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    Techniques d'écriture thérapeutique

     

     

    Pour commencer cette thérapie par l'écriture,

    le plus important est de laisser libre cours à votre imagination

    et de suivre ces quelques conseils :

     

    . Ecrivez durant 20 minutes par jour durant quatre jours

     

    . Ecrivez de façon automatique sans vous préoccuper du sens de vos phrases, de l'orthographe.

     

    . Vous pouvez écrire à propos des problèmes qui vous préoccupent le plus

    ou sur des aspects de votre vie qui semblent être les plus importants à vos yeux.

     

    . Partagez ce que vous avez écrit avec les autres ou gardez le pour vous, cela n'a pas d'importance ;

    mais n'arrêtez pas d'écrire.

     

    . S'il y a une personne avec qui vous devez régler un problème, écrivez lui une lettre,

    même si vous ne lui envoyez pas, même si cette personne ne la lit pas.

     

    Source : Nos pensées.net

     

     

     

     

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    On ne répète pas ce que l'on a compris...

    Des années plus tard, faisons le bilan...

    Ont-elles vécu avec leur fille ce qu'elles avaient connu avec leur mère ?

    Sans doute n'ont-elles pas été des mères parfaites et heureusement.

    Mais elles ont été, dans l'ensemble, des mères suffisamment bonnes"

    car elles se sont battues pour éviter à leur fille ce dont elles avaient souffert le plus.

     

     

    Les relations mères filles à travers les générations...

     

     

    De génération en génération, il nous semble que les mères progressent.

    Au cours de cette enquête, il est apparu que les difficultés mère-fille sont datées.

     

    Les mères des femmes qui ont près de 70 ans aujourd'hui

    se permettaient de détester leur fille ouvertement.

    La doyenne de nos Interviewées, Mathilde, soixante sept ans, était la dernière fille

    d'une marmaille dont la mère voyait enfler le nombre avec horreur.

    Son mariage avait été plus ou moins arrangé.

    Ni amour, ni tendresse dans le couple, juste une association.

    Chaque grossesse était une tuile.

    La naissance de Mathilde, la onzième enfant, a mis un terme à la vie sexuelle de ses parents.

    Personne ne songeait à juger sa mère indigne.

    A l'époque, l'enfant n'était pas encore une personne.

    Il était surtout une bouche à nourrir...

    Certains enfants étaient aimés, d'autres pas.

    C'était un peu comme une loterie et comme partout :

    Il y avait des riches et des pauvres,

    des malades et des bien-portants.

    C'était comme ça !

     

     

    Certaine mères des femmes qui ont cinquante ans aujourd'hui

    ne sont pas plus aimantes, mais elles s'en défendent

    (aucune ne dira jamais qu'elle n'aimait pas sa fille).

    Parfois elles ont fait payer à leur fille toute une vie de frustrations,

    mais en s'efforçant la plupart du temps d'être des mères comme il faut.

    Lourd était le poids du qu'en-dira-t-on.

    Les mères épiaient leur fille parce qu'elles vivaient sous surveillance

    et qu'être fille mère était une infamie.

     

     

    Les mères difficiles des femmes de trente ans

    le sont pour des raisons bien différentes.

    Ce sont parfois des mères astrales qui ont découvert la liberté d'aimer, comme toute leur génération.

    Comme pour rattraper le temps perdu par leur mère, leur grand-mère,

    elles s'enivrent de plaisir. Séduire est leur priorité...

    Mais leur fille se vit comme la pâle doublure d'une déesse mère.

    Elles n'en veulent plus à leur fille d'être belle.

    Elles l'aident et aiment qu'elle soit une femme.

     

     

    Et aujourd'hui, de quelles mères se plaignent les jeunes filles de dix-huit, vingt ans ?

    Les statistiques font état de mères "géniales" à 90 %.

    Pas de conflits, pas de crises. Du dialogue, de la tendresse, de l'amour.

    D'ailleurs, elles adorent leur mère.

    Mais... Elles ont du mal à s'en séparer.

    Autrement dit, le risque actuellement est moins de ne pas aimer que de "sur-donner".

    D'en faire trop pour compenser l'amour que nous n'avons pas reçu.

     

    Les relations mères filles à travers les générations...

    De mère en fille, nous n'avons cessé de progresser dans nos compétences maternelles.

    Nos filles sont des personnes.

