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    "Il y a un certain nombre d'années, avant que je ne rencontre la psychanalyse,

    une amie chère me dit à propos de son analyse :"ça m'a sauvé la vie !".

    J'en fus interloquée. Quoi ?

    Comment cette amie d'enfance que j'avais toujours admirée

    et à qui tout semblait réussir pouvait-elle avoir besoin d'être "sauvée" ?

    Et comment son psy sur la base de simples échanges de paroles, pouvait-il avoir contribué à ce sauvetage ?

    Sauver la vie ?!

    L'expression était forte, ce n'était pas simplement : "ça m'a aidée à passer un moment difficile".

    Non, cette jeune femme brillante et marquée en apparence du sceau de la réussite

    avait dit "ça m'a sauvé la vie !". C'était invraisemblable !

    Il m'a fallu à mon tour avoir besoin d'entreprendre une analyse,

    puis commercer une pratique d'analyse pour me remettre de mon étonnement initial.

      

    Aujourd'hui je voudrais apporter mon témoignage.

    Témoigner de l'incroyable expérience et du formidable parcours qu'est une cure analytique.

    Oui, une analyse, ça peut sauver la vie ! En tout cas ça vous change la vie.

    Comment ?

    Comment, se demandera t-on, une pratique basée sur la parole peut elle avoir des répercussions sur votre vie,

    votre façon d'être avec les autres, votre corps, vos pensées, votre caractère ?

    Celui qui a été au bout de son analyse sait au plus intime de lui-même, de sa chair, de sa vie

    que l'analyse est une expérience qui vaut la peine d'être tentée, d'être vécue,

    qu'il y a un avant et un après,

    qu'il n'est plus, au terme de son parcours analytique,

    ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre,

    que les choses ont changé pour lui, que sa vie s'en est trouvée transformée

    parfois de façon discrète et pourtant de façon radicale"

    .

     

    "L'EFFET DIVAN"

    Valérie BLANCO.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Je n'ai jamais cru à la vie après la mort

    et je tenais les récits des EMI pour le dernier soubresaut du cerveau avant sa mort définitive.

    Depuis que j'ai eu un grave accident de voiture, lors duquel j'ai failli mourir, je sais que mon idée était fausse.

    Depuis ma rencontre avec cet amour surnaturel, ma vie a été transformée.

    Je vois la vie de manière totalement neuve :

    j'essaie de passer plus de temps avec ma famille et mes amis.

    Pour moi, le sens de la vie, c'est donner de l'amour.

    En regardant en arrière je suis reconnaissant d'avoir eu cette expérience de mort imminente".

     

    témoignages

     

     

    "Au cours d'une grave opération du coeur, je me suis tout à coup mis à flotter au plafond de la salle d'opération.

    Je voyais les médecins occupés à me réanimer.

    Puis ma conscience s'est élargie et je me suis trouvé en dehors de l'hôpital dans une rue très animée.

    J'ai observé une voiture en percuter une autre, puis reculer, commettant un délit de fuite.

    J'ai vu très nettement le numéro de la plaque d'immatriculation.

    Ensuite, je me suis senti ramené vers mon corps ;

    j'ai alors remarqué le lien subtil qui me rattachait à lui.

    En me réveillant après l'opération, je me souvenais de l'accident.

    J'ai raconté à l'infirmière ce que j'avais observé.

    Elle m'a regardé avec incrédulité, mais elle a quand même prévenu la police.

    Il s'est avéré que j'avais bel et bien reconnu le numéro de la plaque d'immatriculation du conducteur en fuite !"

     

    témoignages

    Extrait de  :

    Nous ne mourons jamais

    Bernard Jakoby

     

     

     

      

     

     

     

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    "La gratitude, c'est d'abord remercier la vie, ne pas se montrer ingrat envers elle,

    mais c'est aussi savoir lui rendre ce qu'elle nous a donné.

    La vie est un échange permanent.

    Nous recevons, apprenons à donner.

    Et donner, c'est aussi transmettre. Y compris un savoir.

