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    Un travail en profondeur dure longtemps. Et c'est facile à comprendre.

    Si un arbre s'est penché pendant des années pour échapper à un vent puissant,

    il est évident qu'on ne peut redresser cet arbre d'un seul coup sous peine de le briser net

    (d'ailleurs, c'est le vent qu'il faut supprimer) !

    Il faut donc aller doucement.

     

    Une analyse classique dure toujours au moins un à deux ans,

    à raison d'une fois au moins par semaine.

    Mais l'analyse ne s'arrête pas vraiment .

    On arrête de voir son analyste mais on n'arrête pas le travail analytique.

    Il continue dans votre tête.

     Pierre Daco

     

    -------

    L'analyse ne se termine jamais, mais la cure remplit , un temps, le rôle de béquille.

    Le jour où on décide de marcher seule,

    on sait que les problèmes n'ont pas, comme par miracle, disparu,

    mais qu'on pourra, chaque fois, rétablir soi-même un équilibre de moins en moins précaire.

     

    Michel Costa Magna

    "Des analysés heureux"

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    Les prises en charges psychologiques s'avèreront à son grand désarroi

    indispensables auprès de psychiatres ou psychologues.

    Les différentes thérapies proposées à la personne PN et sa fille et qu'elle aura elle-même sollicitées,

    resteront sans effets car non investie, niée, en clair sabotée et donc rapidement abrégée.

    En effet, la personne PN est en danger

    lorsque celle ci doit envisager qu'un professionnel s'immisce dans sa sphère intime

    mais surtout pathologique pour "comprendre".

    L'enfant sera une seconde fois sacrifié sur l'hôtel du socialement et familialement correct.

    On note là encore cette ambivalence ravageur de la Personne PN.

    "Occupez vous de ma fille mais je vous le dis vous ne toucherez à rien ! Et je ne vous en donnerai pas les moyens".

    La personne PN est en danger à travers la prise en charge de sa fille

    et pourrait se trouver face à une réalité qui la ferait décompenser.

     

    Thérapie et parent pervers narcissique

     

    Pour ce qui est de la prise en charge de sa souffrance psychique,

    pour l'heure, l'enfant devra patienter à moins que pour certains d'entre eux,

    et dans une dynamique de révolte adolescente, dans un ultime réflexe de survie,

    il n'ait la chance de pouvoir aller vivre loin de ce parent

    et ainsi mettre à distance cette relation des plus toxiques.

     

    Texte de Marc Denis, source internet.

     

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    Nous avons besoin de vivre l'expérience de l'amour pour l'enfant que nous fûmes :

    Si nous cherchons à l'apprendre dans le cadre d'une thérapie,

    il nous faudra quelqu'un qui puisse nous accepter comme nous sommes.

    Un éducateur désireux de nous modeler sera incapable de nous la faire vivre,

    tout comme un psychanalyste qui croirait que,

    face aux traumatismes de l'enfance,

    il faut rester neutre et interpréter nos récits comme autant de fantasmes.

     

    Témoin lucide...

     

     

    Non, ce dont nous avons besoin, c'est exactement du contraire

    à savoir d'un accompagnateur engagé,

    capable de partager notre indignation lorsque nos émotions

    nous feront découvrir ensemble nos souffrances de petit enfant,

    tout ce que nous avons pu endurer,

    parfois dans une totale solitude,

    lorsque notre âme et notre corps luttaient pour survivre.

    Nous avons besoin d'un pareil accompagnateur, que je nomme "témoin lucide"

    pour rejoindre et assister cet enfant qui est en nous.

     

    ALICE MILER

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Consulter un psy : 6 raisons qui font hésiter

     

     

    Je connais la cause de ma souffrance

    "L'illusion de pouvoir s'en sortir seul sert également à se protéger d'une autre peur :

    celle de se retrouver, à l'occasion de la thérapie, face à une part cachée, monstrueuse de soi-même.

    "Il me semble important de démystifier ce qui se déroule dans le cabinet, réagit Francis Bismuth.

    Ce n'est pas forcément le lieu de révélations fracassantes sur nous-même". 

    Il existe fort peu de risque d'y entrer sous la forme d'un bon Dr Jekyll

    et d'en sortir métamorphosé en hideux Mr Hyde".

     

    Je ne vais pas si mal.

    "Je crois que mes problèmes ne sont pas assez graves pour intéresser un psy,

    j'ai peur qu'il ne m'écoute pas", expose Eléonor, 47 ans.

