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    "Les êtres qui ont passé leur enfance et leur jeunesse

    à serrer le poing en secret au fond de leur poche

    font usage de ce poing presque automatiquement

    sitôt qu'on le leur permet".

     

    Alice Miler

     

     

     

     

     

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    Depuis le temps que tu dors
    Ça fait des mois, des mois que tu hibernes
    Que tu sors pas de ta caverne
    T'as beau tout faire pour le cacher
    Sous tes airs d'ours mal léché
    Tu vibres encore
    Tu vibres encore

    Allez, debout, allez, sors
    Je te sens battre au fond de moi
    T'es pas tout neuf, mais pas si vieux
    Non, t'es flambant vieux
    Et tu speedes encore
    Oui, tu speedes encore
    Réveille-toi, fais pas le mort
    L'univers ne s'arrête pas
    Parce qu'on n'a plus voulu de toi
    Allez hop
    Tu es libre alors
    Oui, libre encore
    Allez, quitte ce corps sage
    Bats plus vite que ton âge
    Sors de ta cage
    Allez hop

    Speed encore
    Speed encore
    Bats, mon cœur
    Cogne et sors
    De ce corps
    Allez hop
    Speed encore
    Speed encore
    Bats, mon cœur
    Et sors
    De ce corps
    Allez hop
    Speed encore
    Mon cœur, sors
    Sors
    De ce corps
    Allez hop
     
    Allez hop
    Speed encore
    Allez hop
    Allez hop
    Allez hop
    Allez hop
    Allez hop
    Allez hop- La

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Souvent à l'adolescence, les enfants font le procès de leur entourage.

    Pas encore adulte, plus vraiment enfant,

    ne reconnaissant pas dans le miroir un corps en perpétuel changement,

    l'adolescent vit un passage narcissique difficile.

    Cette phase nommée à tort crise, est indispensable au sortir de l'enfance

    et les procès nécessaires à la désidéalisation des parents et de la société.

     

    L'adolescence...

     

     

    Si l'adolescence est douloureuse, c'est parce qu'elle représente une perte :

    perte de l'enfance, de la pensée magique, de l'illusion que tout est possible.

    Dès son plus jeune âge, l'enfant si précieux, si investi, si narcissisé,

    entend sans cesse répéter qu'il est le plus beau, le plus intelligent, le plus doué...

     

    Etre adolescent, c'est se rendre compte qu'on est moins bien que ce qu'on nous a laissé croire

    et penser que de ce fait la vie n'est peut être pas aussi formidable que ce qu'on avait imaginé...

    découvrir, reconnaître et accepter ses propres limites, avec lesquelles il va falloir composer ;

    affronter la nécessaire obligation de faire des choix,

    vécus comme des amputations puisqu'ils supposent de renoncer à une partie de soi-même.

    Etre adolescent, c'est aussi se détacher des parents qui nous ont protégés jusque là.

    Alors malgré les copains, on se retrouve avec un sentiment de solitude parfois insupportable

    dans une espèce de couloir sombre où tous les repères se brouillent :

    l'enfance est en train de disparaître, ; on tâche d'avancer, sans trop s'arrêter,

    sans trop regarder en arrière, sans trop s'abimer,

    parce qu'au bout du couloir, il y a une petite lueur à laquelle on s'accroche.

    Mais quand on l'atteint, le paysage ne ressemble pas tout à fait à celui de notre imagination,

    et la désillusion est parfois cruelle. En tout cas, elle ne se fait jamais sans une remise en cause

    qui peut être radicale et prendre la forme d'une démolition

    parce que ni le monde, ni nous-mêmes ne sommes à la hauteur de nos espérances"

    Professeur Marcel RUFO.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Addictions - Contradictions

    Le 28/10/2016 

    Conférence de Monsieur Paul BELVEZE,

    Président National des Alcooliques anonymes,

    expert international de l'alcool éthylique.

     

     

     L'homme  rencontre l'alcool - Historique.

     

    L'usage de l'alcool remonte à  1700 avant Jésus Christ.

    La bière a été inventée 2000 ans avant JC.

    Les experts étaient les pharaons ; les Egyptiens avaient compris le phénomène de la fermentation.

     

    Chez les Gaulois, deux fêtes étaient réservées à la bière :

    La première lors du solstice de printemps, la deuxième lors du solstice d'automne.

    Pendant ces fêtes et seulement pendant,

    hommes, femmes et enfants pouvaient en consommer autant qu'ils le désiraient...

     

     

    ADDICTION

    C'est la rencontre entre un produit et un homme

    et dans notre culture, il est difficile de faire autrement.

