•  

    La personne qui est parvenue à un arrangement avec sa rage

    a l'impression nouvelle qu'elle va pouvoir mieux vivre sa vie.

    Pourtant, un  beau jour, il suffit d'un mot, d'un regard, d'une intonation,

    de l'impression d'être manipulée ou sous estimée,

    pour que sa rage s'accumule de nouveau.

     

    Alors le vieux reste de souffrance qui couvait s'enflamme.

    On peut comparer aux ravages d'une bombe à fragmentation

    la rage résiduelle consécutive à d'anciennes blessures.

    Une fois les éclats enlevés, il demeure néanmoins de minuscules fragments qui vont,

    en certaines occasions, réveiller la douleur et faire souffrir

    comme le ferait la blessure originelle, comme si la rage était en train de monter.

     

     

    Ce n'est pourtant pas cette fureur originelle qui est en cause,

    mais de toutes petites particules qui en sont issues,

    des substances irritantes demeurées dans la psyché, impossible à extraire complètement.

    La douleur qu'elles provoquent est presque aussi intense que celle de la blessure d'origine.

    La personne se contracte dans la crainte de cette souffrance, ce qui a pour résultat d'aggraver celle-ci.

    Elle va manœuvrer sur trois fronts :

    essayer de maîtriser l'événement extérieur,

    tenter de contrôler la douleur qui émane de la vieille douleur interne

    et essayer de se mettre à l'abri en fonçant la tête la première sur une position de repli psychologique.

     

     

    C'est trop demander à une seule personne.

    D'où la nécessité impérative de s'arrêter au beau milieu de tout cela

    et de se retirer dans la solitude de la montagne afin de s'occuper d'abord du plus ancien événement,

    ensuite du plus récent, de décider de l'attitude à adopter

    et de rentrer au bercail pour y agir dans la dignité.

     

    Personne ne peut échapper à son histoire.

    Il est possible de repousser celle-ci à l'arrière plan, mais elle n'en sera pas moins toujours présente.

    Pourtant en agissant ainsi, vous pouvez surmonter votre rage.

    Les choses finiront par se calmer peu à peu et tout ira bien.

    Pas très bien, bien.

    Vous pourrez aller de l'avant. 

    La rage ne s'en va pas toute seule, comme un calcul rénal, si l'on attend suffisamment longtemps.

    Il faut faire ce qu'il faut.

    Alors elle disparaîtra et votre vie sera plus créatrice.

     

    Clarissa Pinkola Estes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  •  

     

    Le terme d'anxiété sociale employé en psychologie

    désigne la gêne ressentie par un individu lorsqu'il se retrouve dans une situation sociale.

    Il recouvre d'une part le trac et d'autre part les formes plus sévères

    comme la phobie sociale et la personnalité évitante.

     

    L'Anxiété sociale...

    Tellement ça....

     

    "J'ai le sentiment d'être l'objet de l'attention d'autrui

    et je crains d'avoir un comportement qui dénote

    ou de présenter des signes physiques qui viendraient témoigner de mon embarras.

    Cette sensation est liée à l'importance du regard que j'attribue à l'autre

    mais aussi à l'image que je pense donner de moi-même ;

    un peu comme si je passais mon temps à faire mon autocritique, forcément négative".

     

    Ce sentiment de honte traduit une anxiété d'interaction sociale

    qui provoque la crainte d'avoir un comportement inadéquat,

    de ne pas dire ce qu'il faudrait, de ne pas être à la hauteur ou bien à sa place.