    Nous ne voulons plus les dresser, mais créer les conditions de leur bonheur.

    Leur féminité ? Nous l'acceptons. Nous l'encourageons.

    Il suffit de voir nos ravissantes jeunes filles déambuler dans la rue,

    fières de leurs seins, bien dans leur corps...

    Notre faute ? Les aimer trop.

     

     

    Freud avait-il raison quand il disait aux parents :

    "Quoi que vous fassiez, vous ferez mal" ?

    Les femmes d'aujourd'hui ont découvert le bonheur de la relation mère-fille.

    Elles ont compris que l'éducation était un échange.

    Et elles en sont émerveillées, intéressées, enrichies.

     

    Quand on observe les progrès de la relation mère-fille sur trois générations , on en reste soufflé.

     

    Comment aimer avoir des pisseuses ?

     Leur naissance décevait tout le monde.

    Et notamment le père qui ne pouvait leur transmettre son nom, son commerce, ses valeurs... dominantes.

     

    La force des mères qui ont été des filles douloureuses

    est de savoir qu'elles peuvent quelque chose au bonheur de leur fille.

    Elles se sentent responsables de son équilibre et de son bien-être.

    Elles savent qu'une mère peut faire souffrir.

    En avoir conscience les rend souvent plus attentives et délicates.

    De plus, doutant d'elles mêmes, elles sont souvent plus aptes à se remettre en cause.

    Le doute qui invite à mieux regarder son enfant pour le connaître, le comprendre,

    l'écouter en se disant  que les cris, les rouspétances, les gros chagrins doivent avoir un sens...

    Ce genre de doute est un bienfait qui donne à nos filles le sentiment d'être regardées et,

    la plupart du temps, comprises.

     

    Elles savent qu'une mère est bien vécue

    lorsqu'elle se situe entre l'autorité qui écrase et la démission qui abandonne.

     

     

    Extrait de "Etre la fille de sa mère et ne plus en souffrir"

    Patricia Delahaie.

     

     

     

     

     

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    "Pour moi, écrire c'est vivre, se découvrir, être l'archéologue de son moi intérieur.

    Fouillez et vous trouverez en chacun de vous

    le criminel et le sain, le héros et le lâche."

     

     

     

    José Luis Sampedro.

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    Qu'est ce que l'abréaction ?

     

    * L'absence de réaction liée à un traumatisme

    * Une expression émotionnelle en réaction à un événement traumatique

    * L'étude des réactions du psychanalyste

     

     

     

    Réponse

     

    Une expression émotionnelle en réaction à un événement traumatique

     

    Explication

    Ce phénomène se produit particulièrement dans les cures psychanalytiques au moment où,

    dans le cadre du transfert analytique,

    sont levées les résistances contre des affects qui n'ont pas été ressentis

    comme ils auraient dû l'être dans le passé.

     

    L'abréaction est le processus de décharges émotionnelles qui,

    en libérant l'affect lié aux souvenirs d'un traumatisme jusqu'alors refoulé,

    en annule les effets pathogènes.

     

     

    Ah ça aussi j'ai bien connu - Faustine

     

     

     

     

     

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    Un pervers narcissique,

     

    c'est quelqu'un qui emploie massivement des mécanismes pervers narcissiques,

    c'est quelqu'un qui est malade, proche de la schizophrénie.

    Pour ne pas décompenser en schizophrénie, il va créer une relation bizarre avec quelqu'un appelé la victime.

     

     

    Ce qui lui fait peur, c'est de se couper en deux,

    comme le docteur Jekyll et M.Hyde qui en fait est une seule personne.

    Il va créer une relation fusionnelle avec quelqu'un et dans la relation,

    il va dire "je suis le docteur Jekyll et tu es Mister Hyde".

    Il rentre dans un processus très particulier avec des mécanismes très précis.

    On retrouve toujours les mêmes mécanismes d'isolement de la victime,

    de collage à la victime, de critiques incessantes qui a commencé par de la séduction.

    Il va tenter de faire porter à l'autre sa propre pathologie.

    En clair, il va rendre l'autre fou à sa place.

     

    Le Pervers Narcissique peut être le conjoint, le parent, l'employeur.

    Souvent les victimes de Pervers Narcissiques restent

    parce qu'elles ont le sentiment qu'elles vont réussir à soigner l'autre, à le changer.

