• Le Clivage....

     

     

    Le déni protège de la souffrance

    en l'isolant des mécanismes psychiques qui pourraient permettre de l'affronter et de la surmonter.

    S'opère ainsi un clivage (séparation de la réalité psychique en deux parties)

    entre ce qui continue à vivre, donc à faire mal et ce qui est refusé pour ne pas souffrir.

     

     

    Exemple : une fillette qui n'a ni la maturité psychique ni le soutien familial adapté,

    ne peut se protéger que par le clivage. Elle se protège de l'évènement impensable,

    lui ôte tout caractère douloureux et peut ainsi reprendre le cours de sa vie.

    Du moins le croit-elle.

    Jusqu'au jour où une autre situation, analogue ou proche,

    viendra lui rappeler les émotions qu'elle n'avait pu ressentir et elle s'effondrera.

     

     

    Le Clivage....

      

      

    Le clivage et le déni de souffrance ou de réalité qu'il opère

    sont des moyens de survivre à la violence d'un traumatisme.

    Cela peut permettre de survivre mais en en payant le prix,

    qui peut être terrible au niveau de l'équilibre et de la richesse psychiques.

    S'il se bétonne et se rigidifie, surtout dans le contexte d'une famille déséquilibrée ou déstabilisée,

    le clivage est un mécanisme dangereux qui peut effectivement conduire à une organisation délirante.

    Certains traumatismes sont tels qu'on ne peut les affronter sans clivage.

     

    Mais il faut en sortir.

    Il faut pouvoir souffrir, accepter, élaborer, surmonter et dépasser la souffrance.

    En déniant ce qu'on n'est pas en mesure de supporter,

    on s'épargne une partie de la douleur et des chagrins qu'on n'est pas en mesure d'éprouver.

    Mais les émotions et les pensées déniées restent intactes

    et peuvent exploser si une situation nous les fait revivre.

    On ne s'en sort qu'en vidant l'abcès.

    Plus le clivage est ancien, plus il peut s'être rigidifié, solidifié, enkysté.

    Certes il nous protège de ce que nous ne pouvons supporter mais en le gardant intact,

    telle une vraie bombe à retardement.

     

    SOPHIE CARQUAIN, MARYSE VAILLANT

    RECITS DE DIVAN, PROPOS DE FAUTEUIL.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Responsable oui ! Coupable, non !Le poids du passé »
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