•  

    Ils pensent beaucoup plus à moi que je ne pense à eux.

    Je tiens plus de place dans leur vie qu'eux dans la mienne.

    Si les patients pouvaient poser toutes ces questions, je suis sure que pour beaucoup elles se résumeraient à :

    vous arrive t-il de penser à moi ?

     

     

     

    Nous voulons avoir de l'importance dans l'esprit du patient.

    Freud a souligné que le thérapeute devait occuper dans l'esprit du patient

    une place à ce point importante que l'interaction entre patient et thérapeute

    puisse influer sur la symptomatologie du patient,

    c'est à dire que la psychonévrose soit graduellement remplacée par une névrose de transfert.

    Nous voulons que la séance de thérapie soit un des évènements les plus marquants de la vie du patient.

     

     

     

     

    Bien que notre but ne soit pas d'éliminer les sentiments profonds qu'éprouve le patient à l'égard du thérapeute,

    il y a des moments où les sentiments de transfert sont trop dysphoriques,

    des moments où le patient est tellement tourmenté par ses sentiments envers le thérapeute

    qu'une certaine décompression devient nécessaire.

     

    Je peux aussi me référer à ma propre expérience de patient, en tenant ce genre de propos :

    "je sais que cela paraît injuste et inéquitable à vos yeux de penser à moi plus que je ne pense à vous,

    de poursuivre de votre côté de longues conversations avec moi entre les séances

    sachant que je ne vous parle pas de la même manière en imagination.

    Mais c'est la nature du processus thérapeutique,

    je l'ai vécu moi-même lorsque je suivais une thérapie,

    quand j'étais assis dans le fauteuil du patient et que j'aurais voulu que le thérapeute pense à moi."

     

    IRVIN YALOM

    L'ART DE LA THERAPIE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Certaines lignes d'écoute téléphonique sont ouvertes 24h/24 et tous les jours

    (ex. Alcooliques anonymes).

    D'autres ont des horaires d'ouverture et de fermeture.

     

     

    L'Aide en Ligne....

     

     

    Une ligne d'écoute ouverte tout le temps suscite d'autant plus le fantasme de la mère trop bonne,

    entièrement disponible et toute puissante car non humaine.

    Elle ne dort pas, ne mange pas, elle est toujours en attente de l'appel, derrière son téléphone.

    Même la nuit elle veille.

     

    L'enjeu est donc de créer un espace de parole au téléphone suffisamment confortable,

    mais pas trop, pour que l'appelant n'y rencontre pas une mère trop bonne

    et ne s'y installe pas de manière répétée.

     

     

    Outre le soulagement momentané, la possibilité de désamorcer un passage à l'acte

    ou encore d'élaborer quelque chose, il semble que le principal enjeu soit de permettre

    un passage au téléphone vers la rencontre réelle :

    téléphoner est devenu le prélude à la rencontre ou à la demande.

     

    Le psychologue aide à réussir à franchir le cap d'aller plus loin dans sa démarche

    et dans la rencontre avec un autre professionnel en face-à-face.

    En quelques minutes, le psychologue doit donner le goût d'aller ailleurs pour encore mieux avancer.

    Répondre au téléphone au sein d'une ligne d'écoute n'a rien d'évident :

    désamorcer des chantages au suicide,

    ne pas tomber dans les pièges de l'imaginaire ou de la position du sauveur etc...

    en font un exercice clinique très complexe mais possible.

     

    L'écoute téléphonique ne peut s'envisager comme une fin en soi.

    Elle ne peut être que prélude. C'est un début.

    Toute rencontre avec un psychothérapeute  ou un psychanalyste

    commence généralement par emprunter la voie des ondes avant de s'incarner dans une rencontre des corps.

    La ligne est donc un premier fil tendu.

    Reste à en définir la direction.

     

    "LA CLINIQUE DU BOUT DU FIL"

    Aurélie Capobianco

    Julie Gonzalez.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Une image hante la psychanalyse ; celle d'un Freud sévère et triste,

    la bouche tombant vers le bas comme sur les masques des tragédies grecques.

    Il souffrait alors d'un cancer qui lui rongeait la mâchoire, mais beaucoup l'ignorent.

    Et cette image partout reproduite a contribué à imposer une identité de l'analyste qui lui colle à la peau :

    celle d'un personnage glacé et distant qui ne répond que rarement, voire jamais, aux questions qu'on lui pose,

    et qui s'adresse souvent à ses patients comme un parent condescendant.

     

    La psychanalyse

     

    Cette image correspond elle à la réalité ?

    Toujours, non, mais reconnaissons le, souvent.

    La froideur serait elle aussi nécessaire aux psychanalystes pour traiter les blessures de l'âme

    que les masques et les gants stériles aux chirurgiens pour guérir celles du corps ?

     

    FRADGMENTS D'UNE PSYCHANALYSE EMPATHIQUE

    SERGE TISSERON.

     

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    Mais qu'est ce que c'est vraiment qu'une psychothérapie ?

     

    (Explication très claire de Chantal Rialland)

     

     

     

     

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    Malgré l'urgence, ce n'est pas évident de franchir le seuil d'un cabinet d'analyste.

    Il faut mettre son orgueil dans sa poche et s'avouer que seul, on ne s'en sort plus,

    qu'on a besoin de l'aide d'un tiers.

    Ce n'est pas facile.

     

    Y aller ou pas ?

     

     

    Ensuite on ressent une certaine appréhension :

    comment va être le psy, comment se passe une séance, que faut-il dire ?

    Mais généralement, à la fin de la première séance, on éprouve du soulagement :

    d'avoir commencé une mise en mots de sa souffrance,

    une mise en ordre de son histoire,

    d'avoir été écouté par quelqu'un de pleinement présent qui ne juge pas,

    qui donne du poids à nos mots ou nous en allège.

     

    L'EFFET DIVAN

    VALERIE BLANCO.

     

     

     

     

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    La psychothérapie relève de l'art autant que de la science.

    Lorsqu'il est face à son patient, le thérapeute est un artisan sinon un artiste.

     

     

    Il travaille avec son intuition, sa sensibilité, sa capacité d'empathie et sa créativité.

    Il est dans une attitude fondamentale de compréhension,

    faite d'accueil inconditionnel, d'écoute bienveillante, de résonnance et de reflet,

    d'ouverture à l'autre autant qu'à ses propres réaction affectives.

    Ce qui compte avant tout, c'est son aptitude à être en relation profonde avec l'enfant intérieur du patient,

    à établir avec lui un lien de sécurité, de confiance et d'humanité.

     

    Un amour qui guérit

    Jenny Locatelli

    Edmond MARC

     

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