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    Avec l'aide d'un accompagnement compétent, non pas neutre,

    mais notre allié, il est possible de trouver sa vérité.

     

     

    Il est possible, grâce à ce travail, de se délivrer de ses symptômes,

    de guérir de sa dépression et de découvrir la joie de vivre.

    On arrivera à sortir de son état d'épuisement et on pourra acquérir un surcroît d'énergie,

    puisqu'il ne sera plus nécessaire de consacrer toutes ses forces au refoulement de sa vérité.

     

    ALICE MILLER.

     

     

     

     

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    Le concept du défaut fondamental

     

    M. Balint l'introduit en relevant l'écart qu'il peut y avoir

    entre les besoins de l'enfant dans ses premiers mois ou ses premières années

    et les soins qu'il a reçus à cette époque.

    De même, chaque fois que l'individu sera amené à prendre conscience de la limitation que la réalité lui impose,

    il y aura une blessure narcissique plus ou moins importante.

    Le Concept du Défaut Fondamental...

    Le défaut fondamental  ne peut être ni supprimé, ni résolu, ni défait ;

    il peut éventuellement se cicatriser, laissant une trace indélébile de son existence dans  le passé.

    Le processus de deuil envisagé  est relatif à l'abandon définitif

    de tout espoir d'atteindre l'idéal de soi sans défaut ;

    Un traitement réussi doit aboutir à accepter l'existence en soi d'un défaut fondamental,

    et à s'adapter avec réalisme à cet état de choses.

     

    D'après les travaux de Mr Michael BALINT.

     

    Pour info

    les Groupes Balint ont été créés par Michaël et Enid Balint.

    Ce sont des séminaires de supervision et de réflexion destinés aux médecins généralistes

    afin de les aider à penser la relation d'aide avec leurs patients.

    La pratique Balint s'est ensuite élargie à d'autres professionnels du soin et de la relation,

    dans une perspective de régulation.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Lorsque Freud fit des conférences aux Etats Unis en 1909,

    il cita un exemple de ce mécanisme de

    refoulement.

    Il dit à ses auditeurs qu'il fallait s'imaginer la présence d un élément perturbateur dans la salle

    qui en riant, en intervenant à tout bout de champ et en frappant du pied,

    gênerait son exposé au point d'obliger l'orateur à s'arrêter.

    Quelques solides gaillards se lèveraient forcément probablement

    pour conduire  manu militari l'intrus dans le couloir.

    Il serait donc refoulé et l'orateur pourrait poursuivre en paix sa conférence.

    Pour être même bien sûrs qu'il n'y ait pas de nouvelle intrusion (c'est à dire que le refoulement a réussi)

    ces mêmes hommes s'installeraient avec leurs chaises devant la porte d'entrée  pour servir de "barrage".

    Il suffit de nommer la salle de conscient  et le couloir de l'inconscient

    pour avoir une bonne image du processus de refoulement.

     

     

    Lapsus

     

    Il nous arrive souvent d'avoir "la langue qui fourche", c'est à dire de faire des lapsus.

    C'est ainsi que des réactions inconscientes peuvent guider nos sentiments et nos actions.

    Freud met à jour différents  mécanismes de cet ordre.

    Il y a d'abord  ce qu'il appelle les mauvaises réactions :

    nous faisons et disons de nous-mêmes quelque chose que nous avons autrefois essayé de refouler.

     

    Il cite l'exemple de cet ouvrier qui devait un jour porter un toast à son patron.

    Le problème c'est que personne n'aimait ce patron.

    Il était même ce que certains qualifient sans hésiter de "salaud".

    L'ouvrier se leva, le verre à la main et déclara solennellement  :

    "Et maintenant buvons à la santé de notre salaud !"

     

    En fait il avait juste dit ce qu'il pensait réellement,

    mais il n'avait jamais eu l'intention de le faire.

    Ces lapsus d'action ou de langage trahissent en fait nos secrets les plus intimes".

     

    Extrait du livre de Jostein Gaarder

    Le Monde de Sophie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'analyste n'a pas à satisfaire immédiatement et inconditionnellement tous les besoins du patient,

    mais il doit être en mesure de montrer qu'il peut le comprendre et travailler en harmonie en accord avec lui.

     

    Tous les patients en état de régression paraissent extrêmement sensibles aux humeurs de l'analyste

    et plus la régression du patient est profonde, plus cette sensibilité augmente.

