•  

     

    "Se taire parce qu'il n'y a personne de suffisamment fiable pour accueillir le récit des frayeurs enfantines

    et réconforter l'enfant en souffrance.

     

    Se taire parce que la crainte de ne pas être compris, d'être rejeté, de perdre l'amour

    est encore plus forte que le besoin de se libérer de l'angoisse.

     

    Se taire parce que celle à qui on aimerait pouvoir dire son effroi est précisément celle qui en est la source".

     

     

    Le secret pèse alors comme une charge étouffante ;

    il enferme le petit enfant dans la solitude

    et l'emplit du sentiment d'inquiétante étrangeté de son monde intérieur.

    Sur ces  conditions de formation d'un secret pathogène... Jung évoque, d'une façon plus générale,

    cette ambivalence du secret qui peut être un "poison psychique" dévastateur.

    Il précise que le secret non partagé est d'autant plus nocif pour l'individu qui en est porteur,

    qu'il est un secret inconscient car il fonctionne alors comme un complexe autonome.

     

    "Jung et le secret"

    Françoise Le Hénand.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "La solitude peut être souffrante mais aussi heureuse et nécessaire.

     

    La solitude peut être présentée comme source de souffrance, ce qu'elle peut effectivement être.

    Toutefois, elle peut être aussi habitée de manière à améliorer notre connaissance de nous mêmes.

    L'être humain a besoin des autres, a besoin d'avoir devant lui quelqu'un qui l'intéresse.

     

     

    La solitude, un fardeau ou une amie ?

     

     

    Un enfant en manque affectif peut grandir avec une hantise de la solitude

    car la solitude va être équivalente à "abandon".

    La solitude est une situation traumatisante quand on est trop jeune pour la vivre.

     

    Si on n'est pas capable d'être seul, si on le vit mal,

    on est en rupture avec les autres car on est déçu, blessé. 

    Personne ne peut répondre à tout nos besoins tout de suite,

    personne ne peut être toujours agréable pour moi...

     

    Quand on ne s'estime pas, se retrouver seul est effrayant

    et l'autre est recherché pour nous confirmer qu'on existe, qu'on est une bonne personne.

    Quand on est dépendant des autres, la solitude est accompagnée d'un sentiment de vide

    et c'est assez effrayant.

    On sait tous écrire et en écrivant, on ne ressent pas le vide.

     

    Si on a vécu des rejets, des abandons, il va être difficile de combler ce vide là.

    Il ne faut compter sur personne pour nous en sortir mais il faut créer les occasions.

    L'estime de soi ne vient pas en se regardant dans un miroir, mais en réalisant quelque chose ;

    commencer par quelque chose de simple puis aller de plus en plus vers les difficultés.

    Etre bien avec les autres c'est s'intéresser aux autres.

      Plus on a besoin d'amour, moins on risque d'en obtenir".

     

    Notes prises lors de la conférence de

    Rose-Marie Charest

    psychologue clinicienne

    Présidente de l'ordre des psychologues du Québec.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le névrosé sent vivre en lui l'âme d'un enfant qui supporte mal des restrictions

    dont le sens lui échappe et que, pourtant, il ressent comme arbitraires.

     

     

     

    Il cherche bien, il est vrai, à faire sienne la morale régnante,

    mais cela l'achemine vers une désunion et, en quelque sorte, vers une guerre civile avec lui même ;

    car il veut à la fois d'une part se libérer, et d'autre part s'opprimer ;

    c'est précisément cette lutte intestine qu'on appelle névrose.

     

    JUNG, Psychologie de l'inconscient.

     

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    Pour être en mesure d'acquérir un comportement social équilibré,

    une personne doit apprendre à être sure d'elle-même et autonome.

    Beaucoup de parents encouragent leurs enfants à développer leur propre identité,

    d'autres, à l'inverse, découragent le développement de l'individualité.

    Quand ce qui fait le caractère unique d'un enfant est anéanti, l'enfant fait ce qu'on attend de lui.

    Il se laisse diriger et obéit aux conventions

    mais il n'apprend pas à développer des idées, des goûts ou des intérêts personnels.

     

    Le Schéma "d'exclusion".

     

    Plus tard, il a l'impression de ne rien avoir à dire.

    La moindre conversation est un fardeau.

    Il aime écouter mais ne peut aborder un sujet par lui même et faire valoir son opinion.

    Au bout d'un certain temps, il évite les contacts sociaux plutôt que de se sentir inutile dans un groupe.

    Ce scénario peut contribuer à le rendre anxieux et à souffrir d'isolement.

    Plus le sentiment d'exclusion commence tôt, plus ce schéma aura d'emprise.

    Ce schéma prend souvent forme à l'adolescence.