    L'addiction est une alchimie entre un produit, un contexte et des émotions.

     

     

    L'ALCOOL

     

    L'alcool est un phénomène de société :

    49 000 personnes meurent directement des conséquences de l'abus d'alcool.

    Comment devient-on dépendant ?

    La dépendance à l'alcool s'installe de manière insidieuse.

    Les alcooliques sont malheureux de se rendre compte qu'ils ne dirigent plus leur vie ;

    ils deviennent "esclaves".

     

    LA DEPENDANCE PSYCHOLOGIQUE :

    C'est l'anticipation d'une future alcoolisation qui signe la dépendance psychologique ;

    le mécanisme de dépendance passe par l'anticipation :

    Je ne bois que le week end mais la semaine je suis à l'eau.

    Mais si dès le lundi matin vous vous projetez au vendredi soir

    en pensant aux bonnes bouteilles qui vous attendent, c'est déjà une dépendance psychique

    qui risque fort de devenir  une dépendance physique ;

    en effet vous risquez fort dans les 10 ans qui suivent de devenir alcoolo dépendant.

    10 % des consommateurs d'alcool deviennent dépendants.

     

    LA DEPENDANCE PHYSIQUE.

    C'est l'entourage qui, le premier, en prend conscience.

    Il convient d'en parler, mais ne surtout pas porter de jugement.

    Le risque est dans chaque verre.

     

    QUI DEVIENT ALCOOLIQUE ?

    1/3 des personnes sont névrotiques et dépressives

    2/3 n'ont pas de passé douloureux

     

     

    LE BINGE DRINKING

     

    Le binge drinking (biture express)

    ou la beuverie effrénée est un mode de consommation excessif de boissons alcoolisées

    sur une courte période de temps, par épisodes ponctuels ou répétés.

     

    Les jeunes s'alcoolisent avec des prises rapprochées et massives d'alcool

    ce qui les amènent à tomber dans un état de confusion en 20 mns.

    Cependant il n'y a pas de dépendance psychique,

    il y a donc moins de risques de devenir dépendant.

    Le risque est plutôt physique (foie et état général)...

     

     

    SEVRAGE

    L'homme peut mourir d'un sevrage brutal.

    Le sevrage se fait à l'hôpital et nécessite huit jours de traitement.

    Lorsque le malade alcoolique cache de l'alcool pour sa consommation, laissez le :

    Il est très anxiogène pour un alcoolique de ne pas avoir son produit.

     

     

    LE TABAC

     

     78 000 personnes meurent des suites de l'usage du tabac chaque année.

     

    Le tabac est  plus addictogène que l'alcool  :

    on ne s'en méfie pas car il n'est pas un modificateur de l'état de conscience.

    Vous pouvez fumer trois paquets de cigarettes, cela ne vous empêche pas de conduire votre voiture.

     

     

     LE CANNABIS

     

    A l'inverse, le cannabis et l'alcool jouent sur l'état de conscience;

    Un accident mortel sur dix implique l'usage du Cannabis.

     L'usage du Cannabis remonte à 7000 ans.

     

     

    L'HEROINE

    Six injections suffisent pour rendre une personne accro.

     L'héroïne provoque 460 morts par an.

     

    .

     LE CRACK

    Le crac rend dépendant dès la première prise ;

    il ne faut donc pas y toucher.

     

     

     

     

     

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    La question de l'au-delà

    apparaît comme une illusion volontaire

    que l'on se crée pour se détourner de l'apparente absurdité de l'existence  humaine.

    Pourtant le constat suivant demeure :

    les indices de la réalité de la vie après la mort,

    patiemment accumulés depuis  quarante ans par les études sur le sujet,

    l'emportent aujourd'hui largement sur l'hypothèse qu'avec la mort tout est fini.

     

     

    La thanatologie moderne fait partie des sciences parapsychologiques

    qui se sont répandues à partir de l'Angleterre et de l'Amérique au début du XIXe siècle.

    A côté de cela on trouve, à toutes les époques,

    des récits de personnes racontant leur expérience qui dépasse l'existence corporelle.

     

    Par mon travail dans les séminaires et les conférences,

    je sais que bien des gens n'échangent leurs expériences personnelles

    que lorsqu'ils se trouvent dans un cadre protégé.

    En même temps, il apparaît de plus en plus clairement

    qu'un nombre extraordinaire de personnes ont vécu des expériences avec l'autre dimension de  l'être,

    bien plus qu'on ne le suppose en général.

     

    La mort et ce qui vient après sont les grands tabous de notre époque,

    et il est effrayant de constater le peu que les hommes savent

    sur ce qui se passe précisément au moment de la mort.