    J'ai choisi d'écrire des livres que l'on appelle "grand public",

    car accessibles, lisibles par tous,

    plutôt que les ouvrages savants auxquels me destinait ma formation universitaire.

    J'ai publié de tels livres et dirigé trois encyclopédies (et heureusement qu'il en existe),

    mais bien peu sont ceux qui les lisent.

    J'ai préféré transmettre à un large public

    des éléments de réflexion philosophique, psychologique et spirituelle qui m'avaient aidé à mieux vivre.

    J'ai souhaité que ceux qui n'avaient pas pu passer des années, comme moi,

    le nez plongé dans les textes de Platon ou d'Aristote,

    de Spinoza ou de Jung, du bouddhisme ou de la Bible,

    puissent quand même les découvrir et appréhender leurs messages de sagesse.

    J'avais ces outils, je les ai mis à la disposition d'un grand nombre de lecteurs.

    Transmettre le  savoir fait partie de l'échange fondamental de la vie,

    et cette joie-là vaut bien de supporter les quelques critiques ou jugements négatifs

    de ceux qui ne veulent voir dans cette démarche

    qu'une dégradation du savoir ou une simple recherche de profit".

     

    Frédéric Lenoir.

    La puissance de la joie.

    ----------

    "Pour cela, je vous remercie Monsieur Frédéric Lenoir"

    FAUSTINE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "J'étais toujours dans une recherche de fusion avec autrui.

    Il m'avait toujours fallu avoir une meilleure amie dont j'étais extrêmement proche.

    Cette amie, je ne voyais pas ses défauts.

    Enfin, je ne voulais pas les voir, car quand enfin je les voyais, c'était la fin de mon amitié.

     

     

     

    Témoignage....

     

      

    Aujourd'hui mes rapports amicaux ont complètement changé :

    mes amis ne sont plus des gens avec lesquels je dois parfaitement m'entendre sinon rien.

    Non, maintenant, je fréquente tel ou tel ami pour des bons moments ensemble, selon nos envies.

    Avec l'un, ça va être pour rire, avec l'autre pour discuter philosophie, avec tel autre encore pour dîner.

    Je ne suis plus dans les mêmes attentes,

    du coup je suis beaucoup moins déçue, c'est plus léger et j'ai beaucoup plus d'amis !"

     

    Extrait du livre : L'effet Divan - Valérie Blanco.

     

     

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    "Je ne sais pas très bien quand s'est créé le lien avec mon thérapeute.

    L'expression "être en lien" m'était inconnue.

    Je l'ai apprise pendant ma thérapie.

    Au départ je l'ai considérée comme une supercherie, un leurre, voire une escroquerie relationnelle.

    Je me sentais septique, dubitative face à cette notion galvaudée.

    C'était du chinois, pour moi et du bluff !

     

     

    En thérapie, mon interlocuteur a dû me montrer patiemment, mois après mois,

    que le lien perdurait en dehors de la présence physique.

    Je le regardais, étonnée, me demandant combien de temps il tiendrait,

    à tisser seul un lien auquel je ne contribuais pas.

    Inlassablement, il m'ouvrait la porte à l'heure prévue,

    me laissait déborder sur l'horaire, assouplissait le cadre...

    Sa constance et sa patience me médusaient...

    Tant que le lien n'est pas constitué, toute séparation est ressentie comme définitive

    et cela est source de grande souffrance.

    Elle peut d'ailleurs occasionner les pires débordements :

    affamée quand l'autre s'absente, abandonnée à soi-même,

    la personne sans lien n'a de cesse que de renouer le contact pour ne pas mourir.

    D'ailleurs mourir n'est rien.

    C'est crever de solitude qui est intolérable...

    Tous les adultes sans lien sont des bébés".

     

     

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    "L'exercice est personnellement difficile et ambitieux :

    il n'est pas toujours évident d'ouvrir le livre de sa vie plusieurs années en arrière,

    dans des moments parfois difficiles et d'en reprendre le fil, jour après jour.

