• Ma mère et (moi)

     

     

     

    La mère narcissique phalloïde est une femme bien entendu castratrice,

    profondément haineuse , sans cesse évitant la dépression qu'elle frôle,

    avide de posséder ses proies jusqu'à en disposer mortes,

    et capable d'utiliser ses propres enfants comme otages, instruments de vengeance et projectiles téléguidés.

     

    La vérité n'importe pas au pervers narcissique.

    Tout en masques et faux-semblants, couvert de vernis,

    il n'a que faire de la vérité : moins exigeantes et plus avantageuses sont les apparences.

    Ce qui compte pour lui n'est pas d'être ni même d'avoir, c'est de paraître.

    Le terrain de prédilection, l'instrument majeur de la perversion narcissique, c'est la parole.

    On est surpris de constater à quel point la sottise de quelques uns

    se montre capable de freiner et de ligoter les capacités de clairvoyance et de créativité d'autrui.

    (C'est sordide, mais tellement étrange, qu'il faut le constater pour le croire).

    Tout noyau pervers est un poison.

    Il opère comme un poison : il contamine, pompe les énergies autour de lui, dégrade et disqualifie.

    Ce qu'il fait peut être de pire est de disqualifier les uns par les autres.

    Quoi de plus déroutant pour l'esprit qu'une folie si minutieusement et trompeusement travestie ?

    Et si gravement anti thérapeutique ?

    Et si radicalement antipsychanalytique ?

     

     

     

     

    Ma mère et (moi)

     

     

     

     

    L'objet d'une prédation ne peut être que proie ou pigeon.

    Le Pervers Narcissique a besoin de public et de proies.

    Il en trouve.

    Cet objet de la perversion narcissique est interchangeable :

     rien de plus et rien de moins qu'une marionnette.

    Ses contours sont certes reconnus.

    Mais non sa réalité intime, ni ses désirs propres, ni son narcissisme, ni sa part de mystère.

    Il n'est pas objet libidinal, même pas objet de haine (pas si sûre)

    et surtout pas d'identification proprement dite.

    L'objet du pervers narcissique ne sera donc pas dénié dans son existence, mais dans son importance ;

    il n'est supportable que s'il est dominé, maltraité, sadisé et par dessus tout maîtrisé.

     

    Reconstruction de la victime

    Il nous est arrivé de consacrer des soins infinis à panser chez nos patient(e)s

    leur narcissisme très tôt meurtri par les manœuvres délétères et disqualifiantes

    de parents pathologiquement narcissiques ;

    rien n'est plus important alors que d'aider les patients

    à reconstituer -à constituer- la peau déchirée de leur moi.

    Encore heureux s'ils n'ont pas été à tout jamais délités !

    Même des sujets déjà mûrs ne sortent jamais indemnes des serres d'une phalloïde narcissique.

     

    Monsieur Paul-Claude RACAMIER

    Les Perversions Narcissiques.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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