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    Le patient souffre du fait que certaines situations de la vie quotidienne entrent en résonnance

    avec des situations de l'enfance et génèrent les mêmes perturbations dans le cadre thérapeutique.

    Le principe de base de la démarche est de réexposer le patient,

    dans un cadre plus favorable de sécurité et de soutien,

    aux situations émotionnelles qui l'ont fait souffrir dans le passé et qui continuent à le perturber dans le présent.

    La présence chaleureuse et soutenante du thérapeute l'aide à faire face  à ces situations perturbantes

    et réduire l'intensité des émotions négatives ressenties

    (angoisse, confusion, sentiment d'impuissance, de persécution, honte, culpabilité, peur de l'effondrement).

     

     

    L'Expérience émotionnelle corrective

     

     

    Alors qu'il a tendance à réagir comme s'il était toujours un petit enfant démuni et terrorisé,

    il va être encouragé par le thérapeute à se détacher de cette perception pour adopter une position plus réaliste.

    Le  thérapeute, en ayant une position différente de celle que le patient redoute

    parce qu'elle a été celle de ses parents,

    rend la réaction émotionnelle négative inutile et permet de la modifier progressivement.

     

     

    Par exemple, cette patiente qui est saisie d'angoisse d'abandon à chaque absence annoncée de son thérapeute,

    se rend compte peu à peu que rien ne justifie une telle angoisse

    et arrive à mieux accepter les interruptions, en faisant l'expérience que son thérapeute de l'abandonne pas.

     

    Les soins correctifs  ne sont pas suffisants pour relancer le développement du patient

    et paradoxalement, ce sont les erreurs et les défaillances inévitables de l'analyste qui l'aident à grandir.

    Mais l'analyste doit essayer de les limiter dans les premiers temps car le patient,

    semblable au nourrisson n'a pas encore acquis la capacité à y faire face.

     

    UN AMOUR QUI GUERIT

    JENNY LOCATELLI

    EDMOND MARC.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'acting out

    est un terme de psychologie lié aux mécanismes de défense et d'autocontrôle.

     

    L'acting out

     

    Ce terme signifie qu'on effectue une action au lieu d'y résister ou de maîtriser ses pulsions.

    L'action va habituellement au-delà des règles sociales et peut prendre des formes diverses :

    s'abandonner à une dépendance (alcool, drogue, vol) ou, inconsciemment ou partiellement consciemment,

    attirer l'attention par des provocations ou des comportements anormaux.

    De manière générale, l'action est auto destructive ou dérangeante envers autrui

    et empêche le développement de réponses plus appropriées aux sentiments ressentis.

     

     

     

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    Etre aimé, s'aimer, aimer

    sont les trois étapes de la démarche des patients qui viennent consulter pour dépasser leur mal-être.

     

     

    Le patient vient en thérapie poussé par un mal être et une forme de souffrance.

    Lorsque le travail psychothérapeutique permet enfin de toucher le cœur de cette souffrance,

    on atteint un noyau d'une expérience des plus douloureuses qui soit,

    où la personne se ressent comme ayant été privée de ce dont elle avait le plus besoin : être aimée.

     

    Ce qui peu alors aider le patient à se sentir en sécurité et en confiance,

    ce qui peut faire éprouver qu'il est pleinement accueilli et accepté,

    ce qui l'encourage à affronter les traumas qu'il a subis,

    c'est l'attitude aimante du thérapeute.

    C'est la condition nécessaire (mais non suffisante) pour que le processus thérapeutique puisse se développer,

    pour qu'un lien nourricier puisse se tisser entre le patient et son analyste

    et pour que la thérapie arrive à exercer sa fonction réparatrice.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC.

     

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    "A mesure que le "client" acquiert la conscience et la compréhension de soi ,

    il se produit un changement déterminé dans la nature de la relation d'aide.

    Le client est sous une tension moins forte.

    Il a une approche plus confiante des problèmes auxquels il fait face.

    Il essaye moins fréquemment de dépendre du thérapeute

    Parce qu'il a développé le pouvoir de s'accepter tel qu'il est,

    il a moins de défenses et peut, de manière plus constructive, évaluer suggestions et avis.

