• Merci à mes deux thérapeutes....

     

     

    Il s'agit de la part du thérapeute de reconnaître et d'accepter son patient tel qu'il est,

    avec ses forces et ses faiblesses, ses troubles et ses potentialités.

    Il ne cherche pas à en faire quelqu'un d'autre

    mais à l'aider à devenir ce qu'il est dans la profondeur de son être ;

    à se dégager du faux Soi pour libérer la partie la plus vivante et la plus créative de lui-même

    et s'autoriser à exister pleinement.

     

    L'Amour qui Soigne...

    Aimer son patient, ce n'est donc pas multiplier les démonstrations d'affection.

    Ce n'est pas l'enfermer dans un sentiment possessif.

    C'est lui permettre de vivre une relation où il se sente en sécurité,

    où il puisse exprimer tous les aspects de lui-même sans craindre d'être jugé,

    où il sait qu'il ne sera pas rejeté.

    Aimer, s'est souhaiter et encourager l'épanouissement et la réalisation de l'autre,

    pour lui-même et non pour répondre à ses propres besoins.

     

    Un amour qui guérit.

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC

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  •  

     

     

    La notion  de régression vient de la psychanalyse.

    C'est Freud lui-même qui l'a élaborée.

    Mais ce sont ses disciples Ferenzi, Balint et Winnicot qui lui ont donné toute sa portée thérapeutique.

    Elle désigne dans un processus psychique qui comporte un sens de développement,

    un retour vers des stades, des ressentis, des  formes d'expression antérieurs.

     

    La Régression

     

    "AVANT D'ETRE CE QU'IL EST,

    IL FAUT QUE LE NEVROSE RETOURNE EN ARRIERE ET RESSENTE CE QU'IL ETAIT"

     

    La régression c'est se mettre à l'écoute de son enfant intérieur :

    c'est laisser émerger les souffrances, les émotions ,les peurs, les angoisses qu'il a ressentis.

    La régression ne résulte pas d'une démarche volontaire ;

    elle constitue un processus spontané et progressif, favorisé par le cadre et par le travail thérapeutique.

    Cette voie est certes inconfortable (oh oui alors !)

    mais c'est la seule qui nous permette de sortir enfin de l'invisible prison de notre enfance

    et de nous transformer en un homme et une femme responsable,

    qui connaît son histoire et vit avec elle.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond Marc.

     

     

     

     

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  •  

     

    La démarche thérapeutique n'a pas le pouvoir de modifier ce qui a été,

    ni d'effacer les traumatismes vécus par le patient.

    Mais elle peut aider à changer son rapport à son passé, à s'en distancier ;

    c'est ce que l'on peut entendre par "nous réparer".

     

    La Réparation Thérapeutique

     

    La relation thérapeutique vise à apporter au patient

    ce qui lui fait défaut pour pouvoir se développer sainement ;

    autrement dit, ce qui a manqué aux relations objectales du patient devrait lui être fourni par le thérapeute.

     

     

    C'est lorsque la situation émotionnelle traumatique a pu être revécue,

    maitrisée et transformée dans le cadre de la thérapie (expérience émotionnelle corrective)

    que le retour du souvenir intervient et que le lien se fait entre l'expérience présente et le passé.

    C'est la transformation  de ces perturbations dans le cadre thérapeutique

    qui est au cœur du processus de changement.

     

     

    Le thérapeute comme bon parent :

    Douceur, patience, compréhension, empathie authentique, respect, sincérité, humilité, cohérence

    sont les mots clés d'un bon lien thérapeutique.

     

    C'est avec l'enfant intérieur que se construit le lien réparateur.

    Cela implique une sorte de retour à l'enfant et à l'enfance dans l'adulte,

    retour que désigne la notion de régression.

     

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond Marc.

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

     

     

    Le patient souffre du fait que certaines situations de la vie quotidienne entrent en résonnance

    avec des situations de l'enfance et génèrent les mêmes perturbations dans le cadre thérapeutique.