     

    STEPHANE ROY

    "Les Psys se confient".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • "La représentation négative, dépressive de soi, dont de plus en plus de personnes souffrent et se plaignent à l'heure actuelle, ,'a strictement rien à voir avec la réalité. Elle ne se justifie par aucun défaut visible, objectif, que ce soit la beauté physique, la santé, le travail, l'intelligence ou la richesse. Elle n'a pas pour origine le manque réel de quelque chose ou de quelqu'un, qui serait concrètement repérable et réparable. Elle ne reflète pas ce qu'est le sujet vraiment, mais ce qu'il croit, ce qu'il s'imagine être, ce qu'il fantasme, sous le prisme déformant du petit garçon ou de la petite fille intérieure. Ce n'est donc pas l'adulte qui se perçoit à l'aide de ses propres yeux d'homme ou de femme, mais l'enfant en lui qui l'observe et le juge sans indulgence. D'où l'inutilité fonciere de s'épuiser à "réparer" ces prétendues insuffisances ou disgrâces par des mesures extérieures : changement impulsif d'emploi, de résidence ou de partenaire, recours à la chirurgie esthétique....

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  •  

    C'est parce qu'il a existé un jour un cordon ombilical d'amour entre la mère et son petit

    que celui-ci, devenu grand, ne tremblera plus à l'idée d'être rejeté.

    Du coup, plus personne n'agitera, pour le manipuler, l'épouvantail de l'abandon !

     

    Rejet et Abandon

     

     

    Tous les enfants qui ont eu à souffrir dans leur enfance de mésententes entre leurs parents

    présentent la même peur d'être abandonnés, le même tableau de dépendance affective,

    le même défaut d'amour de soi. Ne se croyant pas le fruit de l'amour,

    ils ne s'autorisent pas à s'aimer sainement, faute d'exemple.

     

    On a toujours tendance à se comporter à l'égard de soi-même

    comme on a été traité auparavant.

     

    Mr Moussa Nabati

     

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  •  

    LES NON DITS, LES EMOTIONS REFOULEES.

     

     

    Cette souffrance non dite, non mise en mots,

    souvent parce qu'on n'a pas trouvé comment la dire ou que, socialement il a bien fallu la taire,

    cette souffrance du parent ou du grand parent,

    comme le clivage ainsi constitué,

    sont deux composantes essentielles de la dynamique du secret nocif, taraudeur

    et dont le fait caché fini souvent par devenir répétitif tel un ressac.

     

    Anne Ancelin  Schützenberger

     

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  •  

    La blessure émotionnelle la plus profonde.

     

    Il y a des blessures qui ne se voient pas mais qui peuvent s'enraciner profondément dans notre âme

    et coexister avec nous pour le reste de nos jours.

    L'une de ces blessures émotionnelles parmi les plus profondes est le rejet.

    Elle se met en place très tôt dans la vie de l'enfant.

    Quiconque en souffre se sent rejeté en son for intérieur,

    et interprète tout ce qui arrive dans son entourage à travers le filtre de cette blessure.

    Il se sent rejeté dans certaines situations alors que ce n'est pas le cas.

    Selon Lise Bourbeau, la blessure de rejet est vécue avec le parent du même sexe.

     

    Le Rejet....

     

    Rejeter signifie s'opposer, mépriser ou dénier.

    On peut aussi le traduire par "ne pas aimer" quelqu'un ou quelque chose. 

    Afin d'éviter sa blessure, l'enfant va se créer un masque, celui du fuyant.

    Il n'est donc pas rare, qu'il s'invente un monde imaginaire.

    Il pense ne pas être assez important pour avoir le droit à une place,

    il aura aussi tendance à se croire nul, sans valeur.

    Une des caractéristiques du fuyant est  de se dévaloriser sans cesse.

    Il aura du mal à croire qu'un autre puisse l'aimer. 

    Cette situation l'amène à une recherche constante de la reconnaissance des autres,

    une reconnaissance très difficile à rassasier.

     

    Le fuyant a aussi peur du jugement car synonyme de rejet selon lui.

    En plus de sa peur de prendre trop de place, de gêner les autres,

     il est  pétrifié par le fait de commettre une erreur.

    Afin d'éviter cette peur, il aura tendance à être perfectionniste.

     

    Mais derrière ce masque se cache une personne débrouillarde,

    dotée d'une bonne capacité de créer, d'inventer et d'imaginer.

    Une personne efficace et attentionnée aux détails, apte à réagir et à faire ce qu'il faut

    lorsqu'une situation l'exige.  Elle possède une aptitude particulière à travailler seule et être autonome.