    Il n'est pas rare qu'il ait besoin d'informations pour atteindre ses nouveaux buts

    et le thérapeute peut être capable de fournir cette connaissance

    ou d'indiquer d'autres sources vers lesquelles il puisse se tourner.

    C'est au cours de ces phases de conclusion de la thérapie que se situe une certaine dose de rééducation.

    Il faut remarquer que dans ce type de thérapie centrée sur le client,

    on ne tente absolument pas de résoudre les problèmes du client.

    On ne s'attend pas à ce que ses problèmes soient tous résolus par la thérapie,

    pas plus qu'on n'en fait un but souhaitable.

    Une existence satisfaisante ne consiste pas en une vie sans problème,

    mais en une vie où une intention unifiée et une confiance en soi fondamentale

    trouvent leur satisfaction dans une continuelle attaque des problèmes.

    C'est ce courage d'affronter la vie et les obstacles qu'elle présente, qui est acquise par la thérapie.

    En conséquence, ce que le client reçoit de ses séances d'aide psychologique

    n'est pas nécessairement une solution bien ordonnée à chacun de ses problèmes,

    mais l'aptitude à y faire face de façon constructive.

     

    Thérapie : phase finale.

     

     

    Il y a, en terminant n'importe quel entretien thérapeutique réussi,

    un sentiment normal de perte, de regrets, qui est naturel et qui dans une certaine mesure, est mutuel.

    Une relation étroite et compréhensive s'est développée,

    une relation qui a eu pour le client une signification vitale,

    et dans laquelle l'aidant aussi a trouvé des satisfactions,

    particulièrement la satisfaction d'observer la croissance et le développement de l'individu.

     

    Extrait du livre de Mr Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

    Thérapie : phase finale.

     

     

     

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    La Catharsis

    Toute méthode thérapeutique

    qui vise à obtenir une situation émotionnelle telle que

    cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène..

     

     

    A un premier niveau, le patient acquiert une libération émotionnelle

    des sentiments et des attitudes qu'il a réprimés.

    Il est souvent possible d'observer la détente physique,

    la libération de la tension physique qui accompagne la catharsis.

    Une fois libéré de ses sentiments créateurs de tension,

    le patient est enclin à se sentir plus à l'aise et plus objectif avec lui-même et avec sa situation.

    Ce sont les valeurs de la catharsis qui la rendent véritablement thérapeutique dans la relation d'aide.

    L'aidant s'efforce de créer une atmosphère libératrice dans laquelle l'individu peut s'exprimer.

    Le patient découvre que la libre expression lui procure la libération de nouvelles forces en lui-même,

    forces qui auparavant avaient été utilisées à entretenir des réactions de défense.

    Même si la consultation ne va pas plus loin que cette phase d'expression libre,

    elle est utile et constructive.

     

     

    La Catharsis

    Article extrait du livre de Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

     

    "Mon expérience m'a conduit à reconnaître

    que des patients dépendants ou profondément régressés

    peuvent en apprendre plus à l'analyste sur la première enfance

    que ce qu'il peut tirer de l'observation directe des nourrissons

    et du contact avec des mères qui s'occupent de leur nourrisson.

     

    Toutefois,

    le contact clinique avec les expériences normales et anormales de la relation mère-nourrisson

    influence la théorie analytique du psychanalyste, étant donné que ce qui se passe dans le transfert

    (dans les phases de régression de certains patients)

    est une expression de cette relation mère-nourrisson.

     

     

    Les patients en analyse qui régressent dans le transfert jusqu'à un sérieux état de dépendance

    comblent cette lacune

    en dévoilant au cours de ces phases de dépendance leurs attentes et leurs besoins"

     

    DONALD W.WINNICOTT

    .

     

     

     

     

     

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  • Quand et comment se temine une analyse ?

     

     

     

    "Voilà une immense question débattue depuis l'avènement de la psychanalyse.

    Freud a écrit un texte célèbre : "Analyse terminable et interminable"

    mais depuis beaucoup d'encre a coulé et la question reste irrésolue.

    Une des tâches de l'analyse est de renvoyer au patient

    le fait qu'il est son propre médecin mais aussi son propre bourreau.

    Le mouvement de réappropriation de sa capacité d'auto guérison intérieure

    est probablement interminable car c'est aussi essentiel qu'aimer ou respirer.