    J'ai consacré  les vingt dernières années de ma vie

    à l'exploration intensive de l'expérience de mort imminente (EMI).

    Les EMI, ou expériences de mort approchée, sont des expériences extracorporelles

    que certaines personnes vivent durant des périodes de mort clinique.

    Pour comprendre ces expériences,

    il est essentiel de savoir que leurs principaux traits d'expérience extra corporelle,

    (tunnel, lumière, vision du défilement de la vie)

    correspondent aux phénomènes qui surviennent au cours du processus de décès.

     

    Des  millions de contacts post mortem attestent que nous ne sommes pas séparés des morts,

    et que le voile qui nous sépare d'eux et de l'autre monde peut parfois devenir transparent.

    Les témoignages de ces patients coïncident de manière étonnante

    avec les descriptions d'expériences suprasensibles vécues lors d'EMI

    Les connaissances sur l'au-delà que nous transmettent les personnes douées de pouvoirs médiumniques,

    que ce soit sous la forme du mysticisme, par les contacts avec les morts ou par la voyance,

    tous ces témoignages nous apportent des informations directes sur le monde spirituel.

    Examinés avec soin , tous les récits sur l'au-delà montrent une cohérence stupéfiante.

     

     

    Monsieur Bernard Jakoby

    auteur de "Nous ne mourrons jamais"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "La gratitude, c'est d'abord remercier la vie, ne pas se montrer ingrat envers elle,

    mais c'est aussi savoir lui rendre ce qu'elle nous a donné.

    La vie est un échange permanent.

    Nous recevons, apprenons à donner.

    Et donner, c'est aussi transmettre. Y compris un savoir.

    J'ai choisi d'écrire des livres que l'on appelle "grand public",

    car accessibles, lisibles par tous,

    plutôt que les ouvrages savants auxquels me destinait ma formation universitaire.

    J'ai publié de tels livres et dirigé trois encyclopédies (et heureusement qu'il en existe),

    mais bien peu sont ceux qui les lisent.

    J'ai préféré transmettre à un large public

    des éléments de réflexion philosophique, psychologique et spirituelle qui m'avaient aidé à mieux vivre.

    J'ai souhaité que ceux qui n'avaient pas pu passer des années, comme moi,

    le nez plongé dans les textes de Platon ou d'Aristote,

    de Spinoza ou de Jung, du bouddhisme ou de la Bible,

    puissent quand même les découvrir et appréhender leurs messages de sagesse.

    J'avais ces outils, je les ai mis à la disposition d'un grand nombre de lecteurs.

    Transmettre le  savoir fait partie de l'échange fondamental de la vie,

    et cette joie-là vaut bien de supporter les quelques critiques ou jugements négatifs

    de ceux qui ne veulent voir dans cette démarche

    qu'une dégradation du savoir ou une simple recherche de profit".

     

    Frédéric Lenoir.

    La puissance de la joie.

    ----------

    "Pour cela, je vous remercie Monsieur Frédéric Lenoir"

    FAUSTINE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Méditer, c'est aller au fond de l'océan où tout n'est que calme et tranquillité.

    Une multitude de vagues a beau agiter la surface de l'océan,

    ses profondeurs n'en sont pas affectées pour autant,

    elles demeurent dans le silence...

     

    Qu'est ce que la méditation ?

     

    Tous nos tourments quotidiens s'évanouissent d'eux mêmes.

    Une paix indestructible s'installe en nous."

     

    Sri Chinmoy

    J.S.Faschin

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    Le journal américain The New York Times a publié il y a quelques temps un article extraordinaire.

    Il rapporte l'histoire d'un combattant de la seconde Guerre mondiale d'origine grecque,

    Stamatis Moraitis, qui partit s'installer aux Etats Unis après l'Armistice. 

    Alors qu'il avait adopté le style de vie américain, avec villa en Floride, deux voitures, trois enfants,

    Stamatis Moraitis apprit en 1976 qu'il avait un cancer des poumons.

    Neuf médecins confirmèrent le diagnostic et lui donnèrent neuf mois à vivre. Il avait 62 ans.

     

     

    Il décida alors de retourner avec son épouse sur son île natale d'Icare, en mer Egée,

    pour être enterré aux côtés de ses ancêtres dans un cimetière ombragé surplombant la mer.

    Stamalis s'installa dans une maisonnette blanchie à la chaux, au milieu d'un  hectare de vignes escarpées,

    sur la côte nord est d'Icare, et se prépara à mourir...

     

     

    L'île où les hommes oublient de mourir...