    Ce type d'argument est le résultat d'un jugement négatif, d'un regard dépréciateur posé sur soi.

    "Nos problèmes d'estime de soi nous interdisent parfois d'accepter l'idée

    que nous méritons d'être écoutés et aidés, pose Francis Bismuth.

    Nul besoin d'être au fond du gouffre pour s'autoriser à consulter.

    Il est même plus judicieux de prendre rendez-vous avant d'en arriver là."

     

    J'ai peu de remuer le passé

    "Cela fait une dizaine d'années que j'ai envie d'aller voir un psy, mais je n'y arrive pas, avoue Sarah, 33 ans.

    Je crains d'exhumer les souffrances du passé.

    Même si je sais que c'est justement une étape à franchir pour m'en libérer,

    j'ai l'impression que ce serait trop douloureux".

    "Je n'ai pas envie de ressasser mes problèmes, de me les remémorer".

    Cet argument revient souvent, constate Francis Bismuth.

    Or, nous risquons bien davantage de les ressasser à vie en nous abstenant de consulter.

    Car notre passé, lui, ne nous oublie pas.

    Ressasser, ruminer, c'est exactement ce que nous faisons quand nous restons seuls face à nos difficultés.

    A l'inverse, en thérapie, on ne tourne pas en rond.

    Car la présence de ce tiers qu'est le psy incite à changer de disque, à voir les choses autrement, à inventer".

     

    C'est trop cher pour moi

    "J'aimerais bien faire une thérapie, mais je ne peux pas me permettre

    de payer cinquante ou même trente euros la séance, à moins d'emprunter de l'argent", se plaint Claude, 28 ans.

    Le coût des thérapies est un des éléments qui font hésiter à franchir le cap.

    "Et aller mal, n'Est-ce pas coûteux aussi ?" rétorque Francis Bismuth.

    Nous payons nos symptômes, nos blocages, nos comportements répétitifs névrotiques, nos angoisses

    au prix fort : par des échecs professionnels, amoureux, par une existence sans plaisir.

    "Sans oublier les dépenses inutiles par lesquelles nous tentons de combler nos manques.

    Miser sur l'avoir, faute de se sentir être, n'est jamais un bon calcul.

    Rien de plus coûteux que passer à côté de sa vie".

     

    Je ne suis pas sûr que ça marche

    "Je crains qu'aucun psy ne puisse m'aider, déplore Philippa, 45 ans,

    je crois que mes symptômes sont trop anciens et trop enkystés".

    "J'aime comparer le psy à une sage femme, raconte Francis Bismuth, il est l'accoucheur de nous-mêmes,

    nous aide à faire quelque chose pour nous. A condition d'en avoir le désir.

    Or, il arrive que, sans que nous en soyons conscients,

    une part de nous préfère se réfugier dans l'insatisfaction,

    conserver un symptôme connu plutôt qu'affronter  l'inconnu".

    Parfois, le doute quant à la capacité du thérapeute d'alléger notre existence

    constitue inconsciemment une sorte de défi narcissique lancé à la psychothérapie :

    "Je suis un être si spécial, mes problèmes sont tellement particuliers.

    Toi, le psy, seras-tu capable de me faire bouger ?"

    Le doute est très souvent aussi un signe de dépression à prendre au sérieux.

    "Mon état est si désespérant, je suis si désespéré que personne n'est en mesure de me tirer de là".

    Cela doit justement nous inciter à prendre rendez-vous très vite.

     

    Je ne veux pas que les autres sachent que j'y vais.

    "J'habite une petite ville et j'ai peur de rencontrer mes voisins dans la salle d'attente", témoigne Maud, 57 ans.

    "Une telle crainte prouve justement que consulter est devenu un acte si banal

    que le voisin de palier est susceptible de fréquenter le même cabinet.

    J'ai mes problèmes, mon semblable a les siens", note Francis Bismuth.

    Il est possible de s'épargner cette épreuve et de préserver son intimité

    en se rendant dans la grande ville la plus proche ou en cherchant un thérapeute en ligne ;

    ils sont de plus en plus nombreux à proposer des séances à distance".

     

    SOURCE : D'après l'enquête et le sondage CSA de Psychologies Magazine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "La psychothérapie est avant tout une rencontre avec une intelligence

    qui ne règle jamais un traumatisme, mais qui permet de mieux le vivre."

     

     

    Une définition qui me plait bien.... FAUSTINE.

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    Il n'est pas rare que le travail entrepris par un patient

    se répercute sur ses proches.