    Mais c'est un fantasme, et dans ce fantasme, on trouve un désir de toute puissance

    "ah si j'étais capable de soigner l'autre".

    Ce sont souvent des personnes qui ont un grand cœur et qui font des choses pour aider sincèrement l'autre.

    Mais une fois qu'on a compris comment le PN fonctionne, on a tout intérêt à partir,

    à mettre un maximum de distance même si c'est difficile.

     

     

    Comment retrouver l'estime de soi après avoir été victime ?

     

    En se regardant dans la glace !

    Nos pères nous le crient depuis 2 000 ans : "Connais toi toi-même !".

    C'est en se rencontrant soi-même que l'on n'est plus victime,

    parce qu'un PN nous reproche d'être nul, qu'on ne vaut rien...

    Il faut réussir à ne pas être blessé par les critiques malveillantes des autres.

    Un PN ne blesse que si on lui attribue la force et la capacité de dire ce que nous sommes.

    Nous serons des victimes potentielles tant que nous aurons besoin de l'autre pour certifier notre image.

     

    JEAN CHARLES BOUCHOUX.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Consulter un psy est entré dans les mœurs.

    Bien sûr, les préjugés sur les thérapeutes et leurs patients, (tous fous)

    demeurent comme les résistances à se confronter à soi même et à demander de l'aide.

    Mais on éprouve moins de gêne qu'autrefois à confier que l'on "voit quelqu'un".

      

    Consulter un psy.... 

     

    Bien que la démarche soit dédramatisée, entamer une psychothérapie est rarement une promenade de santé.

    On le fait en général en désespoir de cause, quand on a tout essayé

    et que l'on ne voit plus d'autre issue pour surmonter une douleur psychique,

    rarement pour être en meilleure forme ou pour se connaître mieux.

    Entamer une thérapie, c'est partir à la rencontre de soi-même

    et c'est souvent une découverte passionnante, surprenante, de choses que nous nous étions cachées,

    de faits que l'on avait oubliés et qui, pourtant, nous ont conduits dans la vie.

    Les blessures psychologiques ne se traitent pas comme les angines ou les entorses,

    avec des prescriptions valables pour tous.

    Il y a aussi le feeling, la confiance que nous inspire le praticien :

    un regard qui nous porte, un mot qui fait mouche, la sensation réconfortante d'être enfin compris...

     

    SOURCE : PSYCHOLOGIE MAGAZINE

     

     

     

     

     

     

     

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    "La crainte de l'effondrement et autres situations cliniques"

    D.W.WINNICOTT

     

    Connaissance de l'Inconscient

     

    Ce recueil d'une quarantaine de textes inédits ou dispersés dans des revues

    montre un Winnicott explorateur et conteur passionné.

     

    Nombreux sont en effet les inédits

    qui sont le résultat d'intuitions et de perceptions déroutantes pour l'auteur lui-même,

    qui a ainsi éprouvé le besoin de les saisir par l'écrit, en quelques pages vives et ouvertes.

    Certaines de ces pages sont des notes préparatoires pour un enseignement ou une conférence,

    et sont enjouées, prêtes à être partagées.

     

    Après les notes sur la pratique et la théorie,

    viennent quatre "constations thérapeutiques", pour ainsi dire quatre nouvelles brèves,

    quatre enquêtes racontées en temps réel où, véritablement, le lecteur -psychanalyste ou profane-

    retient son souffle.

     

    Suivent des textes plus classiques,

    qui sont les compléments de la théorie winnicottienne de la "relation mère-enfant".

     

    Le livre se termine par un ensemble de critiques,

    sévères sans être malveillantes, de l'œuvre de Mélanie Klein, à partir de son concept d' "envie".

     

    C'est donc le parcours d'une vie de recherche qui est présenté (travaux de 1939 - 1970)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Les erreurs sont toujours pardonnables

    seulement si celui qui les a commises

    a le courage de les admettre"

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    "Ma souffrance permet d'évaluer le crime du tortionnaire.

    Si par malheur je redeviens heureux comme si de rien n'était,

    si j'oublie, si je m'en sors,

    je donne à la torture la signification d'une simple bousculade qui disculpe l'agresseur.

    Pas question !

     

    La juste réflexion....

     

     

    Je dois souffrir et exposer ma souffrance,

    j'ai besoin d'être mal pour accuser l'agresseur...

    L'intensité de ma souffrance devient le barème de son crime".