     

     

     

     

    D'abord il passa ses journées au lit, soigné par sa mère et sa femme.

    Lorsque ses amis d'enfance apprirent son retour, ils commencèrent à lui rendre visite chaque après midi

    . Leurs conversations pouvaient durer des heures,

    et s'accompagnaient invariablement d'une ou deux bouteilles de vin du cru.

    "Autant mourir heureux", se disait Stamatis.

     

    Pendant les mois qui suivirent, quelque chose d'étrange se produisit.

    Il dit qu'il commença à sentir ses forces le regagner. Il planta quelques légumes dans son jardin.

    Il ne projetait pas de les récolter lui-même mais il appréciait le soleil, et respirer l'air de la mer.

    Six mois s'écoulèrent, Stamatis était toujours vivant.

    Loin d'entrer en agonie, il avait agrandi son potager et, sentant ses forces revenir,

    il avait aussi nettoyé la vigne familiale.

    S'accommodant de mieux en mieux du rythme de vie paisible de la petite île,

    il se levait le matin quand bon lui semblait,  travaillait à la vigne jusqu'en début d'après midi,

    se faisait  un bon déjeuner puis enchaînait sur une longue sieste....

     

     

    L'île où les hommes oublient de mourir...

     

    Aujourd'hui, 35 ans plus tard, il a atteint 97 ans,et il n'a plus le cancer.

    Il ne suivit jamais de chimiothérapie, ne prit aucun médicament d'aucune sorte.

    Tout ce qu'il fit fut de partir pou Icare.

    Le cas de Stamatis Moraitis et de l'île d'Icare,

    est rapporté par un scientifique de la National Geographic Society,

    qui s'est spécialisé dans l'étude du mode de vie des populations bénéficiant d'une longévité exceptionnelle.

    Selon le Docteur Leriadis, qui vit et soigne les habitants  d'Icare,

    leur bonne santé tient à leur mode de vie et aux bonnes relations sociales qui existent entre les habitants,

    mais aussi à une sorte de tisane "le thé des montagnes",

    faite d'herbes  sèches qui poussent sur cette île et qui est consommée en fin de journée :

    il s'agit d'un mélange de marjolaine sauvage, de sauge, de romarin, d'armoise, de feuilles de pissenlit

    et de menthe auquel on ajoute un peu de citron.

     

    Le Docteur Christina Chrysohou,

    cardiologue à la Faculté de Médecine de l'Université d'Athènes,

    a étudié le régime de 673 habitants d'Icare,

    et a constaté qu'ils consomment six fois plus de légumineuses (haricots, lentilles, pois) que les Américains,

    mangent du poisson deux fois par semaine et  de la viande cinq fois par mois

    et boivent deux à trois tasses de café et deux à quatre verres de vin par jour.

     

     

    L'île où les hommes oublient de mourir...

     

     

     

     

    A votre santé !

     

    SOURCE :

    Jean Marc Dupuis.

    SANTE NATURE INOVATION

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'alcool aide à rester de bonne humeur

    et les drogues dures se montrent encore plus efficaces en la matière.

     

     

     

     

    Mais comme ces émotions ne sont pas authentiques, ne concordent pas avec la véritable histoire du corps,

    l'effet de tels produits est nécessairement temporaire,

    et il faut bientôt des doses  de plus en plus élevées pour combler le trou laissé par l'enfance.

     

    ALICE MILLER.

     

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    "J'oscille entre un désespoir immense, inconsolable, et une grande colère.

    Je veux cracher au visage de ce salaud tout ce que j'ai sur le cœur. Je n'ai plus rien à perdre.

    J'ai disparu de la terre, il y a quinze ans, pour chevaucher du vent ; à présent, je n'ai plus de place nulle part,

    je suis un revenant, un fantôme. Si j'en réchappe, on me prendra pour un menteur, un affabulateur ;

    ou alors on me croira et on rira aux larmes de ma naïveté. Je n'ai pas forcément envie d'en réchapper".

     

    Tout le reste de l'année 93, nous avons joué au gendarme et au voleur, Jo et moi.

    Je parlais de porter plainte, et il accourait.

    J'avais trouvé un studio et je percevais une petite pension d'invalidité.

    C'était un premier pas vers la réinsertion, mais j'étais conscient que mon rétablissement matériel

    et psychologique, s'il était encore possible, passait par la récupération d'une partie au moins

    des sommes considérables que j'avais englouties dans l'Ordre.

    En janvier 1994 intervient l'épisode de la lettre circulaire qui va précipiter les hostilités.

    Un couple de l'Ordre, ou plutôt en rupture avec l'Ordre, adresse à tous les membres une lettre

    dénonçant les supercheries et les magouilles financières de Jo.

