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    La dépendance affective.

     

    La dépendance affective débute très tôt, alors que l'enfant vit un manque affectif avec un parent.

    L'affection qu'il recherche ne lui est pas apportée par ce parent.

    L'enfant croit que ce manque lui est imputable,

    c'est à dire qu'il n'est pas assez aimable pour avoir de l'attention, de l'amour.

     

    Un train peut en cacher un autre...

     

    Pour survivre à la douleur qu'il vit, il décide d'adopter un comportement qui n'est pas le sien.

    Il tente de devenir ce qu'il croit que son parent aimerait qu'il soit

    ou il se révolte et devient le contraire de ce que ce parent aimerait.

     

    Il se trouve un dérivé physique par exemple un aliment sucré ou un jeu vidéo

    qui lui apporte une illusion de plénitude pour remplir le vide ressenti par son manque d'estime de lui-même.

    Voilà pourquoi, devenu adulte, cet enfant continue de chercher l'amour à l'extérieur de lui

    et développe des dépendances physiques.

    Nous savons donc que cette personne vit un manque profond au niveau de l'amour et de l'estime d'elle-même.

     

    La personne dépendante est en général une personne hyperémotive ;

    elle vit beaucoup d'attentes, d'émotions et de peurs.

    Elle sent un vide important et recherche inconsciemment la présence constante des autres.

    Il est impossible de recevoir toujours d'autrui une attention continuelle et même si elle l'obtenait,

    sa satisfaction ne serait que temporaire, puisque c'est toujours à recommencer.

    En plus d'être dépendant de la présence et de l'attention des autres,

    on peut dépendre des  compliments ou de la reconnaissance des autres pour se croire aimable.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    RECONNAITRE SA SOUFFRANCE

     

    La répétition de nos schémas de vie

    est le point de départ de toute, ou presque, démarche thérapeutique et de développement personnel.

    Prendre conscience de ce phénomène qui nous empêche d'avancer,

    c'est déjà admettre la possibilité du changement.

    Mais ce n'est pas aisé, car cela revient à accepter que quelque chose agit en nous, malgré nous,

    et que nous avons besoin d'aide pour le dépasser.

    Etes-vous prêt à reconnaître votre part d'impuissance et de fragilité ?

     

    Thérapie-Tsunami

     

    ADMETTRE SA PART DE RESPONSABILITE

     

    Décider de changer consiste à vouloir redevenir acteur de sa vie, donc à sortir du statut de victime.

    Et à admettre qu'il est impossible de vouloir changer les autres

    autant qu'il est vain d'espérer qu'ils nous changent ;

    se laisser changer par l'extérieur c'est, au mieux, s'adapter, et au pire, se soumettre au désir d'autrui.

    Le seul changement possible et souhaitable porte sur soi-même.

    Etes-vous prêt à sortir de la plainte ?

     

    ---------------

     

    SE CONFRONTER A L' INCONNU

     

    Même lorsque nous sommes insatisfaits ou malheureux,

    il semble souvent plus simple de continuer sans rien changer à notre vie

    plutôt que de risquer de tout chambouler.

    Car les stratégies de préservation que nous mettons en place, aussi bancales soient-elles,

    nous offrent le confort de l'habitude.

    Oser s'aventurer sur la voie du changement, c'est oser dépasser sa peur de l'inconnu :

    comment Est-ce que je vivrai sans cette douleur devenue, d'une certaine façon identitaire ?

    Et qu'est ce que je vais découvrir de moi, de mon passé, de mes failles ? 

    Nous redoutons de voir apparaître une autre personne en nous,

    alors que ce que nous trouverons sera bel et bien nous,

    mais sous des aspects, avec des forces, des limites que nous ignorions jusque-là.

     

    Etes-vous prêt à sortir de votre routine ?

     

    ---------------

     

    QUITTER CERTAINES LOYAUTES

     

    Dans ce processus de découverte de soi,

    nous prenons conscience de schémas dans lesquels nous nous sommes enfermés,

    d'injonctions auxquelles nous nous sommes soumis, de rêves ou d'idéaux que nous nous sommes imposés,

    de loyautés parentales ou trans générationnelles que nous avons entretenues.

