pour nous, pour un ami,

    une amie qui voudrait savoir comment cela se passe...."

     

    Commencer une thérapie, c'est plonger dans l'inconnu de son histoire,

    c'est prendre le risque de découvrir les zones d'ombre de notre vie, de celles de nos parents,

    c'est être confronté à des sentiments, des sensations, des désirs

    que nous avons du mal à reconnaître comme étant les nôtres......

     

     

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    L'Approche analytique :

     

    Une analyse ou une psychothérapie analytique travaillent en profondeur sur l'inconscient

    à partir de l'association d'idées, de rêves, de lapsus.

    En revivant par le biais de la parole les traumatismes de l'enfance,

    l'analysant parvient à dénouer ses conflits intérieurs et à les dépasser.

    Ce travail nécessite plusieurs années, à raison d'une à plusieurs séances par semaine.

     

     

     

    L'Approche comportementale :

     

    Elle est plus courte et plus ciblée sur une difficulté.

    Elle ne se préoccupe pas du passé du patient

    et propose des techniques concrètes pour se débarrasser d'un symptôme.

    Sa limite ?

    Elle ne s'attaque pas aux causes comme le fait la psychanalyse.

     

     

     

    L'Approche corporelle :

     

    Elle vise à relier le corps et l'inconscient, dans le but de prendre en compte la globalité de la personne.

    Nos émotions, nos affects ont une inscription corporelle aussi bien que psychique.

    La thérapie permet d'en prendre conscience et de lever les éventuels blocages.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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