     

     

     

     

    En pleine mutation,

    il tend malgré lui à faire vaciller l'harmonie de sa sphère relationnelle.

    Si les cabinets des psys étaient équipés d'un SAV, d'un bureau des réclamations à disposition de l'entourage,

    ils n'en finiraient plus de répondre aux mécontents.

    Car mauvaise nouvelle pour tous : une thérapie n'est pas un long fleuve tranquille.

    Ni pour le patient, ni pour son entourage.

    Pas facile de partager la vie d'un "psychothérapisé" ?

    Lorsqu'il vous apprend qu'il va commencer une thérapie,

    mieux vaux savoir d'emblée que cela impactera forcément votre lien.

     

    Première difficulté à traverser, la peur de ne plus être aimé ;

    "les proches savent que ce fils ou cette compagne les aime,

    mais sont aussi conscients de ne pas être parfaits.

    "Que va-t-il raconter sur nous, sur nos défauts", se demandent ils.

    Et en effet, c'est inévitable, leurs oreilles vont siffler !

     

    Autres facteurs  très déstabilisants :

    l'égocentrisme, désormais évident, mis à jour de la personne en thérapie ;

    le processus thérapeutique lui même l'invite à s'écouter, être dans l'hyperconscience de soi,

    revisiter son histoire, familiale notamment...

    Ce qui ne laisse guère de place aux autres et peut provoquer de nouveaux malentendus.

    Ces premiers changements font légèrement évoluer la relation,

    mais surviennent aussi des remaniements plus profonds qui bouleversent l'équilibre installé jusque là :

    le "thérapisé" trop gentil se met à confronter tout le monde....

    (Je confirme. Que de vagues ! - FAUSTINE) 

     

    LE FIGARO

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Pourquoi peut on se sentir moins bien après une séance psy ?

    En surfant sur le Net,

    j'ai trouvé la réponse à cette question que je me pose encore quelquefois,

    une réponse bien ficelée, imagée,  avec des mots simples.

     

    Ca fait mal... Parole de psy

     

    "Tout d'abord, je pense très sincèrement que cela arrive surtout après une séance en psychanalyse.

    Il faut savoir que lorsqu'on suit une analyse,

    une vraie, une sérieuse, en étant impliqué, environ pendant un an le patient se sent mal, très mal.

    Crises de larmes aussi soudaines qu'inexpliquées dans les moments les plus incongrus.

    Dépression réactive (qu'on appellera "décompensation").

    Recherche d'isolement.

    Impression de n'en jamais voir la fin.

    Impression qu'avant d'avoir commencé on allait mieux.

     

     

    Eh oui, secouer l'inconscient revient à faire le grand ménage.

    Qui dit ménage, dit poussière, dit aussi tri puis rangement.

    Or les phases de soulèvement de poussières et de tri sont difficiles.

    On remue des trucs qu'on avait foutu dans un coin noir

    ou qu'on faisait semblant d'avoir oublié ou qu'on faisait comme si ça n'était pas là.

    Mais l'inconscient le sait lui que c'est toujours là.

    Tu peux jouer au plus malin avec lui. Lui dire "m'en fout", "ça me touche pas".

    Mais c'est là, tapi quelque part. Prêt à jaillir du tiroir, comme le diable sort de sa boîte.

     

    Or l'analyse consiste à ouvrir les tiroirs, fouiller dans les coins sombres et regarder ce qui traîne là.

    Là où tu as peur de regarder. Pourtant tu sais ce qu'il y a là. Mais ne pas voir, surtout ne pas voir.

    Ne pas sortir le monstre horrible du trou noir dans lequel tu l'as enfermé.

    Tu sais ce qu'est ce monstre. Tu pourrais même raconter pourquoi il est là. Comment il est arrivé.

    Ce n'est pas la peur de l'inconnu non.

    Au contraire, c'est la peur parce que tu sais ce qui est là.

    Mais surtout ne pas le voir, ne pas le dire.

    Noir, dans le noir.

     

    En général, le patient arrive en analyse avec une problématique, ce qu'on appellera un nœud.

    Le problème c'est que quand on défait ce nœud, il y a 10, 100 derrière.

    La problématique en analyse, c'est l'arbre qui cache la forêt.

    Normalement le patient est prévenu, attention ça va être hard.

    Mais comme il ne s'attend pas consciemment à ce qui va lui tomber dessus

    (puisqu'il a tout mis au fond du tiroir et qu'il a fait semblant d'oublier), c'est la grosse surprise.