    Ce qu'un patient normal ou névrosé ne remarquerait même pas,

    souvent affecte ou, plus exactement, perturbe profondément un patient en état de régression.

     

    Pour éviter que cela ne se produise, l'analyste doit être "en accord" avec son patient.

    Tant qu'il y parvient, le travail analytique peut progresser à un rythme constant,

    à la manière d'une croissance régulière.

    Mais s'il ne réussit pas à rester en accord,

    le patient risque de réagir par de l'angoisse, par des symptômes agressifs très bruyants ou par du désespoir.

    De temps à autre l'analyste doit prendre ses distances vis-à-vis de son patient

    pour faire un examen "objectif" de la situation

    et peut-être même pour donner une interprétation soigneusement pesée.

     

    Michael Balint - Le défaut fondamental.

     

    La régression

    REGRESSION A LA DEPENDANCE

     

    Il faut que le patient puisse revenir avec l'analyste

    à la situation de dépendance primordiale qui a été la sienne lorsqu'il était nourrisson,

    afin de restaurer le narcissisme primaire qui n'a pu s'établir à l'époque, en raison de la défaillance maternelle.

    La situation analytique reconstitue les conditions d'un "maternage suffisamment bon".

     

    Le modèle du changement chez Winnicott est donc celui d'un retour, par une régression contrôlée,

    à la situation primitive de carence et, à partir de là,

    d'une reprise de la maturation en suivant les étapes naturelles du développement.

    Il s'agit au départ d'aménager une situation thérapeutique sécurisante,

    qui puisse donner confiance au patient, le soutenir et dans laquelle il se sente libre de régresser complètement.

    La régression est ici un retour organisé à une dépendance primitive

    où l'analyste tient la place de "la mère suffisamment bonne".

    Il y a "dégel" de la situation de carence :

    le Soi se sentant fortifié dans sa nouvelle position,

    il peut ressentir et exprimer dans le présent sa frustration et sa colère relative aux carences primitives.

     

    Pendant tout ce processus, l'analyste accompagne et soutient le patient par une attitude empathique

    et s'efforce de répondre à ses besoins profonds.

     

    D.W WINICOTT.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Merci à mes deux thérapeutes....

     

     

    Il s'agit de la part du thérapeute de reconnaître et d'accepter son patient tel qu'il est,

    avec ses forces et ses faiblesses, ses troubles et ses potentialités.

    Il ne cherche pas à en faire quelqu'un d'autre

    mais à l'aider à devenir ce qu'il est dans la profondeur de son être ;

    à se dégager du faux Soi pour libérer la partie la plus vivante et la plus créative de lui-même

    et s'autoriser à exister pleinement.

     

    L'Amour qui Soigne...

    Aimer son patient, ce n'est donc pas multiplier les démonstrations d'affection.

    Ce n'est pas l'enfermer dans un sentiment possessif.

    C'est lui permettre de vivre une relation où il se sente en sécurité,

    où il puisse exprimer tous les aspects de lui-même sans craindre d'être jugé,

    où il sait qu'il ne sera pas rejeté.

    Aimer, s'est souhaiter et encourager l'épanouissement et la réalisation de l'autre,

    pour lui-même et non pour répondre à ses propres besoins.

     

    Un amour qui guérit.

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC

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    La notion  de régression vient de la psychanalyse.

    C'est Freud lui-même qui l'a élaborée.

    Mais ce sont ses disciples Ferenzi, Balint et Winnicot qui lui ont donné toute sa portée thérapeutique.

    Elle désigne dans un processus psychique qui comporte un sens de développement,

    un retour vers des stades, des ressentis, des  formes d'expression antérieurs.

     

    La Régression

     

    "AVANT D'ETRE CE QU'IL EST,

    IL FAUT QUE LE NEVROSE RETOURNE EN ARRIERE ET RESSENTE CE QU'IL ETAIT"

     

    La régression c'est se mettre à l'écoute de son enfant intérieur :

    c'est laisser émerger les souffrances, les émotions ,les peurs, les angoisses qu'il a ressentis.

    La régression ne résulte pas d'une démarche volontaire ;

    elle constitue un processus spontané et progressif, favorisé par le cadre et par le travail thérapeutique.