    Devenir soi, c'est accepter de lâcher ses loyautés,

    de ne pas rester conformes à ce que nous pensons que nos parents attendent de nous,

    de bousculer l'image que nous avons de nous-mêmes et celle que les autres ont de nous

    afin de trouver notre propre voie de réalisation.

     Etes vous prêt à risquer de (vous) déplaire ?

     

    ---------------

     

    BOUSCULER  SON QUOTIDIEN ET SA VISION DU MONDE

     

    Tout changement individuel induit un changement spirituel,

    car toute remise en question de soi sérieuse entraîne une nouvelle lecture du monde :

    nos sensations, nos émotions, nos valeurs, nos croyances,

    notre façon d'envisager les relations sont chamboulées.

    Or, cette "révolution" ne se fait pas en une semaine ni dans la tranquillité !

    Elle nécessite à la fois de l'engagement, de l'énergie, des concessions,

    beaucoup de doutes, de résistances, et parfois des changements dans notre mode de vie et dans nos relations.

    Etes-vous prêt à voir vos certitudes ébranlées ?

     

     ---------------

     

    ADMETTRE QU'ON NE PUISSE PAS TOUT CHANGER 

      

    Le travail thérapeutique permet de se découvrir plus riche de ressources,

    mais, dans le même temps, de constater nos limites.

    Nous devenons plus grands mais pas tout puissants.

    C'est comme un peintre qui, après avoir utilisé seulement trois couleurs pendant des années,

    découvre peu à peu qu'il en a une vingtaine à sa disposition :

    sa palette s'est élargie, ses chances de faire le tableau rêvé sont plus grandes,

    mais il rencontrera toujours les limites de son savoir faire et de son inspiration.

    Etes-vous un prêt à toucher vos véritables limites ?

     

     

     ---------------

     

    PRENDRE EN MAIN SA THERAPIE

     

     

    Beaucoup de patients estiment que tout le travail consiste à venir au cabinet,

     puis se contentent de déléguer le "reste" au thérapeute.

    Or, il ne peut y avoir de changement intérieur que si nous nous prenons réellement en charge.

    L'audace consiste à prendre notre place dans le cabinet, qui devient "notre" espace thérapeutique.

    Cela exige de rester vigilants quant au transfert mis en place :

    le psy n'est ni notre parent ni notre maître,

    mais simplement un être humain qui nous offre son appui pour progresser.

    Etes-vous prêt à ne pas vous laisser faire ?

     

     ---------------

     

    CERNER LES LIMITES DU TRAVAIL ET/OU DU PSY

      

    Vivre "sa thérapie", c'est aussi oser être attentif aux limites de son psy,

     sentir quand sa posture ne nous paraît pas juste ou quand le travail nous semble stagner

    et, surtout, oser le lui dire.

    Le cabinet est un lieu d'apprentissage symbolique :

    trouver cette liberté et cette autonomie dans le cadre thérapeutique

    aidera à développer ces deux qualités dans l'espace réel, avec ses parents, son patron, son conjoint...

    La liberté finale étant celle qui permet de sentir que c'est fini et de le dire à son psy...

    et de mettre un terme à une relation parfois riche d'affects et d'histoire.

    Etes-vous prêt à devenir autonome ?

     

    ---------------

     

     CHANGER DE VOIE

     

     

    Parfois, cette liberté trouvée incitera plutôt à vouloir changer de psy ou de méthode ;

    passer d'une psychanalyse à une thérapie psychocorporelle

    ou à des stages de développement personnel est aussi une façon de sortir de ses zones de confort.

    Mais attention, il ne s'agit pas de tomber dans le zapping thérapeutique !

    Ces choix doivent être faits en conscience et avec un engagement.

    Car, finalement, l'audace consiste moins à s'aventurer sur la voie du changement

    qu'à creuser son sillon, au-delà des périodes de vacillement.

     

     Etes-vous prêt à tenir sur la durée sans chercher à (vous) fuir ?

     

     

     

     

    Par Anne Laure Gannac, avec Alain Héril psychanalyste 

    Source : Psychologies magazine

    Octobre 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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