     

     

    C'est loin de toute revendication ou de tout besoin de reconnaissance que j'ai décidé de créer,

    au début de l'année 2005, mon blog personnel. A l'époque, j'avais vingt ans, étais en école d'ingénieurs

    et avais, a priori, toute la vie devant moi. C'était sans compter sur l'immense solitude

    et le profond malaise existentiel que je ressentais au fond de moi...

     

    Le blog aura été pour moi l'espace de liberté et d'expression

    que je n'arrivais pas à trouver dans la "vraie vie", une sorte de prolongement du moi, vivant à mon rythme,

    loin  des contraintes et de la rapidité du monde environnant. Il m'aura permis, dans un premier temps,

    de m'affirmer et d'assumer mon existence avant de servir, finalement,

    de support à l'expression de mes névroses les plus passionnelles : le temps, l'amour la passion, le moi, le nous...

     

    Datés et repris chronologiquement,

    les articles sont parfois accompagnés des commentaires que les internautes, auront bien voulu poster.

    Ces témoignages anonymes assurent, par le nombre et leur pertinence,

    le soutien dont j'ai eu besoin à certains moments clés.

     

    J'ai toujours été assez surpris du succès que pouvait rencontrer mon blog

    d'autant plus qu'il est purement et simplement anonyme pour celui qui aura tapé "blog Annecy" dans Google.

    Je ne me présente que brièvement, je ne dis pas mes goûts, je n'affiche pas de photo.

    Pour ça, je vous adresse mes plus sincères remerciements :

    merci d'avoir soutenu, même dans les pires moments, un jeune homme anonyme, perdu

    et dont le blog était le seul moyen de crier, d'exorciser les démons.

     

    Le fait d'être publié aujourd'hui apporte la dose immense de reconnaissance dont j'avais besoin.

    Ce sentiment qui dit que, malgré le temps que je passe à alimenter mon blog,

    plusieurs dizaines de personnes continuent de le lire régulièrement,

    parce qu'elles retrouvent, dans mes lignes, des fragments de vécu et de sincère.

    Tout ça pour adresser mes plus sincères remerciements à un jeune journaliste

    pour l'intérêt qu'il a porté à mon site ;

    et aussi pour vous remercier, vous qui lisez ces lignes, pour votre soutien sans faille".

     

    MATHIEU ALEXANDRE

    Extrait du livre

    que je vous recommande....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Le rôle qu'on m'avait imposé dès  mon plus jeune âge,

    le rôle de la petite fille sage qui se soumet à des besoins émotionnels  travestis en éducation et en morale.

    Il naquit à mes  parents, un fille qui essaya, pendant des décennies,

    de mettre en œuvre toutes ses facultés pour les rendre heureux,

    entreprise en réalité sans espoir.

     

     

    Mais cette enfant voulait survivre,

    et je n'eus d'autre choix que de multiplier les efforts.

    J'avais, dès le départ,

    reçu implicitement la mission d'apporter à mes parents

    la considération, les attentions et l'amour

    que leurs propres parents leur avaient refusés".

     

    ALICE MILLER.

     

     

     

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  • Georges Simenon...

     

    Et oui, cela existe....

     

    Pour des raisons que nous ignorons,

    la mère de Simenon a toujours eu une préférence pour son autre fils, Christian,

    de trois ans plus jeune, qui pourtant était un personnage peu reluisant.

    Elle a toujours considéré que c'était le plus beau, le plus intelligent, le plus doué.

    A Georges, elle disait : "Pourquoi es tu venu (c'est à dire né) ?"

    Toute sa vie, il essaiera en vain d'obtenir une reconnaissance de la part de sa mère.

    Le décès de son frère n'y fera rien.

    On sait que ce dernier a été condamné à mort par contumace après guerre pour son activité de collaborateur.

    Il a pu fuir grâce à Georges, s'est engagé dans l'armée française et est mort en Indochine.

    Leur mère regrettera toujours ce décès, au point de laisser entendre clairement à Georges

    qu'elle aurait préféré que ce soit lui qui mourût :

    "Quel dommage que ce soit Christian qui soit mort", disait-elle.