     

    Boris Cyrulnik

    "Mourir de dire - La Honte".

     

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    Quelles sont les véritables conséquences d'une éducation toxique

    sur l'enfant et le futur adulte concerné ?

     

    "L'enfance est l'étape de la vie durant laquelle nous commençons à découvrir le monde,

    à nous développer et à nous habituer à vivre avec les autres.

    D'un autre côté, c'est une période où nous sommes particulièrement vulnérables et dépendants.

    Ce qui se passe pendant cette phase de notre existence

    a de grandes chances de s'ancrer dans notre esprit durablement.

     

    Cette réflexion vaut autant pour une enfance positive que pour une enfance négative,

    même si ces deux expériences ont des conséquences totalement différentes sur l'être humain.

     

    Cinq conséquences d'une éducation toxique...

     

    Un avantage ou un handicap nous est attribué durant notre enfance,

    et nous n'avons que peu de moyens de lutter contre cela.

     

    1) Ne pas avoir profité de son enfance

    Cette période ne reviendra pas une fois que nous l'aurons vécue,

    comme toutes celles qui composent notre histoire vitale.

    Une enfance toxique se traduit par une période triste, malheureuse ou compliquée.

    Le fait de ne pas avoir vécu cette étape de notre existence comme nous l'aurions souhaité,

    nous remplit bien souvent de rancœur envers les personnes pour qui nous avons des sentiments profonds.

    Les liens émotionnels de notre enfance survivent dans un entre-deux entre l'amour et la rancœur.

    Les sentiments dont nous parlons ne sont pas les fruits du hasard,

    mais de la valorisation postérieure des injustices, de la méfiance, des peurs, de l'abandon

    et de l'humiliation que nous avons pu subir durant cette période.

     

    2) Ne pas avoir appris à entretenir des relations saines avec les autres.

     

    La manière dont nous nous lions avec les autres se développe dès les premières années de notre vie.

    Nous apprenons à nous exprimer ou à rester silencieux, en fonction des situations,

    pour parvenir à établir une communication efficace.

     

    Cependant, les patrons erronés, comme la violence et la coaction sont très faciles à apprendre et à reproduire.

    Ils deviennent très difficiles à modifier une fois que nous les avons appris,

    surtout lorsque nous les voyons comme le seul moyen pour obtenir ce dont nous avons besoin.

    Même s'il est toujours possible de changer et d'acquérir les comportements sociaux qu'il nous manque,

    une éducation toxique freine le développement de notre potentiel émotionnel et communicationnel.

    Il est fort probable qu'à un moment donné de notre existence,

    nous soyons obligés de payer au prix fort les travers d'une éducation toxique.

     

    3) Ne pas savoir gérer son égo

    Une éducation toxique ne fait pas seulement référence à un manque de tendresse,

    ou au fait de subir continuellement le châtiment injustifié de l'indifférence.

    C'est également le fait d'être élevé par des personnes qui ne reconnaissent jamais leurs erreurs

    et qui surprotègent les enfants, en évitant à tout prix qu'ils soient confrontés aux erreurs qu'ils commettent

    et en projetant sur eux une image d'invulnérabilité, qu'ils ne retrouveront jamais dans le monde des adultes.

     

    L'enfant grandit alors avec une mauvaise image de lui-même, qui ne correspond pas à la réalité.

    Cette méconnaissance de lui-même lui sera très préjudiciable tout au long de sa vie.

     

    4) Manquer d'intelligence émotionnelle

    L'apprentissage de la gestion de nos émotions, ne fait partie d'aucune formation.

    Ce n'est pas enseigné de manière systématique aux enfants.

    Le fait que personne ne nous ait jamais appris à gérer nos émotions

    ne veut pas dire que nous ne pouvons pas l'apprendre par nous-mêmes.

    Cependant, nous devons faire des efforts supplémentaires, en observant les autres

    pour acquérir ce qui devrait être enseigné aux enfants dès leur plus jeune âge.

    Une enfance toxique est souvent le fruit de parents, de personnes référentes et de proches

    qui ont une intelligence émotionnelle peu développée.

    Cela peut être très dangereux pour les enfants,

    car ils deviennent vulnérables sur un point fondamental de leur existence future.

     

    5) Ne pas avoir de repères éducatifs.

    Le style d'éducation que nous avons eu

    va déterminer les références sur lesquelles nous allons nous baser

    pour éduquer les enfants qui se trouvent dans notre entourage. 