     

    La blessure de rejet se guérit en apportant une attention toute particulière à l'estime de soi.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    nevrose, ce qui me parle

     

    étaler ses malheurs, non pas à plaisir comme on le croit,

    mais pour apitoyer autrui et éprouver la sensation d'être aimé.

    Cela peut couvrir une très large gamme :

    exagérer ses ennuis,

    inventer des accidents ou des anicroches,

    transformer une maladie en catastrophe,

    déclencher et entretenir inconsciemment de nombreuses maladies psychosomatiques.

     

     

     

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    Une personne qui souffre de sentiments de culpabilité dépend de l'opinion des autres.

    Elle vit en fonction de l'opinion des autres.

    Elle éprouve immédiatement de l'angoisse si elle croit qu'on a d'elle une opinion défavorable.

     

    angoisse et sentiment de culpabilité

                                                       

     

    L'angoisse et le sentiment de culpabilité sont frères jumeaux.

     

    Symptômes :

    *sensations d'être toujours fautif

    *peur d'être rejeté, blâmé, critiqué

    *sensations fréquentes ou permanentes d'être rejeté

    *soulagement dès qu'on a la sensation d'être pardonné ou accepté

    *vivre en fonction de l'opinion d'autrui

    *sensation permanente d'avoir des comptes à rendre

    *besoin d'être admiré, de recevoir des marques extérieures d'affection ou d'amour

    *sentiment d'infériorité, de timidité.

     

     

     

     

     

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    La Haine ne rend pas malade.

    C'est vrai de la haine refoulée, déconnectée,

    mais non du sentiment vécu consciemment et exprimé.

     

    La Haine

     

    Adultes, nous n'éprouvons de la haine que lorsque perdure une situation

    où l'expression de nos sentiments nous est refusée.

    Dans cet état de dépendance, nous commençons à haïr.

    Dès que nous en sortons, dès que nous nous délivrons de cet esclavage, la haine s'évanouit.

    Mais tant qu'il demeure, il ne sert à rien de s'interdire de haïr, comme le prescrivent toutes les religions.

    Il faut comprendre ce qui se passe pour pouvoir adopter ce comportement qui nous libère

    de la dépendance génératrice de Haine.

     

    ALICE MILLER.

     

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    Lorsque je repense  à la peur panique lorsqu'il s'agissait de répondre en classe à haute  voix,

    de donner mon avis lors d'un choix de sortie entre amis,

    d'oser dire non à une demande que je ne pouvais satisfaire...

     

     

    Toutes ces situations prennent des formes différentes mais racontent la même histoire :

    la crainte de paraître ridicule et d'être rejeté.

     

     

    Stéphane Roy : Les psy se confient.

     

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    Introduction

     

    Avant tout il faut dire et redire, qu'il serait absurde de chercher des responsables.

    Nul n'est responsable des circonstances,

    et une mère et un père n'y peuvent rien si ces circonstances les ont obligés à devenir névrosés.

    Il est trop facile de chercher des boucs émissaires.

    Un parent névrosé est un état de fait, en même temps,

    une circonstance malheureuse qui oblige l'enfant à survivre.

     

     

     

     

     

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    Le sujet qui ne peut s'aimer lui même,

    c'est à dire qui est incapable de s'alimenter narcissiquement de l'intérieur,

    se tourne obligatoirement vers les autres et le dehors.

    Il tentera de s'éloigner, de fuir d'abord toutes les situations

    et les personnes qui risquent de lui rappeler

    ou de lui faire vivre son manque matriciel premier,

    la solitude, la séparation, l'inattention, le conflit, l'indifférence.

     

     

    Il se mettra ensuite à mendier de l'amour,

    poussé par une intense faim, une extrême soif,

    le besoin vital d'être aimé,

    entendez par là, la nécessité de retrouver la matrice d'où il avait été éjecté

    avant d'avoir fait son plein.

     

    Monsieur MOUSSA NABATI.

     

     

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