    Le principe de base de la démarche est de réexposer le patient,

    dans un cadre plus favorable de sécurité et de soutien,

    aux situations émotionnelles qui l'ont fait souffrir dans le passé et qui continuent à le perturber dans le présent.

    La présence chaleureuse et soutenante du thérapeute l'aide à faire face  à ces situations perturbantes

    et réduire l'intensité des émotions négatives ressenties

    (angoisse, confusion, sentiment d'impuissance, de persécution, honte, culpabilité, peur de l'effondrement).

     

     

    L'Expérience émotionnelle corrective

     

     

    Alors qu'il a tendance à réagir comme s'il était toujours un petit enfant démuni et terrorisé,

    il va être encouragé par le thérapeute à se détacher de cette perception pour adopter une position plus réaliste.

    Le  thérapeute, en ayant une position différente de celle que le patient redoute

    parce qu'elle a été celle de ses parents,

    rend la réaction émotionnelle négative inutile et permet de la modifier progressivement.

     

     

    Par exemple, cette patiente qui est saisie d'angoisse d'abandon à chaque absence annoncée de son thérapeute,

    se rend compte peu à peu que rien ne justifie une telle angoisse

    et arrive à mieux accepter les interruptions, en faisant l'expérience que son thérapeute de l'abandonne pas.

     

    Les soins correctifs  ne sont pas suffisants pour relancer le développement du patient

    et paradoxalement, ce sont les erreurs et les défaillances inévitables de l'analyste qui l'aident à grandir.

    Mais l'analyste doit essayer de les limiter dans les premiers temps car le patient,

    semblable au nourrisson n'a pas encore acquis la capacité à y faire face.

     

    UN AMOUR QUI GUERIT

    JENNY LOCATELLI

    EDMOND MARC.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'acting out

    est un terme de psychologie lié aux mécanismes de défense et d'autocontrôle.

     

    L'acting out

     

    Ce terme signifie qu'on effectue une action au lieu d'y résister ou de maîtriser ses pulsions.

    L'action va habituellement au-delà des règles sociales et peut prendre des formes diverses :

    s'abandonner à une dépendance (alcool, drogue, vol) ou, inconsciemment ou partiellement consciemment,

    attirer l'attention par des provocations ou des comportements anormaux.

    De manière générale, l'action est auto destructive ou dérangeante envers autrui

    et empêche le développement de réponses plus appropriées aux sentiments ressentis.

     

     

     

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  •  

    Etre aimé, s'aimer, aimer

    sont les trois étapes de la démarche des patients qui viennent consulter pour dépasser leur mal-être.

     

     

    Le patient vient en thérapie poussé par un mal être et une forme de souffrance.

    Lorsque le travail psychothérapeutique permet enfin de toucher le cœur de cette souffrance,

    on atteint un noyau d'une expérience des plus douloureuses qui soit,

    où la personne se ressent comme ayant été privée de ce dont elle avait le plus besoin : être aimée.

     

    Ce qui peu alors aider le patient à se sentir en sécurité et en confiance,

    ce qui peut faire éprouver qu'il est pleinement accueilli et accepté,

    ce qui l'encourage à affronter les traumas qu'il a subis,

    c'est l'attitude aimante du thérapeute.

    C'est la condition nécessaire (mais non suffisante) pour que le processus thérapeutique puisse se développer,

    pour qu'un lien nourricier puisse se tisser entre le patient et son analyste

    et pour que la thérapie arrive à exercer sa fonction réparatrice.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC.

     

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  •  

     

    "A mesure que le "client" acquiert la conscience et la compréhension de soi ,

    il se produit un changement déterminé dans la nature de la relation d'aide.

    Le client est sous une tension moins forte.

    Il a une approche plus confiante des problèmes auxquels il fait face.

    Il essaye moins fréquemment de dépendre du thérapeute

    Parce qu'il a développé le pouvoir de s'accepter tel qu'il est,

    il a moins de défenses et peut, de manière plus constructive, évaluer suggestions et avis.

    Il n'est pas rare qu'il ait besoin d'informations pour atteindre ses nouveaux buts

    et le thérapeute peut être capable de fournir cette connaissance

    ou d'indiquer d'autres sources vers lesquelles il puisse se tourner.