    S'il est vrai que nous avons souvent tendance à répéter les patrons

    et les comportements que nous avons connus de manière inconsciente,

    il n'est pas impossible de rediriger notre vie au prix d'efforts de compréhension et de connaissance de soi.

     

    Même si les personnes qui ont vécu une enfance difficile ont plus de mal à se développer sereinement,

    elles peuvent dépasser leurs limites et réorienter complètement leur existence.

    De cette manière, elles seront fières d'avoir pu se développer malgré un départ compliqué dans la vie,

    et cette victoire aura plus d'importance que tous les traumatismes qu'elle auront pu avoir durant leur enfance".

     

     

    SOURCE : "Nos pensées".

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Les Benzodiazépines qui ont vu le jour il y a une quarantaine d'années,

     

    sont les psychotropes les plus prescrits,

    en raison de leurs effets tranquillisants (anxiolytiques) et hypnotiques (somnifères).

     

     

     

    La France bat le record du monde de consommation de BZD.

    Une des raisons de leur vaste succès est probablement le flou entourant leurs indications thérapeutiques,

    l'anxiété et l'angoisse étant des concepts particulièrement extensibles.

    Il faut souligner que, lorsqu'il sont administrés à long terme,

    les études ne relèvent dans les troubles anxieux aucune preuve décisive de leur efficacité.

    Pour les troubles du sommeil,

    on mentionne l'épuisement de l'effet objectif de ces produits en quelques semaines.

    La dépendance se manifeste par l'impossibilité d'arrêter le traitement,

    par la tendance à augmenter les posologies (la tolérance) et par un comportement d'automédication.

    Ce risque a conduit à recommander aux médecins de limiter la durée des traitements.

     

    Cette dépendance peut aussi bien être psychique que physique.

    L'intensité varie d'un sujet à l'autre,

    allant de signes peu marqués à des crises convulsives ou à un syndrome confusionnel

    lors d'usages massifs durant des années.

    Le sevrage médicalisé se fait par réduction progressive des doses".

     

    SOURCE : Le Petit Larousse de la Psychologie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    "Le trauma n'est pas toujours flagrant.

    Le plus souvent il est insidieux et la honte acquise au cours du développement

    imprègne dans la mémoire de l'enfant un abcès diffus, une déchirure invisible.

     

    Distance affective...

      

     

    A l'occasion des interactions quotidiennes,

    il arrive qu'un parent, sans s'en rendre compte,

    manifeste des gestes et des mimiques de rejet ou de mépris.

    Quelques moulinettes verbales comme "encore toi ! Aahrr ! Ca ne m'étonne pas de toi !",

    quelques expressions faciales involontaires, comme une bouche pincée, un froncement de sourcil,

    une raideur du corps qui s'éloigne quand l'enfant veut s'y blottir,

    expriment un désir de distance affective.

    Quand ces gestes signifiants, vitaux pour un enfant, se répètent chaque jour à la moindre interaction,

    pendant des années, ils finissent par inscrire dans la mémoire du petit une sensibilité malheureuse,

    une vulnérabilité acquise, qui se manifestent par des comportements d'humilité excessive.

    L'enfant s'efface, se tait, baisse les yeux et évite tout affrontement verbal.

    Son élan affectif vers un parent rejetant lui a fait acquérir la sensation que toute affection est inaccessible.

    Il devient anormalement sage, abattu, silencieux, à l'écart.

    Les minuscules déchirures quotidiennes ont construit dans son âme

    une représentation de soi qui pourrait se dire ainsi :

    "je vois bien que je te déçois... Je ne suis pas à la hauteur de tes rêves... C'est normal que tu me méprises".

    L'enfant se mire dans le regard de sa figure d'attachement qui lui renvoie une image de dédain.

    La fratrie, les copains d'école, les enseignants, toute figure signifiante pour lui,

    possèdent le pouvoir de lui faire internaliser une image dévalorisée de lui-même.

    Etre rejeté ou méprisé par quelqu'un dont on espérait l'affection est une déchirure traumatique.

    Cette agression moins flagrante qu'un viol ou qu'une scène d'horreur est d'autant plus traumatisante que,

    mal consciente, elle est mal mentalisable et l'on s'en protège moins".

     

    BORIS CYRULNIK

    MOURIR DE DIRE - LA HONTE.

     

     

     

     

     

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