    En effet c'est un age où la pression subie par nos congénères est la plus intense.

    De nombreux adolescents se sentent marginaux, isolés, en désaffection.

     

    "Je réinvente ma vie"

     

     

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    Le terme "blessures d'enfance"

    renvoie à un ensemble d'expériences négatives

    qui ont marqué l'histoire personnelle...

    à un tel point que la personne "blessée" en garde des séquelles psychologiques.

     

     

    Blessures d'enfance....

     

    L'idée de "blessures d'enfance" peut aussi relever d'un ensemble d'expériences

    qui peuvent avoir un impact sur l'humeur et la personnalité.

    Les souffrances de l'enfant s'inscrivent alors dans le corps et l'esprit de l'individu.

    Celui-ci se voit ainsi en proie à des problèmes répétitifs dans sa vie d'adulte.

    Il est souvent en détresse et ne comprend pas ce qui lui arrive.

    Il se sent parfois un enfant dans un corps d'adulte.

    Une relation parent-enfant déséquilibrée peut en être la cause.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le manque d'amour de soi ne s'explique pas par la présence d'une disgrâce.

    C'est tout à fait le contraire :

    c'est la mésestime de soi, la pauvreté narcissique

    qui incite à se trouver toutes sortes d'anomalies, d'insuffisances et de défauts.

     

     

    Mieux  vaut s'atteler plutôt à repérer

    la représentation narcissique abimée que l'on s'est forgée au fil des ans pour la différencier de la réalité,

    qui n'est bien souvent qu'une construction fantasmatique.

    Ce qui est absolument évident et indispensable à comprendre,

    c'est que ce ne sont point les autres qui nous épient de l'extérieur,

    pour nous juger, nous critiquer et nous  condamner.

    C'est bien le sujet lui-même qui joue simultanément les deux rôles :

    celui du procureur inflexible et celui du déporté, du bourreau et du martyr, sans la médiation d'un tiers.

    Les autres n'existent pas vraiment,

    c'est à dire qu'ils ne jouent pas ce rôle surmoïque d'accusateur que nous leur attribuons.

    Ils ne représentent que la partie sombre de nous-mêmes,

    l'enfant intérieur coupable qui se croit mauvais.

     

    Monsieur Moussa Nabati

     

     

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    "Ce que l'esprit refuse, le corps doit l'assumer.

    Ce qui est refoulé ne peut plus s'adresser à l'esprit, mais "parle" au corps.

    Le corps réagit à un message refoulé au moyen de contractions, de vomissements, d'ulcères

    ou de bien d'autres troubles.

     

     

    Ce sont ces maladies que l'on nomme "psychosomatiques"

    parce que les problèmes psychiques, rejetés consciemment,

    sont pris en compte inconsciemment par le "soma", le corps.

    Le corps se substitue à l'esprit dans le traitement de l'émotion."

     

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    La culpabilité de la victime innocente

    à l'origine de la mauvaise image de soi n'étant pas clairement perceptible  ni exprimable,

    elle se manifeste à travers le fantasme de mauvaiseté,

    la certitude imaginaire de ne rien valoir.

    Elle se dévoile notamment par le biais du symptôme bien connu

    de la persécution paranoïaque.

     

     

     

    Le parano se croit constamment malmené et critiqué.

    Il devient méfiant à l'égard des autres, même parfois de ses proches,

    victime de médisance "derrière son dos".

    Il devient hypersensible, susceptible,

    il dramatise la moindre réflexion ou maladresse,

    le plus petit mot de travers, qu'il interprète à son encontre.

    Il s'agit aussi de la même persécution paranoïaque,

    cette fois issue de l'intérieur,

    lorsqu'il se croit, à l'apparition du moindre "bobo",

    malade, presque mourant ou,

    comme certains patients gravement névrosés,

    incurables.

     

    Monsieur Moussa Nabati

     

     

     

     

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    Le rejet touche directement notre peur primale de l'abandon.

    Qui dit rejet, dit baisse de l'estime de soi.

     

    On attribue une bonne part des dépressions à ce sentiment d'isolement,

    au fait que l'on se sente à part ou exclus.

    Le problème est que pour certaines personnes hypersensibles,

    il est très difficile de faire la part des choses.

    Pour elles, la peur de rejet est un problème énorme.

    Leur "baromètre social" ne fonctionne pas correctement

    et elles reçoivent constamment des messages d'alertes indiquant qu'elles sont rejetées.

     

    Ce dérèglement témoigne d'une blessure profonde, qui vient toujours de l'enfance.

    Avoir peur du rejet, c'est être passif et attendre des autres, un signe, une ouverture.

    C'est accorder une importance démesurée à l'opinion des autres

    et à s'estimer en fonction du regard que les autres ont sur nous.