    Consciente la surprise.

    Du coup en sortant de séance, le patient une grande claque il a pris.

    Le monstre est sorti du noir, du tiroir. Il est là au grand jour.

     

    Ouvrir le tiroir, en sortir ce qu'il y a dedans, regarder en face ce que c'est et le dire, ça fait mal.

    Psychiquement souvent. Physiquement parfois.

     

    Des fois ça libère aussi. Parce que le monstre enfin au grand jour, tout s'éclaire.

    Ouf c'est enfin pensé, visualisé, verbalisé.

    Tout dépend du tempérament, de la personnalité, de son éducation, du vécu

    et surtout de ce qu'on est prêt à regarder en face.

     

    Mais ça prend plusieurs jours.

    Car il faut, je dirais, environ trois jours pour que le psychisme conscient

    intègre ce qu'on vient de lui faire  ressortir de l'inconscient.

    Bref on sort un vieux truc du fond du tiroir et ce qu'on trouve, aïe, ça fait mal.

    Et pour que ça ne fasse plus mal il faut du temps.

    Du temps pour sortir en totalité une problématique du tiroir

    (sachant que les tiroirs avec des trucs au fond y'en a plein

    et que des fois, sous le monstre du tiroir, y'en a un plus gros plus au fond encore).

     

    Du temps pour accepter de regarder ce qu'on trouve.

    Du temps pour accepter tout simplement.

    Du temps pour l'intégrer.

    Du temps pour le digérer.

    Du temps pour passer à autre chose.

      

    Ca fait mal... Parole de psy

     

    Chez le psychologue en thérapie d'inspiration analytique c'est un peu différent.

    On approfondit moins car on y passe moins de temps.

    Tout simplement parce qu'en général une personne qui va voir un psychologue

    n'est pas parti pour faire une analyse longue et onéreuse.

    Du coup, on remue moins profondément.

    Le patient prend des claques souvent aussi.

    (psychiquement s'entend parce que y'en a qui vont dire que je maltraite physiquement mes patients).

    Mais surtout il a des "révélations".

    Car le patient voit les choses sous un certain angle, un seul axe, celui avec lequel il regarde toute sa vie.

    Or le psychologue voit les choses différemment sous différents axes

     Le psy va pousser à bout, envisager avec le patient toutes les hypothèses possibles.

    Ca oblige le patient à regarder les situations en s'extrayant de sa propre vision.

    Il prend conscience de sa vision limitée du monde.

    Prendre conscience qu'on est limité par sa personnalité, son éducation et tout le toutim, c'est pas facile.

    Prendre conscience qu'on s'est trompé pendant toutes ces années, c'est dur.

    Qu'on a trompé les autres.

    Qu'on s'est trompé soi-même.

    Prendre conscience et l'accepter. Ca fait mal"...

     

     

     

     

    Réponse trouvée sur le Net, sur le site Vergibération, postée en 2009.

    Je vous conseille ce blog :

    http://vergiberation.blogspot.fr

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Faire une psychanalyse n'a rien de mystérieux, d'inaccessible, ni de honteux.

    C'est simplement faire un travail spécifique sur les problèmes de sa propre histoire.

     

     

    C'est un acte responsable, qui demande du courage moral,

    contrairement à l'idée que s'en font beaucoup de gens,

    à savoir que c'est un recours passif ou complaisant,

    réservé à ceux qui se regardent le nombril, qui manque de volonté

    ou encore qui ont du temps ou de l'argent à perdre.

     

    FRANCOISE DOLTO.

     

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    Les Centres Médico-Psychologiques (CMP)

    sont des établissements publics en général pluridisciplinaires

    (psychiatres, psychologues, infirmières, assistants sociaux)

    qui offrent une prise en charges des soins médico psychologiques sans frais

    pour les patients.

     

    Conseil pratique - Les C.M.P

     

    Les adresses de ces centres se trouvent

    soit dans les pages jaunes,

    soit sur le site internet de l'agence régionale de santé (ARS) de votre région,

    soit sur le site de la caisse d'assurance maladie.

     

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  •  

    Ils pensent beaucoup plus à moi que je ne pense à eux.

    Je tiens plus de place dans leur vie qu'eux dans la mienne.

    Si les patients pouvaient poser toutes ces questions, je suis sure que pour beaucoup elles se résumeraient à :

    vous arrive t-il de penser à moi ?

     

     

     

    Nous voulons avoir de l'importance dans l'esprit du patient.