    C'est au cours de ces phases de conclusion de la thérapie que se situe une certaine dose de rééducation.

    Il faut remarquer que dans ce type de thérapie centrée sur le client,

    on ne tente absolument pas de résoudre les problèmes du client.

    On ne s'attend pas à ce que ses problèmes soient tous résolus par la thérapie,

    pas plus qu'on n'en fait un but souhaitable.

    Une existence satisfaisante ne consiste pas en une vie sans problème,

    mais en une vie où une intention unifiée et une confiance en soi fondamentale

    trouvent leur satisfaction dans une continuelle attaque des problèmes.

    C'est ce courage d'affronter la vie et les obstacles qu'elle présente, qui est acquise par la thérapie.

    En conséquence, ce que le client reçoit de ses séances d'aide psychologique

    n'est pas nécessairement une solution bien ordonnée à chacun de ses problèmes,

    mais l'aptitude à y faire face de façon constructive.

     

    Thérapie : phase finale.

     

     

    Il y a, en terminant n'importe quel entretien thérapeutique réussi,

    un sentiment normal de perte, de regrets, qui est naturel et qui dans une certaine mesure, est mutuel.

    Une relation étroite et compréhensive s'est développée,

    une relation qui a eu pour le client une signification vitale,

    et dans laquelle l'aidant aussi a trouvé des satisfactions,

    particulièrement la satisfaction d'observer la croissance et le développement de l'individu.

     

    Extrait du livre de Mr Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

    Thérapie : phase finale.

     

     

     

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  •  

    La Catharsis

    Toute méthode thérapeutique

    qui vise à obtenir une situation émotionnelle telle que

    cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène..

     

     

    A un premier niveau, le patient acquiert une libération émotionnelle

    des sentiments et des attitudes qu'il a réprimés.

    Il est souvent possible d'observer la détente physique,

    la libération de la tension physique qui accompagne la catharsis.

    Une fois libéré de ses sentiments créateurs de tension,

    le patient est enclin à se sentir plus à l'aise et plus objectif avec lui-même et avec sa situation.

    Ce sont les valeurs de la catharsis qui la rendent véritablement thérapeutique dans la relation d'aide.

    L'aidant s'efforce de créer une atmosphère libératrice dans laquelle l'individu peut s'exprimer.

    Le patient découvre que la libre expression lui procure la libération de nouvelles forces en lui-même,

    forces qui auparavant avaient été utilisées à entretenir des réactions de défense.

    Même si la consultation ne va pas plus loin que cette phase d'expression libre,

    elle est utile et constructive.

     

     

    La Catharsis

    Article extrait du livre de Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

     

    "Mon expérience m'a conduit à reconnaître

    que des patients dépendants ou profondément régressés

    peuvent en apprendre plus à l'analyste sur la première enfance

    que ce qu'il peut tirer de l'observation directe des nourrissons

    et du contact avec des mères qui s'occupent de leur nourrisson.

     

    Toutefois,

    le contact clinique avec les expériences normales et anormales de la relation mère-nourrisson

    influence la théorie analytique du psychanalyste, étant donné que ce qui se passe dans le transfert

    (dans les phases de régression de certains patients)

    est une expression de cette relation mère-nourrisson.

     

     

    Les patients en analyse qui régressent dans le transfert jusqu'à un sérieux état de dépendance

    comblent cette lacune

    en dévoilant au cours de ces phases de dépendance leurs attentes et leurs besoins"

     

    DONALD W.WINNICOTT

    .

     

     

     

     

     

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  • Quand et comment se temine une analyse ?

     

     

     

    "Voilà une immense question débattue depuis l'avènement de la psychanalyse.

    Freud a écrit un texte célèbre : "Analyse terminable et interminable"

    mais depuis beaucoup d'encre a coulé et la question reste irrésolue.

    Une des tâches de l'analyse est de renvoyer au patient

    le fait qu'il est son propre médecin mais aussi son propre bourreau.

