• Qui est Christophe André ?

     

     

     

    Christophe André

    est psychiatre et psychothérapeute, auteur notamment de "et n'oublie pas d'être heureux".

    Il exerce à l'hôpital Saint Anne à Paris.

    Il est spécialisé dans la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs

    et tout particulièment dans le domaine de la prévention des rechutes.

     

    Qui est Christophe André ?

     

    Le Docteur Christophe André a vendu plus de deux millions d'ouvrages

    visant à guider ses lecteurs sur le chemin du bonheur.

    Il a coécrit son dernier livre, "trois amis en quête de sagesse",

    avec le moine bouddhiste Matthieu Ricard et le philosophe Alexandre Jollien.

     

     

     

    Qui est Christophe André ?

     

     

    "J'ai toujours aimé apprendre, mais sur le plan personnel, il y avait du boulot.

    Je suis un anxieux à tendance dépressive.

    J'ai compris en fac de médecine, en voyant mes propres symptômes décrits,

    que si je ne luttais pas pour aller mieux, j'allais pourrir ma vie et celle de mes proches.

    J'ai donc toujours testé sur moi les thérapies que je destinais à mes patients.

    Il n'y avait aucune aptitude au bonheur dans ma famille ;

    Ma mère était issue d'un milieu misérable, mon père, orphelin.

    Mes parents me protégeaient mais étaient d'une grande fragilité.

    Assez tôt, je me suis construit avec ce contre-modèle :

    si un jour j'avais des enfants, il n'y aurait pas de tristesses, de colères, de sautes d'humeur.

    J'ai dû et je dois encore, combattre ce passé.

    On ne se débarrasse pas des circuits cérébraux qui se sont mis en place très tôt, on apprend à les réguler.

    Si je n'ai pas le temps de faire ce qui m'équilibre, alors les angoisses, le désespoir, l'irritabilité reviennent.

    Comme chez nombre d'humains, ma vie aura été une luttre contre mes vulnérabilités.

     

    L'école me plaisait et mes profs me valorisaient...

    En terminale, j'ai découvert Freud. J'ai fait médecine à Toulouse,

    j'ai tout aimé à l'exception des stages aux côtés de psychiatres hospitaliers

    qui étaient pour la plupart psychanalystes lacaniens.

    Ils étaient froids avec les patients, ne répondaient pas aux questions.

    J'ai rencontré mon maître, Lucien Millet, un psychiatre chaleureux, humaniste, attentif aux patients.

     

    Un ami dont j'étais inséparable, s'est tué en moto devant moi au Portugal.

    Cela a été une rupture dans ma vie.

    Je suis parti quinze jours en retraite dans un monastère bénédictin

    parce que mes patients m'avaient dit que ça leur faisait du bien.

     

    Au début des années 2000, après avoir lu des publications scientifiques sur la méditation de pleine conscience,

    après m'être formé, avoir rencontré Matthieu Ricard, j'ai eu le sentiment comme avec Freud,

    de tenir à quelque chose de fondamental qui allait changer ma vie et celle de mes patients.

    La méditation de plaine conscience apprend à poser son attention sur l'instant présent.

    Elle est bien plus qu'une thérapie, c'est un changement de regard sur le monde.

     

    Je gagne ma vie de par l'écriture et les conférences,

    même si j'ai gardé deux journées de consultation à l'hôpital sur les troubles anxieux dépressifs.

     

    Je travaille chez moi, en chaussettes, en écoutant Bach et en buvant du thé...

    Ecrivain, s'était vraiment un métier pour moi, le solitaire sociable.

    Mon seul souci est celui de la notoriété : mes lecteurs pensent que je suis le seul à pouvoir les guérir.

    On m'idéalise... Tant de personnes semblent à la recherche de maîtres à penser.

    J'ai compris combien il était simple de fonder une secte !

     

    Nous avons un besoin biologique de gentillesse.

    Elle fait du bien à notre corps, le détend là où l'indifférence ou l'hostilité le crispent.

     

    Paul Claudel avait vu juste.

    " Le bonheur n'est pas le but mais le moyen de la vie".

     

     

     

     

     

    Source : Pascale Krémer

                Journaliste au Monde

                Le Monde, 17/01/2016.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Juillet à 07:56

    Je ne pense pas que l'on puisse par les pensées des autres, nous avons notre personnalité et c'est au travers de cette personnalité que nous devons construire notre vie

    Amicalement

    Claude

    2
    Vendredi 24 Août à 08:37

      j'ai  beaucoup de ses livres depuis mon EMI....

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