    Freud a souligné que le thérapeute devait occuper dans l'esprit du patient

    une place à ce point importante que l'interaction entre patient et thérapeute

    puisse influer sur la symptomatologie du patient,

    c'est à dire que la psychonévrose soit graduellement remplacée par une névrose de transfert.

    Nous voulons que la séance de thérapie soit un des évènements les plus marquants de la vie du patient.

     

     

     

     

    Bien que notre but ne soit pas d'éliminer les sentiments profonds qu'éprouve le patient à l'égard du thérapeute,

    il y a des moments où les sentiments de transfert sont trop dysphoriques,

    des moments où le patient est tellement tourmenté par ses sentiments envers le thérapeute

    qu'une certaine décompression devient nécessaire.

     

    Je peux aussi me référer à ma propre expérience de patient, en tenant ce genre de propos :

    "je sais que cela paraît injuste et inéquitable à vos yeux de penser à moi plus que je ne pense à vous,

    de poursuivre de votre côté de longues conversations avec moi entre les séances

    sachant que je ne vous parle pas de la même manière en imagination.

    Mais c'est la nature du processus thérapeutique,

    je l'ai vécu moi-même lorsque je suivais une thérapie,

    quand j'étais assis dans le fauteuil du patient et que j'aurais voulu que le thérapeute pense à moi."

     

    IRVIN YALOM

    L'ART DE LA THERAPIE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Certaines lignes d'écoute téléphonique sont ouvertes 24h/24 et tous les jours

    (ex. Alcooliques anonymes).

    D'autres ont des horaires d'ouverture et de fermeture.

     

     

    L'Aide en Ligne....

     

     

    Une ligne d'écoute ouverte tout le temps suscite d'autant plus le fantasme de la mère trop bonne,

    entièrement disponible et toute puissante car non humaine.

    Elle ne dort pas, ne mange pas, elle est toujours en attente de l'appel, derrière son téléphone.

    Même la nuit elle veille.

     

    L'enjeu est donc de créer un espace de parole au téléphone suffisamment confortable,

    mais pas trop, pour que l'appelant n'y rencontre pas une mère trop bonne

    et ne s'y installe pas de manière répétée.

     

     

    Outre le soulagement momentané, la possibilité de désamorcer un passage à l'acte

    ou encore d'élaborer quelque chose, il semble que le principal enjeu soit de permettre

    un passage au téléphone vers la rencontre réelle :

    téléphoner est devenu le prélude à la rencontre ou à la demande.

     

    Le psychologue aide à réussir à franchir le cap d'aller plus loin dans sa démarche

    et dans la rencontre avec un autre professionnel en face-à-face.

    En quelques minutes, le psychologue doit donner le goût d'aller ailleurs pour encore mieux avancer.

    Répondre au téléphone au sein d'une ligne d'écoute n'a rien d'évident :

    désamorcer des chantages au suicide,

    ne pas tomber dans les pièges de l'imaginaire ou de la position du sauveur etc...

    en font un exercice clinique très complexe mais possible.

     

    L'écoute téléphonique ne peut s'envisager comme une fin en soi.

    Elle ne peut être que prélude. C'est un début.

    Toute rencontre avec un psychothérapeute  ou un psychanalyste

    commence généralement par emprunter la voie des ondes avant de s'incarner dans une rencontre des corps.

    La ligne est donc un premier fil tendu.

    Reste à en définir la direction.

     

    "LA CLINIQUE DU BOUT DU FIL"

    Aurélie Capobianco

    Julie Gonzalez.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Une image hante la psychanalyse ; celle d'un Freud sévère et triste,

    la bouche tombant vers le bas comme sur les masques des tragédies grecques.

    Il souffrait alors d'un cancer qui lui rongeait la mâchoire, mais beaucoup l'ignorent.

    Et cette image partout reproduite a contribué à imposer une identité de l'analyste qui lui colle à la peau :

    celle d'un personnage glacé et distant qui ne répond que rarement, voire jamais, aux questions qu'on lui pose,

    et qui s'adresse souvent à ses patients comme un parent condescendant.

     

    La psychanalyse

     

    Cette image correspond elle à la réalité ?

    Toujours, non, mais reconnaissons le, souvent.

    La froideur serait elle aussi nécessaire aux psychanalystes pour traiter les blessures de l'âme

    que les masques et les gants stériles aux chirurgiens pour guérir celles du corps ?

     

    FRADGMENTS D'UNE PSYCHANALYSE EMPATHIQUE

    SERGE TISSERON.

     

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