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    La Catharsis

    Toute méthode thérapeutique

    qui vise à obtenir une situation émotionnelle telle que

    cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène..

     

     

    A un premier niveau, le patient acquiert une libération émotionnelle

    des sentiments et des attitudes qu'il a réprimés.

    Il est souvent possible d'observer la détente physique,

    la libération de la tension physique qui accompagne la catharsis.

    Une fois libéré de ses sentiments créateurs de tension,

    le patient est enclin à se sentir plus à l'aise et plus objectif avec lui-même et avec sa situation.

    Ce sont les valeurs de la catharsis qui la rendent véritablement thérapeutique dans la relation d'aide.

    L'aidant s'efforce de créer une atmosphère libératrice dans laquelle l'individu peut s'exprimer.

    Le patient découvre que la libre expression lui procure la libération de nouvelles forces en lui-même,

    forces qui auparavant avaient été utilisées à entretenir des réactions de défense.

    Même si la consultation ne va pas plus loin que cette phase d'expression libre,

    elle est utile et constructive.

     

     

    La Catharsis

    Article extrait du livre de Carl Rogers

    "La relation d'aide et la psychothérapie"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Mon expérience m'a conduit à reconnaître

    que des patients dépendants ou profondément régressés

    peuvent en apprendre plus à l'analyste sur la première enfance

    que ce qu'il peut tirer de l'observation directe des nourrissons

    et du contact avec des mères qui s'occupent de leur nourrisson.

     

    Toutefois,

    le contact clinique avec les expériences normales et anormales de la relation mère-nourrisson

    influence la théorie analytique du psychanalyste, étant donné que ce qui se passe dans le transfert

    (dans les phases de régression de certains patients)

    est une expression de cette relation mère-nourrisson.

     

     

    Les patients en analyse qui régressent dans le transfert jusqu'à un sérieux état de dépendance

    comblent cette lacune

    en dévoilant au cours de ces phases de dépendance leurs attentes et leurs besoins"

     

    DONALD W.WINNICOTT

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  • Quand et comment se temine une analyse ?

     

     

     

    "Voilà une immense question débattue depuis l'avènement de la psychanalyse.

    Freud a écrit un texte célèbre : "Analyse terminable et interminable"

    mais depuis beaucoup d'encre a coulé et la question reste irrésolue.

    Une des tâches de l'analyse est de renvoyer au patient

    le fait qu'il est son propre médecin mais aussi son propre bourreau.

    Le mouvement de réappropriation de sa capacité d'auto guérison intérieure

    est probablement interminable car c'est aussi essentiel qu'aimer ou respirer.

    Ensuite, je pense qu'il y a clairement des temps dans l'analyse.

    Si on parle du point de vue de la rencontre, c'est à dire de ce que nous appelons le transfert,

    sans doutes y a t il, comme dans toutes relations, un début, une acmé et une fin, à déterminer ensemble.

    La capacité d'exploration de ce thérapeute là avec ce patient là du champ psychique n'est pas inépuisable,

     à moins qu'ensemble ils ne fassent preuve d'une métamorphose,

    mais cela supposerait d'une certaine manière que le patient soit guéri.

    C'est la raison pour laquelle il est parfois bénéfique de faire plusieurs tranches d'analyse,

    avec des thérapeutes, et des approches, différentes.

    Il faut dire aussi que, malheureusement, beaucoup d'analyses s'arrêtent prématurément

    au seuil de prises de consciences cruciales.

     

    Quand la souffrance qui a conduit le patient en analyse s'est atténuée,

    il se sent suffisamment de force pour partir.

    Mais il ressemble à un crabe en période de mue dont la carapace est trop tendre.

    C'est souvent encore un peu tôt.

    Seulement il est difficile pour un analyste de l'exprimer, car sa réserve risque d'être entendue comme un

    "Vous n'êtes pas encore sortie d'affaire" alors que le patient l'est,

    mais il a encore besoin d'une surface de protection.

    Parfois, dans ces moments de fin d'analyse, le thérapeute se prend un paquet d'affects négatifs,

    qu'il faut là aussi dépasser et comprendre.

    Il faudrait avoir la sagesse de s'accorder de part et d'autre le temps de travailler  les fins d'analyse.

    Même dans ce cas, on ne saura peut être toujours pas ce que c'est une fin".

     

    ANNE DUFOURMANTELLE

    "SE TROUVER".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Si le patient est prêt à accepter cette vérité d'un genre bizarre

    que ce dont il n'a pas encore fait l'épreuve s'est cependant produit dans le passé,

    la voie est alors ouverte pour que l'angoisse disséquante soit éprouvée dans le transfert,

    en réaction aux faillites et aux erreurs de l'analyste.

    Le patient peut se débrouiller avec ces erreurs, quand elles sont à dose raisonnable ;

    quant à chaque faillite technique, le patient peut la mettre au compte du contre-transfert.

    Autrement dit, il recueille peu à peu la faillite originelle de l'environnement facilitateur

    dans l'aire de son omnipotence et dans l'expérience de l'omnipotence propre à l'état de dépendance

    (fait transférentiel).

     

     

    Tout cela est très difficile, c'est douloureux, cela prend du temps

    mais en tout cas ce n'est pas vain.

     

    (Je confirme - FAUSTINE)

     

    D.W.WINNICOTT

     

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