     

     

    Plus tard, alors que Georges Simenon menait une carrière d'écrivain mondialement reconnue,

    il l'invitait dans sa résidence. Une fois sur place, elle interpellait les employés  de maison

    pour leur demander s'ils étaient payés, si la maison appartenait bien à leur maître.

    Dans ces occasions, elle ne manquait pas de mettre ses habits les plus pauvres

    afin de montrer son mépris pour la supposée réussite de son fils.

    Le point d'orgue fut atteint, alors que depuis des années Georges lui envoyait une allocation mensuelle,

    quand elle lui rapporta en une fois, à l'occasion de l'une de ses courtes et surtout écourtées visites à son fils,

    tout l'argent qu'il lui avait envoyé au cours des années et auquel elle n'avait jamais touché !

     

    A sa mère, Simenon dira avec  amertume : "Tout le monde m'admire, sauf toi..."

    Même sur son lit de mort, elle gardera cette attitude

    et refusera à son fils la reconnaissance qui lui était si nécessaire.

     

     

    Et oui, cela existe....

     

    "Voilà trois ans et demi environ que tu es morte à l'âge de quatre vingt onze ans

    et c'est seulement maintenant que, peut être, je commence à te connaître.

    J'ai vécu mon enfance et mon adolescence dans la même maison que toi, avec toi,

    et quand je t'ai quittée pour gagner Paris, vers l'âge de 19 ans, tu restais encore pour moi une étrangère"....

     

    C'est ainsi que débute Lettre à ma mère de Georges Simenon (1903-1989)

    paru en novembre 1974 aux Presses de la Cité.

    Livre singulier, particulier, unique à plus d'un titre.

     

     

     

     

     

     

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    "J'étais restée enfermée toute la journée et j'avais besoin d'air frais.

    Le soleil brillait, alors à la pause déjeuner,

    même s'il faisait assez froid, j'ai décidé d'aller faire une promenade.

     

    ERICA...

     

     

    J'ai cherché le coin le plus ensoleillé que je pouvais trouver, mais c'était dingue :

    ça avait effectivement l'air d'être du soleil,

    c'était lumineux comme le soleil,

    mais il n'y avait aucune chaleur qui s'en dégageait.

     

    Et cette vague de tristesse m'est tombée dessus :

    le soleil était comme ma mère".

    ERICA

     

    Extrait de "Ces mères qui ne savent pas aimer"

    SUSAN FORWARD.

     

     

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     Malik avoue qu'il a passé treize ans en analyse

    et n'y regoûtera pas :

     

     

    "J'y pense quand je me retrouve devant certaines difficultés récurrentes,

    mais je sens que j'ai des armes pour affronter ces situations et les comprendre,

    même si ça peut me faire souffrir.

    L'analyse m'a armé. Je me sens plus tranquille."

     

    Quand on lui demande s'il recommanderait une analyse, il se montre plus nuancé qu'on ne pourrait le croire :

    "ça dépend vraiment des cas. Je sais la galère que c'est. Des années... De l'argent...

    Pour moi, ça a été une expérience extrêmement, extrêmement enrichissante..

    Très belle, aussi. Elle m'a libéré, elle m'a nourrie intellectuellement, personnellement.

    Ma vision du monde est très liée au chemin que j'ai parcouru.

    Mais je considère qu'une psychanalyse doit être un libre choix."

     

     

     

     

     

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    "Ginie venait dans le groupe non pas pour évoluer, mais pour être avec moi.

    Si elle parlait, ce n'était pas pour obtenir mon approbation.

    Elle ne faisait pas partie du groupe, mais du public et elle m'applaudissait

    tandis que je tentais de sauver les autres patients.

    Souvent les co thérapeutes et les autres patients ont observé

    que Ginny se gardait malade pour moi...

     

     

    Témoignage Transfert....

     

    Aller mieux signifiait dire au revoir.

    Elle est donc restée suspendue dans un grand désert,

    pas assez bien pour me perdre,

    pas assez mal pour que, frustré, je la repousse"....

     

    IRVIN YALOM (Dans le secret des miroirs).

     

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