    Le mouvement de réappropriation de sa capacité d'auto guérison intérieure

    est probablement interminable car c'est aussi essentiel qu'aimer ou respirer.

    Ensuite, je pense qu'il y a clairement des temps dans l'analyse.

    Si on parle du point de vue de la rencontre, c'est à dire de ce que nous appelons le transfert,

    sans doutes y a t il, comme dans toutes relations, un début, une acmé et une fin, à déterminer ensemble.

    La capacité d'exploration de ce thérapeute là avec ce patient là du champ psychique n'est pas inépuisable,

     à moins qu'ensemble ils ne fassent preuve d'une métamorphose,

    mais cela supposerait d'une certaine manière que le patient soit guéri.

    C'est la raison pour laquelle il est parfois bénéfique de faire plusieurs tranches d'analyse,

    avec des thérapeutes, et des approches, différentes.

    Il faut dire aussi que, malheureusement, beaucoup d'analyses s'arrêtent prématurément

    au seuil de prises de consciences cruciales.

     

    Quand la souffrance qui a conduit le patient en analyse s'est atténuée,

    il se sent suffisamment de force pour partir.

    Mais il ressemble à un crabe en période de mue dont la carapace est trop tendre.

    C'est souvent encore un peu tôt.

    Seulement il est difficile pour un analyste de l'exprimer, car sa réserve risque d'être entendue comme un

    "Vous n'êtes pas encore sortie d'affaire" alors que le patient l'est,

    mais il a encore besoin d'une surface de protection.

    Parfois, dans ces moments de fin d'analyse, le thérapeute se prend un paquet d'affects négatifs,

    qu'il faut là aussi dépasser et comprendre.

    Il faudrait avoir la sagesse de s'accorder de part et d'autre le temps de travailler  les fins d'analyse.

    Même dans ce cas, on ne saura peut être toujours pas ce que c'est une fin".

     

    ANNE DUFOURMANTELLE

    "SE TROUVER".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

    Si le patient est prêt à accepter cette vérité d'un genre bizarre

    que ce dont il n'a pas encore fait l'épreuve s'est cependant produit dans le passé,

    la voie est alors ouverte pour que l'angoisse disséquante soit éprouvée dans le transfert,

    en réaction aux faillites et aux erreurs de l'analyste.

    Le patient peut se débrouiller avec ces erreurs, quand elles sont à dose raisonnable ;

    quant à chaque faillite technique, le patient peut la mettre au compte du contre-transfert.

    Autrement dit, il recueille peu à peu la faillite originelle de l'environnement facilitateur

    dans l'aire de son omnipotence et dans l'expérience de l'omnipotence propre à l'état de dépendance

    (fait transférentiel).

     

     

    Tout cela est très difficile, c'est douloureux, cela prend du temps

    mais en tout cas ce n'est pas vain.

     

    (Je confirme - FAUSTINE)

     

    D.W.WINNICOTT

     

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  •  

    "Des patients dépendants ou profondément régressés

    peuvent en apprendre plus à l'analyste sur la première enfance

    que ce qu'il peut tirer de l'observation directe des nourrissons

    et du contact avec des mères qui s'en occupent. 

     

    Transfert et Régression....

     

    Toutefois, le contact clinique avec les expériences normales et anormales de la relation mère-nourrisson

    influence la théorie analytique du psychanalyste,

    étant donné que ce qui se passe dans le transfert

    (dans les phases de régression de certains patients)

    est une expression de cette relation mère-nourrisson.

    Les patients en analyse qui régressent dans le transfert jusqu'à un sérieux état de dépendance

    comblent cette lacune en dévoilant au cours de ces phases de dépendance,

    leurs attentes et leurs besoins"....

     

    DONALD W.WINNICOTT

     

     

     

    Transfert et Régression....

    "Je connais bien ces périodes de régression qui servent de levier à l'analyste....

    Réactions douloureuses et au combien déstabilisantes

    qui vous plongent quelquefois dans des situations ressenties comme ridicules....

    Non une analyse n'est pas un long fleuve tranquille"...

     

    FAUSTINE.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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