    Cette voie est certes inconfortable (oh oui alors !)

    mais c'est la seule qui nous permette de sortir enfin de l'invisible prison de notre enfance

    et de nous transformer en un homme et une femme responsable,

    qui connaît son histoire et vit avec elle.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond Marc.

     

     

     

     

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    La démarche thérapeutique n'a pas le pouvoir de modifier ce qui a été,

    ni d'effacer les traumatismes vécus par le patient.

    Mais elle peut aider à changer son rapport à son passé, à s'en distancier ;

    c'est ce que l'on peut entendre par "nous réparer".

     

    La Réparation Thérapeutique

     

    La relation thérapeutique vise à apporter au patient

    ce qui lui fait défaut pour pouvoir se développer sainement ;

    autrement dit, ce qui a manqué aux relations objectales du patient devrait lui être fourni par le thérapeute.

     

     

    C'est lorsque la situation émotionnelle traumatique a pu être revécue,

    maitrisée et transformée dans le cadre de la thérapie (expérience émotionnelle corrective)

    que le retour du souvenir intervient et que le lien se fait entre l'expérience présente et le passé.

    C'est la transformation  de ces perturbations dans le cadre thérapeutique

    qui est au cœur du processus de changement.

     

     

    Le thérapeute comme bon parent :

    Douceur, patience, compréhension, empathie authentique, respect, sincérité, humilité, cohérence

    sont les mots clés d'un bon lien thérapeutique.

     

    C'est avec l'enfant intérieur que se construit le lien réparateur.

    Cela implique une sorte de retour à l'enfant et à l'enfance dans l'adulte,

    retour que désigne la notion de régression.

     

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond Marc.

     

     

     

     

     

     

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    Le patient souffre du fait que certaines situations de la vie quotidienne entrent en résonnance

    avec des situations de l'enfance et génèrent les mêmes perturbations dans le cadre thérapeutique.

    Le principe de base de la démarche est de réexposer le patient,

    dans un cadre plus favorable de sécurité et de soutien,

    aux situations émotionnelles qui l'ont fait souffrir dans le passé et qui continuent à le perturber dans le présent.

    La présence chaleureuse et soutenante du thérapeute l'aide à faire face  à ces situations perturbantes

    et réduire l'intensité des émotions négatives ressenties

    (angoisse, confusion, sentiment d'impuissance, de persécution, honte, culpabilité, peur de l'effondrement).

     

     

    L'Expérience émotionnelle corrective

     

     

    Alors qu'il a tendance à réagir comme s'il était toujours un petit enfant démuni et terrorisé,

    il va être encouragé par le thérapeute à se détacher de cette perception pour adopter une position plus réaliste.

    Le  thérapeute, en ayant une position différente de celle que le patient redoute

    parce qu'elle a été celle de ses parents,

    rend la réaction émotionnelle négative inutile et permet de la modifier progressivement.

     

     

    Par exemple, cette patiente qui est saisie d'angoisse d'abandon à chaque absence annoncée de son thérapeute,

    se rend compte peu à peu que rien ne justifie une telle angoisse

    et arrive à mieux accepter les interruptions, en faisant l'expérience que son thérapeute de l'abandonne pas.

     

    Les soins correctifs  ne sont pas suffisants pour relancer le développement du patient

    et paradoxalement, ce sont les erreurs et les défaillances inévitables de l'analyste qui l'aident à grandir.

    Mais l'analyste doit essayer de les limiter dans les premiers temps car le patient,

    semblable au nourrisson n'a pas encore acquis la capacité à y faire face.

     

    UN AMOUR QUI GUERIT

    JENNY LOCATELLI

    EDMOND MARC.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'acting out

    est un terme de psychologie lié aux mécanismes de défense et d'autocontrôle.

     

    L'acting out

     

    Ce terme signifie qu'on effectue une action au lieu d'y résister ou de maîtriser ses pulsions.

    L'action va habituellement au-delà des règles sociales et peut prendre des formes diverses :

    s'abandonner à une dépendance (alcool, drogue, vol) ou, inconsciemment ou partiellement consciemment,

    attirer l'attention par des provocations ou des comportements anormaux.

    De manière générale, l'action est auto destructive ou dérangeante envers autrui

    et empêche le développement de réponses plus appropriées aux sentiments ressentis.