     

    C'est au bout du compte être à la merci des autres.

     

    Le Rejet

     

     

     

     

    Il faut donc apprendre à exister sans le regard de l'autre,

    apprendre à reconnaître nos forces et nos faiblesses,

    à s'accepter tel que l'on est.

     

    Peur du rejet et estime de soi sont intimement liées.

    Vaincre la peur du rejet est donc un processus long et profond.

     

     

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    La personne qui est parvenue à un arrangement avec sa rage

    a l'impression nouvelle qu'elle va pouvoir mieux vivre sa vie.

    Pourtant, un  beau jour, il suffit d'un mot, d'un regard, d'une intonation,

    de l'impression d'être manipulée ou sous estimée,

    pour que sa rage s'accumule de nouveau.

     

    Alors le vieux reste de souffrance qui couvait s'enflamme.

    On peut comparer aux ravages d'une bombe à fragmentation

    la rage résiduelle consécutive à d'anciennes blessures.

    Une fois les éclats enlevés, il demeure néanmoins de minuscules fragments qui vont,

    en certaines occasions, réveiller la douleur et faire souffrir

    comme le ferait la blessure originelle, comme si la rage était en train de monter.

     

     

    Ce n'est pourtant pas cette fureur originelle qui est en cause,

    mais de toutes petites particules qui en sont issues,

    des substances irritantes demeurées dans la psyché, impossible à extraire complètement.

    La douleur qu'elles provoquent est presque aussi intense que celle de la blessure d'origine.

    La personne se contracte dans la crainte de cette souffrance, ce qui a pour résultat d'aggraver celle-ci.

    Elle va manœuvrer sur trois fronts :

    essayer de maîtriser l'événement extérieur,

    tenter de contrôler la douleur qui émane de la vieille douleur interne

    et essayer de se mettre à l'abri en fonçant la tête la première sur une position de repli psychologique.

     

     

    C'est trop demander à une seule personne.

    D'où la nécessité impérative de s'arrêter au beau milieu de tout cela

    et de se retirer dans la solitude de la montagne afin de s'occuper d'abord du plus ancien événement,

    ensuite du plus récent, de décider de l'attitude à adopter

    et de rentrer au bercail pour y agir dans la dignité.

     

    Personne ne peut échapper à son histoire.

    Il est possible de repousser celle-ci à l'arrière plan, mais elle n'en sera pas moins toujours présente.

    Pourtant en agissant ainsi, vous pouvez surmonter votre rage.

    Les choses finiront par se calmer peu à peu et tout ira bien.

    Pas très bien, bien.

    Vous pourrez aller de l'avant. 

    La rage ne s'en va pas toute seule, comme un calcul rénal, si l'on attend suffisamment longtemps.

    Il faut faire ce qu'il faut.

    Alors elle disparaîtra et votre vie sera plus créatrice.

     

    Clarissa Pinkola Estes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le terme d'anxiété sociale employé en psychologie

    désigne la gêne ressentie par un individu lorsqu'il se retrouve dans une situation sociale.

    Il recouvre d'une part le trac et d'autre part les formes plus sévères

    comme la phobie sociale et la personnalité évitante.

     

    L'Anxiété sociale...

    Tellement ça....

     

    "J'ai le sentiment d'être l'objet de l'attention d'autrui

    et je crains d'avoir un comportement qui dénote

    ou de présenter des signes physiques qui viendraient témoigner de mon embarras.

    Cette sensation est liée à l'importance du regard que j'attribue à l'autre

    mais aussi à l'image que je pense donner de moi-même ;

    un peu comme si je passais mon temps à faire mon autocritique, forcément négative".

     

    Ce sentiment de honte traduit une anxiété d'interaction sociale

    qui provoque la crainte d'avoir un comportement inadéquat,

    de ne pas dire ce qu'il faudrait, de ne pas être à la hauteur ou bien à sa place.

     

    STEPHANE ROY

    "Les Psys se confient".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    C'est parce qu'il a existé un jour un cordon ombilical d'amour entre la mère et son petit

    que celui-ci, devenu grand, ne tremblera plus à l'idée d'être rejeté.

    Du coup, plus personne n'agitera, pour le manipuler, l'épouvantail de l'abandon !

     

    Rejet et Abandon

     

     

    Tous les enfants qui ont eu à souffrir dans leur enfance de mésententes entre leurs parents

    présentent la même peur d'être abandonnés, le même tableau de dépendance affective,

    le même défaut d'amour de soi. Ne se croyant pas le fruit de l'amour,

    ils ne s'autorisent pas à s'aimer sainement, faute d'exemple.

     

    On a toujours tendance à se comporter à l'égard de soi-même

    comme on a été traité auparavant.

     

    Mr Moussa Nabati

     

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