    Ensuite, je pense qu'il y a clairement des temps dans l'analyse.

    Si on parle du point de vue de la rencontre, c'est à dire de ce que nous appelons le transfert,

    sans doutes y a t il, comme dans toutes relations, un début, une acmé et une fin, à déterminer ensemble.

    La capacité d'exploration de ce thérapeute là avec ce patient là du champ psychique n'est pas inépuisable,

     à moins qu'ensemble ils ne fassent preuve d'une métamorphose,

    mais cela supposerait d'une certaine manière que le patient soit guéri.

    C'est la raison pour laquelle il est parfois bénéfique de faire plusieurs tranches d'analyse,

    avec des thérapeutes, et des approches, différentes.

    Il faut dire aussi que, malheureusement, beaucoup d'analyses s'arrêtent prématurément

    au seuil de prises de consciences cruciales.

     

    Quand la souffrance qui a conduit le patient en analyse s'est atténuée,

    il se sent suffisamment de force pour partir.

    Mais il ressemble à un crabe en période de mue dont la carapace est trop tendre.

    C'est souvent encore un peu tôt.

    Seulement il est difficile pour un analyste de l'exprimer, car sa réserve risque d'être entendue comme un

    "Vous n'êtes pas encore sortie d'affaire" alors que le patient l'est,

    mais il a encore besoin d'une surface de protection.

    Parfois, dans ces moments de fin d'analyse, le thérapeute se prend un paquet d'affects négatifs,

    qu'il faut là aussi dépasser et comprendre.

    Il faudrait avoir la sagesse de s'accorder de part et d'autre le temps de travailler  les fins d'analyse.

    Même dans ce cas, on ne saura peut être toujours pas ce que c'est une fin".

     

    ANNE DUFOURMANTELLE

    "SE TROUVER".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    Si le patient est prêt à accepter cette vérité d'un genre bizarre

    que ce dont il n'a pas encore fait l'épreuve s'est cependant produit dans le passé,

    la voie est alors ouverte pour que l'angoisse disséquante soit éprouvée dans le transfert,

    en réaction aux faillites et aux erreurs de l'analyste.

    Le patient peut se débrouiller avec ces erreurs, quand elles sont à dose raisonnable ;

    quant à chaque faillite technique, le patient peut la mettre au compte du contre-transfert.

    Autrement dit, il recueille peu à peu la faillite originelle de l'environnement facilitateur

    dans l'aire de son omnipotence et dans l'expérience de l'omnipotence propre à l'état de dépendance

    (fait transférentiel).

     

     

    Tout cela est très difficile, c'est douloureux, cela prend du temps

    mais en tout cas ce n'est pas vain.

     

    (Je confirme - FAUSTINE)

     

    D.W.WINNICOTT

     

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    "Des patients dépendants ou profondément régressés

    peuvent en apprendre plus à l'analyste sur la première enfance

    que ce qu'il peut tirer de l'observation directe des nourrissons

    et du contact avec des mères qui s'en occupent. 

     

    Transfert et Régression....

     

    Toutefois, le contact clinique avec les expériences normales et anormales de la relation mère-nourrisson

    influence la théorie analytique du psychanalyste,

    étant donné que ce qui se passe dans le transfert

    (dans les phases de régression de certains patients)

    est une expression de cette relation mère-nourrisson.

    Les patients en analyse qui régressent dans le transfert jusqu'à un sérieux état de dépendance

    comblent cette lacune en dévoilant au cours de ces phases de dépendance,

    leurs attentes et leurs besoins"....

     

    DONALD W.WINNICOTT

     

     

     

    Transfert et Régression....

    "Je connais bien ces périodes de régression qui servent de levier à l'analyste....

    Réactions douloureuses et au combien déstabilisantes

    qui vous plongent quelquefois dans des situations ressenties comme ridicules....

    Non une analyse n'est pas un long fleuve tranquille"...

     

    FAUSTINE.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Avec l'aide d'un accompagnement compétent, non pas neutre,

    mais notre allié, il est possible de trouver sa vérité.

     

     

    Il est possible, grâce à ce travail, de se délivrer de ses symptômes,

    de guérir de sa dépression et de découvrir la joie de vivre.