    Vous connaissez désormais la suite.

     

     

     

    53 hommes, femmes, enfants sont morts dans des circonstances atroces.

    Cinquante trois êtres que j'ai connus pour la plupart et sincèrement aimés.

    Comme moi ils ont répondu à une convocation de Jo Di Mambro.

    Comme à l'habitude, il leur a annoncé une réunion urgente :

    les maîtres avaient appelé, leur message était d'une importance vitale.

    Ils sont venus de France, du Canada, des Antilles, ils ont obéi aveuglément.

    Les cérémonies qui se sont déroulées à Cheiry, nous les connaissons bien.

    Cette entrée dans le sanctuaire, tous revêtus de la cape de l'Ordre du Temple, les chants liturgiques,

    l'apparition du maître, l'exaltation et les frissons qui nous saisissaient.

    Je peux m'y revoir. La terrible différence, c'est que cette fois-ci, le message  a été lancé  :

    l'heure du départ, du "transit" comme nous le disions avait sonné.

    Jo avait toujours parlé d'un passage paisible et serein.

     

     

     

    Et voici que ce chemin mène aux corps criblés de balles dans le sanctuaire de la ferme de Cheiry,

    à ces corps d'enfants abattus en Suisse comme au Canada.

    Voici que ces capes de cérémonies, dont tous étaient si fiers,

    ces capes qui distinguaient les "élus", n'apparaissaient plus que comme des oripeaux dérisoires

    couvrant des corps aux têtes enveloppées dans un sac-poubelle.

    C'est dans ces cendres fumantes des chalets incendiés que se terminait une aventure qui se voulait lumineuse.

    Ils étaient cinquante-trois. J'aurais dû être compté parmi eux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le psychanalyste Guy Corneau est décédé.

    "Quelles traces d'amour a-t-on laissées ?"

    C'est sans doute la seule question qui compte, disait Guy Corneau dans l'un de ses livres.

    Il s'est éteint le 5 janvier à l'age de 65 ans deux semaines à peine après sa sœur l'artiste Joann "Corno".

    Que dire en quelques lignes du parcours de cet insatiable défricheur, psychanalyste,

    homme de théâtre et de spectable, auteur, conférencier.

     

    Résultat de recherche d'images pour "guy corneau"

     

    Originaire de Chicoutimi, il s'est fait connaître en 1989

    avec la publication de son premier livre, Père manquant, fils manqué,

    qui a été traduit dans plusieurs langues.

    Cet ouvrage, devenu succès de librairie, explore le mal-être masculin.

    Il a trouvé écho auprès de toute une génération d'hommes.

     

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    "Pour les gens comme moi,

    Internet est à la fois le naufrage et le radeau :

    on se noie dans la traque, dans l'attente ;

    on surnage dans le virtuel,

    on s'accroche aux présences factices qui hantent la Toile,

    au lieu de se déliter on se relie.

     

    Ne serait-ce que la petite lumière verte qui indique que l'autre est en ligne !

    Ah ! La petite lumière verte, quel réconfort, je me souviens !

    Même si l'autre vous ignore vous savez où il est :

    il est là, sur votre écran,

    il est en quelque sorte fixé dans l'espace, arrêté dans le temps.

     

     

    Peut-être qu'il regarde ce que vous faites, lui aussi caché derrière le mur ?

    Et quand il n'y est pas, vous le suivez grâce à l'indication horaire de sa dernière connexion.

    Vous savez à quelle heure il s'est réveillé, par exemple,

    puisque regarder son mur est de toute évidence son premier geste.

    A quel moment de la journée ses yeux se sont posés sur telle photo qu'il a commentée.

    S'il a eu une insomnie au milieu de la nuit.

     

    Tantôt on est l'araignée, tantôt le moucheron.

    Mais on  existe l'un pour l'autre, on est reliés par la religion commune.

    A défaut de communier, ça communique.

     

    Bien sur que ça fait mal aussi, oui bien sûr :

    l'autre est en ligne, mais pas avec vous.

    Ainsi la petite lumière verte me  maintenait en vie comme un fil de perfusion,

    une bouffée de Ventoline, je respirais mieux.

     

    C'était moi l'enfant, il n'y a pas d'âge pour être petite.

    Un enfant, c'est quelqu'un qui a besoin qu'on s'occupe de lui,

    c'est quelqu'un qui veut qu'on le berce".

     

     

     

     

     

    Cet article, extrait du livre de  Camille Laurens, "celle que vous croyez"

    je le dédie à Laurent et Mr JPB....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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