     

     

     

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    Etre aimé, s'aimer, aimer

    sont les trois étapes de la démarche des patients qui viennent consulter pour dépasser leur mal-être.

     

     

    Le patient vient en thérapie poussé par un mal être et une forme de souffrance.

    Lorsque le travail psychothérapeutique permet enfin de toucher le cœur de cette souffrance,

    on atteint un noyau d'une expérience des plus douloureuses qui soit,

    où la personne se ressent comme ayant été privée de ce dont elle avait le plus besoin : être aimée.

     

    Ce qui peu alors aider le patient à se sentir en sécurité et en confiance,

    ce qui peut faire éprouver qu'il est pleinement accueilli et accepté,

    ce qui l'encourage à affronter les traumas qu'il a subis,

    c'est l'attitude aimante du thérapeute.

    C'est la condition nécessaire (mais non suffisante) pour que le processus thérapeutique puisse se développer,

    pour qu'un lien nourricier puisse se tisser entre le patient et son analyste

    et pour que la thérapie arrive à exercer sa fonction réparatrice.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC.

     

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    "A mesure que le "client" acquiert la conscience et la compréhension de soi ,

    il se produit un changement déterminé dans la nature de la relation d'aide.

    Le client est sous une tension moins forte.

    Il a une approche plus confiante des problèmes auxquels il fait face.

    Il essaye moins fréquemment de dépendre du thérapeute

    Parce qu'il a développé le pouvoir de s'accepter tel qu'il est,

    il a moins de défenses et peut, de manière plus constructive, évaluer suggestions et avis.

    Il n'est pas rare qu'il ait besoin d'informations pour atteindre ses nouveaux buts

    et le thérapeute peut être capable de fournir cette connaissance

    ou d'indiquer d'autres sources vers lesquelles il puisse se tourner.

    C'est au cours de ces phases de conclusion de la thérapie que se situe une certaine dose de rééducation.

    Il faut remarquer que dans ce type de thérapie centrée sur le client,

    on ne tente absolument pas de résoudre les problèmes du client.

    On ne s'attend pas à ce que ses problèmes soient tous résolus par la thérapie,

    pas plus qu'on n'en fait un but souhaitable.

    Une existence satisfaisante ne consiste pas en une vie sans problème,

    mais en une vie où une intention unifiée et une confiance en soi fondamentale

    trouvent leur satisfaction dans une continuelle attaque des problèmes.

    C'est ce courage d'affronter la vie et les obstacles qu'elle présente, qui est acquise par la thérapie.

    En conséquence, ce que le client reçoit de ses séances d'aide psychologique

    n'est pas nécessairement une solution bien ordonnée à chacun de ses problèmes,

    mais l'aptitude à y faire face de façon constructive.

     

    Thérapie : phase finale.

     

     

    Il y a, en terminant n'importe quel entretien thérapeutique réussi,

    un sentiment normal de perte, de regrets, qui est naturel et qui dans une certaine mesure, est mutuel.

    Une relation étroite et compréhensive s'est développée,

    une relation qui a eu pour le client une signification vitale,

    et dans laquelle l'aidant aussi a trouvé des satisfactions,

    particulièrement la satisfaction d'observer la croissance et le développement de l'individu.

     

    Extrait du livre de Mr Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

    Thérapie : phase finale.

     

     

     

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    La Catharsis

    Toute méthode thérapeutique

    qui vise à obtenir une situation émotionnelle telle que

    cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène..

     

     

    A un premier niveau, le patient acquiert une libération émotionnelle

    des sentiments et des attitudes qu'il a réprimés.

    Il est souvent possible d'observer la détente physique,

    la libération de la tension physique qui accompagne la catharsis.

    Une fois libéré de ses sentiments créateurs de tension,

    le patient est enclin à se sentir plus à l'aise et plus objectif avec lui-même et avec sa situation.

    Ce sont les valeurs de la catharsis qui la rendent véritablement thérapeutique dans la relation d'aide.

    L'aidant s'efforce de créer une atmosphère libératrice dans laquelle l'individu peut s'exprimer.

    Le patient découvre que la libre expression lui procure la libération de nouvelles forces en lui-même,

    forces qui auparavant avaient été utilisées à entretenir des réactions de défense.

    Même si la consultation ne va pas plus loin que cette phase d'expression libre,

    elle est utile et constructive.

     

     

    La Catharsis

    Article extrait du livre de Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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