    On arrivera à sortir de son état d'épuisement et on pourra acquérir un surcroît d'énergie,

    puisqu'il ne sera plus nécessaire de consacrer toutes ses forces au refoulement de sa vérité.

     

    ALICE MILLER.

     

     

     

     

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    Le concept du défaut fondamental

     

    M. Balint l'introduit en relevant l'écart qu'il peut y avoir

    entre les besoins de l'enfant dans ses premiers mois ou ses premières années

    et les soins qu'il a reçus à cette époque.

    De même, chaque fois que l'individu sera amené à prendre conscience de la limitation que la réalité lui impose,

    il y aura une blessure narcissique plus ou moins importante.

    Le Concept du Défaut Fondamental...

    Le défaut fondamental  ne peut être ni supprimé, ni résolu, ni défait ;

    il peut éventuellement se cicatriser, laissant une trace indélébile de son existence dans  le passé.

    Le processus de deuil envisagé  est relatif à l'abandon définitif

    de tout espoir d'atteindre l'idéal de soi sans défaut ;

    Un traitement réussi doit aboutir à accepter l'existence en soi d'un défaut fondamental,

    et à s'adapter avec réalisme à cet état de choses.

     

    D'après les travaux de Mr Michael BALINT.

     

    Pour info

    les Groupes Balint ont été créés par Michaël et Enid Balint.

    Ce sont des séminaires de supervision et de réflexion destinés aux médecins généralistes

    afin de les aider à penser la relation d'aide avec leurs patients.

    La pratique Balint s'est ensuite élargie à d'autres professionnels du soin et de la relation,

    dans une perspective de régulation.

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    L'analyste n'a pas à satisfaire immédiatement et inconditionnellement tous les besoins du patient,

    mais il doit être en mesure de montrer qu'il peut le comprendre et travailler en harmonie en accord avec lui.

     

    Tous les patients en état de régression paraissent extrêmement sensibles aux humeurs de l'analyste

    et plus la régression du patient est profonde, plus cette sensibilité augmente.

    Ce qu'un patient normal ou névrosé ne remarquerait même pas,

    souvent affecte ou, plus exactement, perturbe profondément un patient en état de régression.

     

    Pour éviter que cela ne se produise, l'analyste doit être "en accord" avec son patient.

    Tant qu'il y parvient, le travail analytique peut progresser à un rythme constant,

    à la manière d'une croissance régulière.

    Mais s'il ne réussit pas à rester en accord,

    le patient risque de réagir par de l'angoisse, par des symptômes agressifs très bruyants ou par du désespoir.

    De temps à autre l'analyste doit prendre ses distances vis-à-vis de son patient

    pour faire un examen "objectif" de la situation

    et peut-être même pour donner une interprétation soigneusement pesée.

     

    Michael Balint - Le défaut fondamental.

     

    La régression

    REGRESSION A LA DEPENDANCE

     

    Il faut que le patient puisse revenir avec l'analyste

    à la situation de dépendance primordiale qui a été la sienne lorsqu'il était nourrisson,

    afin de restaurer le narcissisme primaire qui n'a pu s'établir à l'époque, en raison de la défaillance maternelle.

    La situation analytique reconstitue les conditions d'un "maternage suffisamment bon".

     

    Le modèle du changement chez Winnicott est donc celui d'un retour, par une régression contrôlée,

    à la situation primitive de carence et, à partir de là,

    d'une reprise de la maturation en suivant les étapes naturelles du développement.

    Il s'agit au départ d'aménager une situation thérapeutique sécurisante,

    qui puisse donner confiance au patient, le soutenir et dans laquelle il se sente libre de régresser complètement.

    La régression est ici un retour organisé à une dépendance primitive

    où l'analyste tient la place de "la mère suffisamment bonne".

    Il y a "dégel" de la situation de carence :

    le Soi se sentant fortifié dans sa nouvelle position,

    il peut ressentir et exprimer dans le présent sa frustration et sa colère relative aux carences primitives.

     

    Pendant tout ce processus, l'analyste accompagne et soutient le patient par une attitude empathique

    et s'efforce de répondre à ses besoins profonds.

     

    D.W WINICOTT.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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